Test du Google Nexus One

Test du Google Nexus One

A quelques jours maintenant de la sortie officielle du Google Nexus One en France, découvrons en détails ce que le Google Phone tant attendu a à nous offrir. Véritable iPhone killer ou désillusion mobile ? Réponse.

Publié le 10 mai 2010 - 0:00 par La rédaction

Surmédiatisé avant même la confirmation de son existence par
Google, le Nexus One constitue le premier téléphone de la firme, issu
d’une collaboration avec HTC, auteurs de l’excellent HD2 notamment. Côté
système d’exploitation, on retrouve bien évidemment l’OS élaboré en
interne, Android, dans sa version 2.1, quelque peu remaniée pour
l’occasion par Google pour arborer encore plus fièrement les couleurs et
logos de la firme. Les caractéristiques du Nexus One sont on ne peut
plus flatteuses, puisqu’en plus de retrouver la dernière version de l’OS
Android, la bête embarque un processeur Qualcomm cadencé à 1 Ghz et se
pare d’un écran AMOLED de type capacitif de 3,7″. De quoi alimenter les
rumeurs les plus folles, et offrir au Google Phone une pub web massive
en fin d’année dernière. Une fois en mains, le Nexus One se révèle-t-il à
la hauteur du battage médiatique dont il a fait l’objet et des
ambitions affichées par Google ? Eléments de réponse.
 
 
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Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit retour sur les
caractéristiques essentielles du Nexus One s’impose.
– Ecran AMOLED capacitif 3,7″
– Résolution : 800 x 480
– Temps de réponse : 1 ms
– Processeur : Qualcomm SnapDragon 1 Ghz
– Mémoire intégrée : 512 Mo + carte mémoire SD 4 Go
– OS : Android 2.1
– Capteur photo 5 Mpixels, Flash LED, capture vidéo (720×480 à 20
fps)
– Connectivité : Wi-Fi, Bluetooth, MicroUSB
– Puce GPS, accéléromètre, détecteur de proximité et de luminosité
– Compatibilité JPEG, GIF, PNG, H.263, MPEG-4, H.264 AVC, AAC, MP3,
MIDI, WAVE
– Dimensions : 119 x 598 x 115 mm
– Poids : 130g (batterie incluse)
 
Premiers contacts pré-allumage
Le Nexus One dispose d’un packaging blanc relativement sobre avec
comme seules et uniques inscriptions le nom du téléphone, et un petit
logo Google. Une fois sorti de son étui, le terminal est à l’image de la
boite, à savoir sobre, simple et sans fioritures. On retrouve un bouton
d’allumage sur le haut du téléphone (côté gauche, contrairement à
l’iPhone), deux touches volume sur le côté gauche, quatre touches
tactiles au bas de l’écran et une boule de navigation cliquable au bas
de l’appareil, dénommée Trackball (comme sur le HTC Hero ou Blackberry
8900). Cette dernière permet de naviguer dans les menus du téléphone,
sans appuyer sur l’écran tactile, mais elle peut également notifier
l’utilisateur de certaines indications (comme un mail reçu, un message
ou une notification Facebook par exemple) via une indication lumineuse.
Intrigante de prime abord, cette Trackball va malheureusement se révéler
plus qu’obsolète, puisque son utilisation s’avère bien fastidieuse, la
faute à une imprécision palpable et une finition plus que discutable
(celle de notre modèle ne répondant pas toujours lorsque l’on tente un
défilement vers le bas par exemple).
 
 
 
Point de vue esthétique, le Nexus One est relativement fin, et sa
prise en main est absolument impeccable, même si le bouton
d’allumage/déverrouillage placé à gauche peut quelque peu dérouter au
départ. Globalement, avant même de l’avoir allumé, le Nexus One inspire
confiance, le toucher est agréable avec une matière adhérente qui réduit
le risque de chute involontaire et la large dalle AMOLED semble presque
impatiente de nous en mettre plein la vue.
 
