Test du Panasonic Lumix TZ10

Test du Panasonic Lumix TZ10

Le Panasonic Lumix DMC-TZ10 est le successeur de toute une lignée de best-sellers qui ont permis à la marque Lumix d’atteindre la première place des ventes sur le segment des compacts. Avec son objectif 25-300mm, son capteur GPS ou sa vidéo HD, le TZ10 est bourré de technologies. Mais fait-il un grand pas en avant par rapport à la génération précédente de TZ ? Voici le test du TZ10.

Le Panasonic TZ10 en bref
– 12 mégapixels
– Zoom optique 12x équivalent 25-300mm
– Vidéo 720p AVCHD Lite
– Intelligent Auto
– Venus Engine HD II
– Intelligent Resolution Technology

– Ecran 3″ pour 460 000 pixels
– Compatible avec les cartes SDXC
– Sortie : fin mars 2010
– Coloris : noir / chocolat / rouge
– Prix : 399 euros TTC

Publié le 2 avril 2010 - 0:00 par La rédaction

Ergonomie,
visualisation et modes PSAM

On retrouve
l’ergonomie habituelle des Lumix sur le dos de l’appareil. Le Q Menu est
là pour appeler les réglages les plus fréquents (une sorte de menu
contextuel). Le
bouton rouge lance l’enregistrement vidéo à la volée, depuis
n’importe quel mode de prise de vue photo. Pas besoin de passer en mode
vidéo. Mais, à notre grande déception, le satané taquet par lequel on
doit passer pour naviguer
du mode prise de vue vers le mode visualisation est toujours là !…
Quand vous visualisez
vos photos, appuyer sur le déclencheur pour prendre une photo sur le
vif ne sert à rien : il faut d’abord passer par le taquet, le remettre
en position prise de vue et enfin, prendre sa photo. Ce fonctionnement
est obsolète : une touche de visualisation eût été préférable pour
pouvoir quitter le mode de visualisation dès que l’on enfonce le
déclencheur à mi-course. Ça sent le recyclage. Le TZ10 est clairement
une évolution du TZ7 et on aurait aimé plus de nouveautés. Par contre,
Panasonic a fait l’effort de quelques sérigraphies de plus sur la bague
du mode du TZ10 qui accueille enfin les modes PSAM. Les intéressés apprécieront.

On note avec plaisir que Panasonic a revu le fonctionnement de sa
molette de sélection de mode qui était vraiment trop lâche sur le TZ6/TZ7,
ce qui avait pour effet de changer le mode de l’appareil sans arrêt.
C’est réglé sur le TZ10.

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L’écran 3″/460 000 pixels est désormais dépassé par les afficheurs 921 000 pixels que l’on trouve sur ce segment. Du coup, l’écran du TZ10 paraît un peu grossier. Les menus de l’appareil manquent d’esthétique. Il faut apprendre à jouer du « Q. Menu », qui a son bouton d’accès direct, pour tirer le meilleur du TZ10.

Compact

Le format du T10 est toujours à peu près équivalent à ses
prédécesseurs : ce n’est pas un ultracompact, mais il est environ deux
fois plus compact et léger qu’un Canon G11 par exemple. Offrant un objectif 12x équivalent 25-300mm stabilisé, le TZ10 reste assez peu encombrant. Mais si les concurrents ont fait des progrès et aujourd’hui avec des APN dotés de zooms 10x comme le Nikon Coolpix S8000 ou le Sony HX5, ils sont un peu plus fins que le TZ10, qui semble rester sur le châssis de ses prédécesseurs. On aurait aimé un léger gain de ce côté là.


Sur le haut du TZ10, on note l’antenne GPS, le micro stéréo pour les vidéos HD. Le TZ10 est enfin doté des modes PSAM qui faisaient défaut à ses prédécesseurs.

Gabegie de modes scène
Riche en
modes
scènes, le TZ10 en offre pas moins de 29 ! . Le mode
« grain de peu », vous donne bonne mine en portrait. Devant
l’énorme choix de modes scènes, l’utilisateur peut parfois être
désemparé. Heureusement, et c’est bien vu, la molette de
détermination
du mode possède deux emplacements : MS1 et MS2. Vous pouvez
enregistrer
vos deux modes scènes les plus fréquemment utilisés sur ces deux
positions pour les retrouver facilement. Ces raccourcis sont
appréciables.

