Le concept du compact à capteur de reflex et objectifs interchangeables est né dans les esprits des sphères marketing chez Panasonic et Olympus. Le constat est simple : sur 100 appareils numériques vendus, seuls 10 sont des reflex. De nombreux utilisateurs de compacts sont déçus par la qualité d’image, mais ne font pas le grand saut dans l’univers des reflex à cause de freins plus ou moins vrais qui sont plus souvent des idées reçues sur les reflex. Ces motifs sont :
–    C’est trop encombrant
–    C’est trop lourd
–    C’est compliqué à utiliser
–    Il y a trop de fonctions
–    C’est exagéré, pompeux

Pour convaincre cet énorme marché des potentiels acquéreurs de reflex qui sont dans l’attente pour toutes ces raisons, Panasonic a mis au point le G1. Pari gagné ? Nous le verrons dans la suite.

Compacité : le gain se fait sur les optiques avant tout
La conception même de la nouvelle monture « micro 4:3 », dérivée de la monture 4:3 classique, permet un gain de place en réduisant le tirage optique. Ainsi, non seulement le boîtier peut-être bien plus fin, mais les objectifs peuvent être réduits en taille, et ce, de manière très importante. Alors, véritablement compact ce G1 ? Et bien, son volume est exactement de 565 cc quand celui du reflex 4:3 Lumix L1 est de 950cc. Donc, oui, en comparaison avec un reflex vieux de 2 ou 3 ans, le G1 l’est, compact. Mais, disons le, nous nous attendions à un appareil encore plus petit. Une seconde génération d’appareils micro 4:3 se profile à l’horizon avec un design bien plus fin que ce premier jet.

Par contre, comme on le voit sur les illustrations, les objectifs Lumix micro 4:3 sont vraiment compacts. Cela leur donne un côté gadget sympathique. En tout cas, votre fourre-tout de voyage appréciera les objectifs G.

Un design réussi
Le design est très réussi. Nous avons été séduits par son revêtement coloré satiné très agréable au toucher qui assure, avec un côté un peu « caoutchouté » un excellent grip. D’ailleurs, côté grip, le G1 assure une bonne prise en main. Il n’est pas certain que s’il avait été plus compact il eût été aussi agréable à utiliser. La poignée côté droit et le repose pouce ne sont pas étrangrs à cette bonne ergonomie. Globalement, entre ses coloris très agréables et pas si flashy que cela (noir, rouge foncé, bleu pétrole), de très bon goût, son look et ses parties noires, le G1 est un appareil très attachant et qui attire la sympathie. Le design contribue à dédramatiser le côté monstre de technologie d’un reflex. Le Lumix G1 est tout sauf pompeux.

LiveView et viseur électronique WYSIWYG
Naturellement, on trouve la visée via le capteur Live MOS. D’ailleurs, l’écran est articulé, et ça, c’est une excellente nouvelle, car cela se faisait de plus en plus rare malgré le fait que c’est diablement pratique (autoportraits à deux, cadrage au raz du sol, par-dessus la foule : les applications sont nombreuses). Cet écran articulé est un immense point positif en la faveur du G1. C’est un bel écran de 3″ pour 460 000 pixels de technologie TFT LCD polycristallin. Malgré une résolution en retrait par rapport aux standards actuels sur ces dimensions là sur des segments d’appareils évolués, nous avons trouvé l’écran fort agréable à utiliser. Si bien que l’on aura peut-être finalement peu recours à la seconde forme de visée? par viseur électronique. En effet, le concept de la monture micro 4:3 fait sauter le miroir de la chambre reflex et le compromis à faire sur le confort de la visée du fait de la compacité est l’absence de véritable visée TTL de type reflex. Ici, nous devons nous satisfaire d’un viseur électronique. Certes, Panasonic l’a gonflé en résolution (1,44 mégapixel !) et certes, il est le meilleur des viseurs électroniques du marché, mais voilà, une véritable visée reflex, incomparable, risque de manquer à certains. (À moins de ne pas connaître). Par contre, le viseur affiche le résultat de l’image telle qu’elle sera selon vos réglages, pas mal ! C’est du WYSIWYG et ce sera pratique pour des débutants. (What You See Is What You Get). Le taux de rafraîchissement de la visée LiveView est de 60 i/s ce qui est très fluide et on perçoit assez peu le léger décalage classique avec ce type de visée entre la réalité et ce que l’on voit dans le viseur.