 
 
Mise en route
L’allumage du Nexus One est plutôt rapide et les
premiers instants sont l’occasion d’admirer un éclairage impeccable et
le logo animé permet d’apprécier la vivacité des couleurs. Le déverrouillage de l’écran s’effectue par un glissement
de doigts comme sur iphone, mais il est possible d’accéder à un système de
déverrouillage sécurisé, en créant par exemple son propre schéma pour
tenir éloignés les amis un peu trop curieux par exemple. Une fois le
mobile en marche, on découvre donc l’interface Android 2.1, avec son
système de widgets que l’on peut accrocher et déplacer sur l’écran avec
une facilité déconcertante. Le bureau principal se divise en cinq pages
que l’on prendra le soin de personnaliser à sa guise, avec non seulement
des widgets/applications, mais aussi des fonds d’écran distincts
(animés ou non). Chacun prendra plaisir (et surtout pas mal de temps) à
personnaliser son téléphone, sans compter qu’il faudra également songer à
paramétrer son compte Gmail pour récupérer ses mails ou encore activer
son compte Facebook via une application dédiée.
 
 
 
 
 
Un petit tour dans les paramètres du téléphone permettra également
d’activer ou désactiver certaines fonctionnalités, de manière à ne pas
trop tirer sur la batterie. A ce titre, outre le fait de pouvoir apposer
directement sur l’un des menus du téléphone un widget permettant
d’activer ou désactiver à la volée les paramètres Wi-Fi, Bluetooth et
GPS, un menu permet de visualiser très précisément le niveau de sa
batterie, mais également les applications en cours de fonctionnement,
avec un graphique évaluant la consommation des différentes
fonctionnalités activées. Sympa.
 
Certaines applications, comme ce eBuddy, permettent de rester connecté à ses réseaux sociaux favoris, et ce, gratuitement
 
 
 
La navigation sur l’écran tactile est impeccable, mais si l’on
décèle parfois une infime imprécision, notamment si l’on compare à
l’iPhone, véritable maître en la matière. En revanche, l’utilisation des
4 touches tactiles en bas de l’écran nécessite un léger temps
d’adaptation, celles-ci requérant en effet une certaine précision et une pression importante pour fonctionner. A l’usage, l’ensemble devient
toutefois rapidement intuitif, et la navigation dans les menus se fait
avec aisance, fortement soutenue par le processeur Qualcomm et sa
fréquence de 1 Ghz. Originale et attirante de prime abord, la trackball
se révèle toutefois particulièrement exécrable à l’usage, avec un manque
de précision couplé à une impression de fragilité étonnante… On
appréciera éventuellement son témoin lumineux qui indique de diverses
notifications, et encore… Le Nexus One est préconfiguré avec de
nombreuses applications telles qu’une application Météo, un flux
d’informations, Facebook, Youtube, Maps…
 
 
 
L’application Galerie permet de synchroniser un compte
Picasa et de retrouver directement ses photos. L’affichage des images
est particulièrement soigné (avec un petit effet 3D sur les dossiers),
et l’on retrouve en un clin d’oeil les clichés désirés, sans oublier des
effets de transition travaillés qui sont toujours agréables à voir. Un
navigateur web est également de la fête, et surfer sur le net via le
Nexus One s’effectue avec une efficacité et une vitesse juste
redoutables (en mode portrait comme en mode paysage), sans compter sur
la lisibilité impeccable via l’écran AMOLED, et le multitouch efficace,
qui permet de zoomer et dézoomer en un pincement de doigts. Un excellent
point. Bien sûr, si Apple a son AppStore, Android a son Android Market
sur lequel il sera possible de récupérer diverses applications gratuites
ou payantes (et plus ou moins utiles) pour optimiser l’efficacité de
son mobile fraîchement acquis. Petite précision toutefois concernant le
mode paysage : le Nexus One bascule l’image uniquement lorsqu’il est
incliné vers la gauche, et non vers la droite…étrange…
 
 
Le navigateur web du Nexus One est un exemple de vélocité
 
L’Android Market dispose désormais de nombreuses applications (gratuites et payantes) pour tirer profit de son terminal Android
 
 
 Google Map est évidemment de la fête, et se révèle particulièrement agréable à utiliser ici
 