Objectif
12x stabilisé

Avec son objectif 25-300mm, qui
ne démérite pas, le TZ10 est parfait pour de la photo de paysage comme
pour des portraits. A 300mm, il faudra veiller à conserver une vitesse
d’obturation relativement élevée, mais le public auquel il est destiné pourrait bien abuser des longues focales en intérieurs, sans jamais comprendre pourquoi le flash n’illumine pas la scène cadrée…  heureusement, la stabilisation Power O.I.S. est là. Il s’agit de la nouvelle génération de stabilisation optique Panasonic. Pour peu que l’on soit bien stable sur ses appuis, on pourra descendre au 1/15, voire 1/10s en grand angle.

Le Lumix TZ10 à 25mm.... peut faire le grand écart. Cliquez sur la photo pour télécharger le fichier pleine résolution 12 mégapixels.

La même photo à 300mm. L’objectif 12x du TZ10 lui confère un côté « couteau-suisse » dont on n’a de cesse d’abuser. On apprécie également de pouvoir utiliser le zoom optique en vidéo HD.


Vélocité et mode scène rafale rapide
Si le TZ10 est un compact et que, par nature, il n’est pas 100% compatible avec la photo d’action, lors de notre test, nous avons apprécié sa réactivité générale qui est excellente et plus particulièrement son mode scène photo en rafale rapide qui abaisse la résolution de 12 à 3 mégapixels, mais permet d’atteindre la cadence de prise de vue de 9 i/s, une cadence très élevée permettant de décomposer un mouvement et d’être certain de ne jamais rater le moment décisif.

Le mode scène « rafale haute vitesse » est très convaincant. Il abaisse la résolution des photos à 3 mégapixels pour atteindre la cadence de 9 i/s Voici les 9 vues que nous avons réalisées dans la même seconde avec ce mode.

Autre atout de ce mode haute vitesse : on choisit la priorité à la qualité d’image (AF) ou à la vitesse. Avec la résolution réduite, on arrive difficilement à bout du buffer et on n’est pas limité par le nombre de photos consécutives que l’appareil peut prendre. C’est plus le travail de tri à suivre qui vous freinera !

Autonomie
La batterie du TZ10
ne nous a pas impressionnés par son autonomie ni par sa précision comme cela avait été le cas sur le TZ7, son prédécesseur. Ici, en plus, le capteur GPS ne participe pas à l’autonomie même si on peut l’éteindre, mais ce n’est pas le but. Pas question de partir en
vacances en laissant le chargeur à la maison, et même pour un week-end,
en filmant un peu, GPS activé et en exploitant le zoom, on a vite fait de griller
ses cartouches. Nous aurions apprécié que Panasonic pense également à doter le TZ10 du rechargement par le port USB.

GPS : vive la géolocalisation
La géolocalisation devient un nouveau mode de classement des photos
(cf Aperture 3 et « Lieux ») et de partage (Google Panoramio). Depuis ce
printemps, on voit apparaître une génération d’appareils hauts de gamme
équipés de capteur GPS et le TZ10 en fait partie. Il « géotague » donc vos
photos automatiquement pour peu qu’il capte un signal GPS et cela peut
prendre un peu de temps. Mais une fois le signal accroché, le TZ10
insère les données géographiques dans les meta données de la photo. Il
retrouve même dans sa basse de données, tout seul, le nom de l’endroit
où vous vous trouvez. Utilisé avec Aperture 3, c’est transparent :
l’importation des photos géotaguées par le TZ10 a pour effet de
directement les insérer dans « Lieux » et vous pouvez naviguer parmi vos
photos en fonction du pays, de l’état, de la région, de la ville…. ou
via la carte. L’équipement GPS de l’appareil est performant car notre exemplaire de test a même réussi à capter le signal GPS depuis l’intérieur d’une voiture en étant positionné dans l’habitacle et non derrière le parebrise.