SWF intégré et stabilisation sur objectifs
Qui dit objectif interchangeable dit changement d’objectif. Cela signifie que durant ces opérations, de petites poussières, attirées par l’électricité statique du capteur, vont venir se lover dans un recoin de la surface sensible?. Il en résulte de vilaines tâches sur les photos de plus en plus visibles en fonction que l’on diaphragme. Olympus a sorti, il y a quelques années, le premier système de nettoyage du capteur du marché, le SWF pour Super Wave Filter. Aujourd’hui, l’ébrouement du capteur par ces ondes supersoniques est encore le système le plus efficace du marché et c’est le système retenu par Panasonic pour protéger le G1. Par contre, le G1 n’est pas stabilisé en interne comme on pouvait s’y attendre. Il faudra donc utiliser des objectifs stabilisés avec le système Mega O.I.S..

Les objectifs Lumix G
La couverture de focales assurée par le double kit, pour un encombrement très réduit, est de 28-400mm et stabilisé SVP ! Voilà qui est intéressant. Panasonic a compris que grand angle, téléobjectif puissant et amplitude de focale immense étaient les 3 clés de la réussite sur notre marché (cf succès du TZ5 avec son 28-280mm ou du FZ28).  Mais côté optiques, le meilleur est à venir avec la sortie attendue pour 2009 de 3 belles pièces :
–    l’objectif appelé « HD » de 14-140mm F4-5,6 Mega O.I.S. qui donnera un 28-280mm stabilisé (tiens, comme le TZ5 !).
–    le super grand angulaire 7-14mm F4 sera donc un équivalent 14-28mm à ouverture constante.
–    L’objectif de type Wafle, ultra mince, focale fixe de 20mm soit 40mm et assez lumineux avec son ouverture de F1,7.

Comme on le voit, c’est sur la stabilisation des optiques qu’il faut compter puisque le G1 n’est pas stabilisé en son boîtier.
Objectifs G1 : le meilleur est à venir

Venons-en justement à parler du parc optique de cette monture micro 4:3. Rappelons que le coefficient d’allongement de focale est de 2x pour retrouver son équivalence argentique. A l’heure actuelle, le G1 est disponible en double kit avec les objectifs suivants.
–    14-45mm F4-5,6 ASPH Mega O.IS. : objectif équivalent 28-90mm stabilisé
–    45-200mm Mega O.IS. : équivalent 90-400mm.

Si l’utilisation des objectifs existants pour la monture 4:3 habituelle est peu pratique : adaptateur nécessaire, perte de certaines fonctions, en plus, on perd l’énorme atout de la compacité des objectifs Lumix G et le parc optique qui se dessine à l’horizon est assez attirant : imaginez un G seconde génération, plus compact, avec la focale fixe 20mm Pancake montée dessus !

Fonctions photo : un compact ultra complet
Côté fonctions photo, on retrouve toute l’offre technologique au goût du jour chez Panasonic avec détection des visages, détection automatique des modes scène, Intelligent ISO qui détecte les mouvements du sujet et augme la sensibilité tout seul pour mieux figer le mouvement du sujet, ou encore l’illumination des zones sombres à la façon d’un D-Lighting initié par Nikon. Ces automatismes sont désormais très mûrs et on peut compter dessus : ils sont une véritable aide efficace plus que des arguments marketing depuis cette année. On regrettera par contre, compact oblige, un autofocus par détection de contraste, que nous avons trouvé naturellement plus lent qu’un AF de reflex classique. Si la mise au point ne traine pas en comparaison de certains compacts, il n’y a rien à faire, c’est plus lent qu’un reflex et le suivi du sujet est assez peu probant. D’ailleurs, pour en bénéficier, il faut veiller à  choisir le bon mode?. Mais ne disions-nous pas justement que le G1 devait être extrêmement facile d’utilisation.

Vraiment plus facile à utiliser qu’un reflex ?
Et c’est là que les utilisateurs du G1 pourront être un peu désorientés : le G1 n’est pas bien plus facile à utiliser qu’un reflex. Les réglages possibles sont nombreux (ne nous plaignons pas) et les menus pourront effrayer le néophyte. Le G1 serait plus abordable à utiliser qu’un reflex pour un débutant ? Grâce à ses modes automatiques ? Mais un reflex numérique, à 450 euros ou 7500 euros possède lui aussi un mode automatique tout aussi performant.

Le G1 est servi par une bonne ergonomie. Ce repose-pouce est extrêmement confortable et stabilise l’ensemble. La petite taille de l’appareil est un faible inconvénient pour son ergonomie.

On ne pourra guère critiquer l’ergonomie générale du Lumix G1 que pour cette molette cliquable bêtement logée là où vous mettez votre majeur. Du coup, vous appuyez dessus sans arrêt par inadvertance et déréglez l’exposition… C’est le stéréotype du petit détail qui qui agace.

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