Test Prey PS4, quand Dishonored rencontre Alien

Test Prey PS4, quand Dishonored rencontre Alien

Après Dishonored, Arkane Studios nous propose Prey, qui place le joueur en 2032, dans la station Talos 1, en proie à une invasion extra-terrestre. Notre test complet est à retrouver dès maintenant !

Publié le 9 mai 2017 - 9:03 par Stéphane Ficca

Prey se relance, dix ans plus tard

Après l’excellentissime Dishonored 2 en fin d’année dernière, les équipes d’Arkane Studios nous proposent enfin de retrouver Prey, un projet de longue date, passé entre les mains de diverses équipes de développement. Rappelons qu’il s’agit ici d’un reboot du jeu sorti en 2006… en ayant toutefois de commun avec ce dernier seulement le nom. En effet, si le Prey de 2006 nous plaçait dans la peau d’un mécanicien cherokee en proie à une attaque extra-terrestre, ce Prey 2017 nous envoie dans les étoiles, dans la peau de monsieur, ou mademoiselle, Morgan Yu.

Test Prey PS4

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Il s’agit ici d’incarner un/une scientifique qui va devoir redécouvrir son passé suite à une expérience ayant plutôt mal tourné. Une réalité alternative (ou uchronie) dans laquelle l’assassinat de JFK n’a jamais eu lieu, l’occasion pour l’humanité de développer considérablement la conquête spatiale, si bien que l’on se retrouve coincé en 2032 sur Talos 1, une station orbitale, visiblement peuplée par quelques humains (vivants et morts), mais aussi (et surtout) des entités aliens.

A l’instar d’un Dishonored, malgré son côté FPS, ce Prey est un jeu qui nécessite toute la concentration du joueur, et surtout un environnement de jeu « sain », sans le moindre élément de déconcentration. On ne saurait que trop vous conseiller de jouer dans une pièce relativement sombre, et avec une installation (et un volume) sonore digne de ce nom. Le scénario est très travaillé, et le jeu offre de nombreux éléments à lire, à écouter et à regarder pour tout comprendre de la situation, et s’imprégner de cette ambiance si particulière. La narration est toujours aussi soignée du côté de chez Arkane Studios, tout comme le level-design, avec la possibilité ici d’évoluer de diverses manières.

Prey

Libre au joueur donc de privilégier la force, avec la possibilité d’user de différentes armes, de les améliorer, mais aussi de faire évoluer les capacités de Morgan. Un arbre de compétences plutôt limité au départ, mais qui s’étoffera de manière considérable au fil de l’aventure, avec évidemment son lot de pouvoirs cosmiques phénoménaux et autres aptitudes de force, de piratages et autres pouvoirs mystiques, histoire de forcer ce PC crypté, cette porte protégé par un code secret ou encore prendre une toute autre apparence.

Dès les premières secondes, ce Prey place le joueur dans une ambiance assez phénoménale, avec une mise en scène impeccable, et un twist initial assez inattendu et magistralement mené. Côté gameplay, ce Prey reprend de nombreux éléments de Dishonored, mais certains y retrouveront également un petit feeling très Bioshock, soit deux jeux de référence pour de nombreux joueurs. A cela s’ajoute une ambiance très Alien, avec une trame principale évidemment, mais aussi une quantité assez incroyable de quêtes secondaires.

Prey 2

Côté bestiaire, outre des ennemis à dimension humaine, Prey joue également avec les Mimic, ces petits ennemis qui ont la capacité de se transformer en à peu près tout et n’importe quoi. Ainsi, dans Prey, le danger est susceptible de provenir de n’importe quel élément, de ce tabouret renversé à ce gobelet en plastique, en passant par ce rouleau de papier WC ou cette plante verte décorative. De quoi ajouter un vrai sentiment de stress à chaque nouvelle salle découverte, stress auquel s’ajoute une section audio parfaitement travaillée, prête à faire sursauter le joueur à de nombreuses occasions. Le jeu joue aussi copieusement avec les « miroirs », soit de quoi faire sursauter le joueur à de nombreuses reprises.

A l’instar d’un Dishonored, il est possible de parvenir au bout d’une énigme, d’un ennemi ou d’un niveau entier de nombreuses manière, et seuls les plus observateurs parviendront à découvrir cette trappe secrète ou encore à activer un bouton à distance pourtant inaccessible à première vue, donnant accès à de précieux bonus. Côté progression, le jeu distille assez habilement armes et medikits, de sorte à ne jamais encourager totalement l’approche dite « bourrine ». A cela s’ajoute une difficulté somme toute assez relevée, et on comprend rapidement qu’il faudra davantage jouer avec son intelligence plutôt que ses armes à feu pour venir à bout des ennemis. Le jeu permet également de retrouver des Recycleurs et des Fabricateurs dans différentes salles, qui vont permettre de recycler les matériaux récupérés en chemin, pour en faire des éléments organiques, qui serviront à construire de nouveaux éléments (munitions, médikits…), à condition bien sûr d’avoir mis la main sur le plan de fabrication en amont.

Globalement, l’expérience est ultra-prenante, même s’il faudra se faire à une technique pas toujours très flatteuse pour la rétine. En effet, si la direction artistique est impeccable, la technique laisse parfois à désirer, avec des environnements qui manquent un peu de détails, sans compter quelques petits loupés en terme de précision, ou une phase de piratage pas très inspirée. Pas de quoi altérer l’expérience de jeu, qui reste très immersive, mais il ne faut pas s’attendre à une quelconque claque visuelle ici. Néanmoins, on reste souvent pantois face à certaines situations de jeu, certaines quêtes secondaires magistrales, mais surtout cette oppression quasi-permanente et ce gameplay d’une richesse assez folle (malgré une évidente rigidité). Les situations sont archi-nombreuses, et nous avons bien sûr volontairement décidé de ne pas vous les dévoiler ici, tant la découverte par soi-même de ces dernières offre son lot de sensations (souvent fortes).

Notre Verdict

Pas forcément folichon d’un strict point de vue technique (avec en prime des chargements assez longuets), Prey parvient rapidement à happer le joueur de par son ambiance, sa direction artistique, son sound design et la richesse de son gameplay, qui offre un éventail de possibilité juste hallucinants. Un même niveau, un même ennemi, une même situation peut ainsi être appréhendé de manière totalement différente en fonction du style de chacun. Le côté survie est lui aussi parfaitement rendu, sans oublier de nombreuses quêtes secondaires et la possibilité pour le joueur de façonner son personnage à sa guise. Bref, on regrettera simplement un aspect un peu vieillot par moments, mais ceux qui prendront le temps de se plonger et de s’impliquer dans ce Prey vivront une expérience assez intense, avec comme toujours chez Arkane, un potentiel de rejouabilité assez énorme.



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