Quel bonheur de voir les photos du TZ10 se localiser dans « Lieux » (Aperture 3) sans rien à voir à faire du tout. Le TZ10, le géotagging pour les feignants…

Vidéo 720p
Le
Panasonic TZ10 offre un mode vidéo haute définition qui bénéficie également des fonctions iA
d’automatismes intelligents et d’amélioration de l’image. D’une
résolution de 1280 x 720 pixels (soit qualité HD 720p), les vidéos du
TZ10 sont au format AVCHD Lite, format offrant un bon rapport
qualité-encombrement. Le TZ10 peut extraire des photos
1920 x 1080 pixels des vidéos 720p. On peut désormais faire quelques
opérations basiques d’édition des séquences filmées directement sur le
TZ10. Le son stéréo est remastérisé par le système Dolby Digital Creator. D’un point de vue ergonomique, nous avons apprécié de pouvoir lancer l’enregistrement vidéo en étant en train de photographier d’une simple pression sur le bouton rouge dédié. De même, le zoom optique 12x, principal attrait du TZ10, reste actif en vidéo ce qui n’est pas toujours le cas sur les compacts. le TZ10 s’enrichit d’une sortie HDMI qui facilitera le partage des vidéos pour les visionner sur une télévision HD.

Voici quelques vidéos brutes issues du Lumix TZ10 en 720p :

Qualité d’image
Le Lumix TZ10 produit globalement de bonnes photos. Il les réussit le plus souvent et c’est ce que ses utilisateurs lui demanderont. Son objectif, malgré son amplitude extrême, reste respectable. Il est juste un peu mou en téléobjectif. Les couleurs sont vives sans pour autant trahir la réalité et l’amateur auquel est destiné le TZ10 appréciera de pouvoir tirer les JPEG du TZ10 directement. Même si ce n’est pas encore la panacée, nous avons noté de bons progrès sur deux gros talons d’Achille des précédents TZ : la sensibilité et la dynamique.

La dynamique du TZ10 est en progrès par rapport à la précédente génération et c’est heureux. Cliquez sur la photo pour télécharger le fichier pleine résolution 12
mégapixels.

APN grand public, le TZ10, en mode paysage, retranscrit les couleurs de façon intense sans pour autant trahir la réalité. L’assurance d’avoir des photos prêtes à tirer.
A 300mm, on note à l’oeil nu une bonne distorsion en coussinet sur l’horizon de l’Océan, finalement peu gênante dans la pratique. En jouant du bouton « Display », on peut afficher une grille à l’écran pour conserver la ligne d’horizon à l’horizontale ou pour composer son image en respectant la règle des tiers.
Voici un excellent exemple de l’utilité du zoom 12x sur le TZ10 ! Pas envie de s’approcher de ce gros lézard ?…. cap sur la focale maximale. Le processeur a judicieusement accentué la netteté qui donne un aspect « croustillant » à cette image bien qu’elle fut prise au téléobjectif.

Le TZ10 n’est pas avare de couleurs. Cliquez sur la photo pour télécharger le fichier pleine résolution 12
mégapixels.


Sensibilité

Panasonic a introduit un nouvel algorithme de traitement de l’image avec cette nouvelle génération de compacts annoncés en ce début d’année : l’Intelligent Resolution Technology. Chez Panasonic, le mot « intelligent » est largement repris au compte du marketing depuis longtemps avec l’intelligent ISO (automatisme qui détecte les mouvements du sujet et augmente alors la sensibilité afin de figer son mouvement) ou l’intelligent Auto, cet ensemble d’automatismes, mais… intelligents… La « résolution intelligente » façon Panasonic est simple : lisser les endroits sans détails pour éliminer le bruit et rehausser au contraire les zones où les détails doivent subsister. Difficile à dire si le système fonctionne vraiment, mais sur ces vues de détails à 100% (et rappelons à nouveau qu’une photo ne se regarde pas à 100%), on mesure un certain progrès réalisé par Panasonic en matière de sensibilité et de gestion du bruit. Ce n’est pas parfait, mais durant notre test, en mode iA (soit le mode automatique), nous n’avons pas eu à nous plaindre de photos trop bruitées du fait d’un recours trop systématique aux hautes sensibilités et c’est bien là l’essentiel. Le mode sensibilité automatique reste très prudent et ne monte que très rarement au-dessus de 200 ISO en extérieur et 500 ISO en intérieur.


