Test du Sony Alpha A350

Test du Sony Alpha A350

Sony a crée la surprise lors de la PMA 2008 en annonçant deux nouveaux reflex numériques venant s’intercaler entre le modèle débutant A200 qui remplace l’A100 et l’A700, le modèle très expert de la marque. Deux boîtiers identiques au capteur près viennent donc combler ce trou. Il s’agit du A300 équipé du capteur 10 méga pixels Sony bien connu et du A350, doté d’un capteur nouvelle génération 14 méga pixels. Malgré sa plus forte résolution, on peut espérer que ce capteur, grâce à sa conception récente, permette des performances de haut niveau tant sur le plan de la plage dynamique que sur le plan de la sensibilité.

Publié le 18 février 2008 - 0:00 par La rédaction

Positionné mi-amateur mi-expert, l’A350 que nous avons pris en main à la PMA est un boîtier assez léger et d’un encombrement moyen. La prise en main est bonne et la qualité de construction, assez plastique, reste respectable.

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Sony a pensé à articuler l’écran du A350 ce qui est une bonne chose pour les cadrages acrobatiques ou pour des macros ras du sol. Cadrer par-dessus la foule sera aussi bien plus aisé avec l’écran déplié. Hélas, l’écran n’est articulé que sur l’axe vertical et on ne peut pas complètement le retourner. Cette limitation est un peu dommage mais ne boudons pas notre plaisir de trouver un écran orientable sur ce reflex. Ce sera d’autant plus important que, comme on le verra, l’A350, comme l’A300, est fait pour être utilisé avec l’écran. L’A350 stocke ses photos sur carte Compact Flash. Nous aurions pu penser trouver un port SD/SDHC à la place pour un gain de compacité mais manifestement, Sony reste sur la CF, ce qui nous va aussi très bien !
 

L’ergonomie de l’Alpha 350 nous a bien plus. On trouve une touche de raccourci pour régler la sensibilité. Ce type de bouton est un  » must have  » selon nous sur un reflex numérique tant on est désormais enclin à changer la sensibilité presque à chaque photo. C’est une nouvelle possibilité offerte par le numérique. D’ailleurs Pentax en a fait un mode  » Priorité ISO  » sur le K20D, preuve que la sensibilité est devenue un critère aussi important que l’ouverture ou la vitesse d’obturation. L’Alpha 350 passe de la visée reflex via le viseur à la visée Live View via un taquet que l’on doit positionner sur l’un ou l’autre. Nous aurions bien vu un capteur vers l’oeilleton qui aurait pu faire basculer l’affichage et ce, d’autant plus que ce type de technologie était très bien maîtrisé par Minolta, créateur de la gamme reflex Sony actuelle.

Sony annonce fièrement que l’autofocus du mode Live View est extrêmement rapide. Et bien, la réussite est totale. En plus, son utilisation est aisée. Bien souvent, il faut déclencher pour que le reflex fasse la mise au point en mode visée directe, puis l’écran s’obscurcit deux trois secondes et revint avec la MAP faite. Pas très pratique tout ça. Sur l’A300 et l’A350, rien de tout cela : la MAP se fait comme sur un compact : on appuie à mi-course et le focus se fait un un clin d’oeil. Concluant ! Selon nous, c’est le premier reflex numérique sur lequel l’usage de la visée directe est vraiment réaliste et répond à nos attentes.

La qualité d’image de l’Alpha 350 testé à la PMA nous a également très agréablement surpris. Si nous passerons assez vite sur sa résolution de plus de 14 méga pixels qui nous laisse de glace, nous pouvons nous attarder un peu plus sur la propreté des photos prises à 1600 et même à 3200 ISO. Sony a fait un boulot extraordinaire sur le capteur en amont mais aussi sur le traitement de l’image avec le processeur Bionz. Bravo. Sony est arrivé au niveau du maître du genre : Canon, et oserions nous écrire qu’un Sony A350 est encore plus propre en haute sensibilité qu’un EOS 450D ?!  Attention, nous n’avons pas testé l’A300 photographiquement. Son capteur plus ancien risque de ne pas être au niveau du nouveau 14 méga pixels.
 

La mesure de l’exposition et la justesse avec laquelle la scène est restituée par l’Alpha 350 est aussi une bonne surprise. L’exposition au flash est quasiment parfaite, même sur un sujet très proche. Là aussi, Sony bénéficie de l’expertise de Minolta en la matière : les flash ADI étaient parmi les premiers à prendre en compte la distance de MAP communiquée par l’objectif pour adapter la puissance de l’éclair.
 

Sony est un des promoteurs du stabilisateur d’image depuis de longues années en vidéo et est arrivé en photo avec sa technologie  » Super Steady Shot « . Pour sa gamme de reflex Alpha, Sony reprenant le travail effectué par Konica Minolta. C’est un stabilisateur mécanique par translation du capteur que l’on retrouve sur l’A350. C’est donc le boîtier qui est stabilisé et on en bénéficie avec n’importe quel objectif. Sony a retravaillé le système avec sa propre expertise et annonce un gain en efficacité de +0,5 EV, pas mal. Nous avons pu vérifier cela : à 70mm (soit 105mm équivalent argentique), à 1/15s, les photos sont nettes.
 

Ce reflex surprise Sony est justement une très bonne surprise : nous tenons là un hit pour 2008 ! Très bonne ergonomie, visée Live View avec AF extrêmement pratique et performant, stabilisation intégrée très efficace, qualité d’image de très haut vol avec des photos propres aux hautes sensibilités et une gestion de l’exposition digne des plus grands noms feront de A350 un appareil qui offre des performances excellentes pour un tarif vraiment intéressant. Le Sony Alpha 350 va vite trouver sa place sur notre podium Zone Numérique.


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