 
Maps est directement intégré au téléphone, et peut également faire office de fond d’écran animé, pour suivre constamment sa position GPS ou l’info trafic. Sympa.
Téléphone et multimédia
Une fois son Nexus One personnalisé, il est temps de reporter
ses contacts dans la mémoire de l’appareil, et là encore, on apprécie
la précision et la taille de l’écran tactile qui permettent de
bénéficier d’un pavé numérique d’une taille plus que correcte, et qui
répond au doigt et à l’oeil. La gestion des contacts est relativement
classique, et le menu de notifications s’obtient en effectuant un
glissement vers le bas à partir du haut de l’écran. Le Nexus One dispose
d’un second micro pour la réduction des bruits ambiants, ce qui permet
une conversation claire et aisée avec son interlocuteur. De son côté, le
haut-parleur est lui aussi d’excellente facture, et le volume assez
puissant pour pouvoir passer un appel de n’importe où (ou presque). Le
clavier virtuel est de son côté très similaire à celui de l’iPhone, et
ce, sur tous les points. Bref, il ne faut pas perdre de vue que le Nexus
One est avant toute chose un téléphone, et sur ce point, même si
d’autres mobiles offrent des possibilités plus étendues (notamment dans
la gestion des contacts), le mobile de Google a tout bon et s’avère
aussi pratique qu’efficace à utiliser.
 
 
 
 
 
 
 Le lecteur musical du Nexus One est simple et efficace
 
En véritable smartphone qu’il est, le Nexus One dispose également
d’un appareil photo 5 Mpixels, agrémenté d’un Flash LED plutôt efficace.
L’application photo se lance avec vélocité, mais l’appareil est
est malheureusement assez lent, et met trop longtemps avant de se
déclencher. Ce retard au déclenchement est horripilant à l’usage. Les clichés sont relativement corrects dans l’ensemble, même
si les photos prises dans des conditions lumineuses délicates font
immédiatement ressurgir les défauts de l’appareil (couleurs faussées, 
image sombre, grain prononcé…). Côté vidéo, le constat est là aussi assez mitigé, avec
une résolution certes très décente, mais qui s’obtient au détriment de la
fluidité, pas vraiment au rendez-vous. Côté musique, le lecteur MP3 du
Nexus One assure l’essentiel et le son (via la prise 3,5 mm) est
impeccable. L’interface est relativement proche de celle d’un iPod, avec
la possibilité de classer ses contenus par artistes/albums, visualiser
les pochettes… La lecture vidéo est pour sa part excellente (sur
Youtube, comme pour les fichiers MP4) et c’est encore l’écran AMOLED qui
fait des merveilles, indéniablement l’un des points forts de ce Nexus
One, avec des couleurs vraiment magnifiques.
 

Les points forts :
+ Ecran AMOLED 3,7″ de 800×480 pixels absolument impeccable
+ Navigation fluide grâce au processeur 1Ghz
+ Possibilités de personnalisation étendues
+ Simple d’utilisation
+ Excellente prise en mains
+ Fonction de réduction du bruit ambiant efficace
+ L’Android Market, riche en applications (Google Earth, Goggles…)
+ Multitouch
Les points faibles :
– Trackball imprécise, fragile et totalement dispensable
– Touches tactiles parfois imprécises
– Appareil photo moyen, avec un (trop) large retard au déclenchement, vidéo saccadée
– Synchronisation Outlook précaire
– Accéléromètre actif que du côté gauche (!)
 
Verdict
La pression est forte sur les épaules de Google, car le Nexus One
se doit de constituer un smartphone de qualité, d’une part à cause de
l’impressionnante tornade médiatique qu’il a engendrée, mais aussi, car
il doit se positionner comme ambassadeur du système Android. Au final,
même s’il pourra déplaire à certains de par quelques défauts notables
(trackball insupportable, touches tactiles pas toujours réactives,
synchronisation Outlook précaire…), le Nexus One est un très bon
smartphone, incontestablement l’un des meilleurs Android à ce jour, avec
une personnalisation très poussée, une interface tactile intuitive et
un très bon confort d’utilisation. A essayer donc, ne serait-ce que pour
découvrir Android dans des conditions d’utilisation optimales. Reste à
savoir maintenant ce qu’il en sera de l’iPhone HD, qui pourrait bien
rapidement éclipser ce Nexus One…


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