Test NioH PS4 : un Japon médiéval exigeant, mais passionnant !

Test NioH PS4 : un Japon médiéval exigeant, mais passionnant !

Après bien des péripéties, NioH arrive enfin sur PS4, et proposer une aventure très DarkSoulienne, en plein coeur du Japon médiéval. Notre test complet.

Publié le 24 février 2017 - 11:02 par Stéphane Ficca

NioH, bien plus qu’un clone de Dark Souls

Disponible depuis quelques jours maintenant, et exclusivement sur PS4, NioH est un véritable rescapé du jeu vidéo, à l’instar d’un The Last Guardian ou même d’un Final Fantasy XV. Développé initialement sur PS3, le jeu devait prendre la forme d’un RPG, puis a été remodelé en un jeu d’action, avant d’être finalement muté en un « Dark Souls like », en conservant évidemment le Japon médiéval comme toile de fond. Dans NioH, on incarne ainsi un certain William Adams, qui va devoir faire face à une horde de samouraïs remontés à bloc, sans compter évidemment les fameux Yokai, les démons maison.

Nioh PS4

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Très largement inspiré de Dark Souls, NioH s’adresse donc essentiellement à tous ceux qui n’ont pas peur d’affronter un gameplay particulièrement exigeant, dans lequel chaque combat, même le plus insignifiant, peut aboutir sur un game over aussi inattendu que rageant. Particulièrement corsé (sans doute davantage que Dark Souls 3), NioH va donc imposer au joueur d’avancer prudemment, histoire de ne pas alerter plus d’un ennemi à la fois, mais également de mémoriser les chemins à emprunter pour se faciliter (un peu) la tâche. Evidemment, chaque game over implique de recommencer le niveau depuis le dernier point de sauvegarde, et a pour effet de faire réapparaître tous les ennemis précédemment occis, en plus de vider votre jauge d’XP. Classique.

Côté gameplay, NioH emprunte donc très largement les bases mises en place par From Software, avec des combats qui sont davantage basés sur l’observation que le bourrinage pur et dur. De ce fait, il faudra apprendre à être patient avant de déclencher son attaque, pour tenter au passage de vider la jauge de Ki (endurance) de son ennemi, visible à l’écran, histoire de lui asséner un coup fatal aussi dévastateur que stylé. Il faudra aussi maîtriser l’art de la parade, l’esquive, mais aussi les combos offensifs, tout en prenant garde de ne pas se retrouver en rade de Ki évidemment…

Bien sûr, histoire de complexifier un peu le tout, les développeurs ont non seulement inclus de très nombreuses armes, chacune dotée de caractéristiques propres en plus de proposer divers bonus/malus, mais ils ont également intégré un système basé sur trois positions de combat : haute, moyenne et basse. Chacune permet de profiter de coups spécifiques, avec des attaques plus puissantes (haute), plus rapides (basse), ou assez neutres (moyenne), le but ultime étant de changer à la volée de style pour enchaîner les combos. Pas de panique toutefois, il est tout à fait possible de faire l’essentiel du jeu, en restant en posture moyenne, soit la plus équilibrée des trois.

Nioh_SS_03

Côté combats, ces derniers sont relativement nerveux, tout en conservant l’exigence propre à Dark Souls. En grimpant en niveaux, on déverrouillera de nouvelles compétences et on pourra surtout choisir d’affiner les qualités de son combattant, en lui octroyant des bonus de force, de vie, d’endurance, de magie… selon sa manière de jouer bien sûr. NioH, à l’image d’un jeu old school, est découpé en différents niveaux à choisir depuis une map. On pourra ainsi refaire une mission déjà terminée, opter pour l’une des nombreuses missions secondaires, ou faire progresser l’intrigue en choisissant la mission principale. A ce sujet, il est possible de faire appel à un autre guerrier, histoire de se faciliter (un peu) la tâche dans les moments les plus critiques. Via le sanctuaire, on peut aussi proposer son aide à qui la demande, histoire de faire une bonne action d’une part, et d’accumuler un peu d’XP au passage, ce qui ne sera jamais de trop ici.

Graphiquement, on aurait pu craindre le pire avec ce NioH au développement compliqué, mais le jeu s’en sort finalement très honorablement, avec en prime un affichage 60 fps particulièrement agréable sur PS4 Pro. Certes, l’ensemble n’est pas aussi riche visuellement que d’autres productions, les effets spéciaux ne sont pas à tomber à la renverse, et la majorité des décors restent plutôt sombres, mais cette ambiance Japon médiéval est particulièrement bien rendue, bien aidée qui plus est par des animations de toute beauté, et des Yokai au look très inspiré. On regrettera simplement une interface en temps réel pas très pratique et un peu brouillonne, sans compter une tonne de raccourcis et autres objets à récupérer in-game qui peuvent faire perdre un peu le nord, mais rien de bien grave en soi.

Au-delà de son côté retors (même si on parlera globalement plus d’exigence que de difficulté ici), NioH propose une excellente durée de vie, avec entre 20 et 30 heures pour boucler la quête principale, à condition bien sûr de ne pas trop bloquer sur les différents boss, certains étant quasiment imbattables lors de la première rencontre. Heureusement, de nombreuses missions secondaires, plutôt intéressantes d’ailleurs, permettent de gonfler la durée de vie d’une part, mais surtout d’engranger XP et items pour booster les capacités de ce pauvre William, et revenir plus fort que jamais pour exterminer ce boss qui paraissait juste intouchable il y a quelques heures (jours…).

Notre Verdict

Malgré son inspiration Dark Souls, NioH parvient à offrir une expérience vraiment atypique, grâce à un système de combat nerveux et diablement exigeant, mais aussi à une trame plutôt bien ficelée et toujours aussi passionnante pour qui apprécie évidemment cette époque de l’Histoire japonaise. Très agréable à l’oeil grâce à son mode 60 fps, malgré quelques décors un peu vides, le jeu offre de réels moments de fierté lorsqu’on l’on parvient enfin à faire tomber ce boss qui nous a exterminé plus de 40 fois en amont (véridique). Certes, tout n’est pas parfait, et on pestera quand même face à une interface lourdingue, du loot à foison et quelques morts vraiment sadiques, mais l’ensemble reste très agréable. A réserver toutefois à tous ceux qui sont parvenus à dompter un minimum Bloodborne, Dark Souls et consort, puisque ce sont les seuls qui n’abandonneront pas l’aventure dès la première mission.


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