Sensibilité : on s’améliore chez Panasonic, mais c’est encore loin d’être la panacée. Heureusement, le brume censée vaporiser les grains du bruit sera elle aussi diluée dans les 12 mégapixels lors d’un tirage A4.

Voici un détail à 100% de cette photo prise à 100ISO ouverture F/5,5 et vitesse de 1/500s en mode auto à 44mm de focale.

Exposition
Cette fois-ci, les hautes lumières sont un peu mieux protégées que sur les anciens TZ. Les ombres sont souvent ré-illuminées par le traitement du processeur Venus Engine HD II ce qui équilibre la photo, mais les images issues du TZ10 restent très contrastées. Il reste les photos prises au flash et à distance moyenne à rapprocher et là, on retrouve le manque de finesse des TZ qui brûle votre sujet presque immanquablement. Dommage. Il faut donc rapidement maîtriser le raccourci pour désactiver le flash.

Sur cette photo contrastée, le TZ10 a bien géré l’exposition. Par contre, comme son prédécesseur, le TZ10 n’est pas le champion de la dynamique même si l’amélioration est tangible. Les ciels/nuages restent trop sont souvent brulés, de même que les sujets trop proches du flash sont souvent délavés. On aurait aimé que Panasonic soigne un peu plus le dosage du flash sur cette génération…

CONCLUSION

En résumé de ce test, le Panasonic DMC-TZ10 est un excellent compagnon de route : compact, doté d’un objectif qui allie très grand-angle et téléobjectif puissant, capable d’enregistrer des vidéos 720p, réactif, il offre en plus le confort d’un capteur GPS gage de géolocalisation facile des photos. Cet appareil sans soucis réussit la majeure partie de ses photos et offre un rendu flatteur des couleurs, des photos prêtes à imprimer. Si quelques progrès ont été réalisés sur la dynamique et la sensibilité, on aurait aimé que Panasonic fournisse un effort plus important en la matière, comme sur certains autres aspects ou détails ergonomiques. Le format, l’écran, l’esthétique des menus ou la longévité de la batterie n’ont pas évolué depuis la dernière génération. Dommage. Et ce, d’autant plus que sur le créneau du compact à zoom de très forte amplitude et au package technologique dense, le TZ10 n’est plus le seul sur ce segment comme le TZ5 ou le TZ7 pouvaient jouer sur du billard.

Aujourd’hui, vendu 399 euros, le TZ10 devra affronter d’autres appareils non moins méritants :
– le Sony HX5 avec son zoom 25-250mm, son capteur Exmore qui autorise la capture vidéo 1080p et de panorama par balayage, lui aussi équipé d’un capteur GPS. (349 euros)
– le Samsung WB650, un compact aussi à mégazoom qui démarre même plus court en focale avec un 24mm, un écran AMOLED superbe, et lui aussi un GPS. (329 euros)
– moins complets (zoom 10x 30-300mm et pas de GPS) mais moins cher, à 279 euros, on trouve le Nikon Coolpix S8000 testé ici, qui est plus plat ou l’Olympus Mju 9010 ou encore le Canon
Powershot SX210IS
, à 329 euros, mais qui
bénéficie d’une démarrant au 28mm

Vendu 399 euros TTC, le Panasonic TZ10 est le plus cher et on se demande quel argument peut justifier ce surcoût par rapport au Sony HX5 (+50 euros) ou au Samsung WB650 (+70 euros)… On aurait aimé que cette nouvelle génération de TZ aille plus loin, soit plus compacte et améliore un peu plus la qualité d’image….

Pourquoi
nous avons aimé le Panasonic TZ10
:

– Objectif 12x 25-300mm
– Stabilisation optique

– Vidéo 720p, de qualité et fluide avec zoom optique actif et son stéréo
– Gestion du bruit et de la dynamique en progrès
– Vélocité
– Modes PSAM
– Compatible avec les nouvelles cartes SDXC
– Sortie HDMI

Nos quelques regrets à propos du TZ10 :
– Exposition au flash très perfectible
– Taquet de passage du mode photo au mode visualisation
– Autonomie trop modeste, surtout avec le GPS
– Son prix par rapport à ses concurrents


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