Test du Sony HX5 : la bombe technologique sur le terrain

Test du Sony HX5 : la bombe technologique sur le terrain

Clairement, Sony a créé le Cyber-Shot DSC-HX5 dans l’esprit d’une vitrine technologique. Equipé de nombreuses technologies de pointe, le HX5 bénéficie d’un objectif série G de qualité, équivalent 25-250mm stabilisé, d’un capteur rétroéclairé de type Exmor, de la capture rapide, d’un traceur GPS intégré ou encore l’enregistrement vidéo Full HD et le mode panorama par balayage. Alors, que vaut ce monstre de technologie et de miniaturisation sur le terrain ?

Publié le 28 juin 2010 - 0:00 par La rédaction

GPS
Certains les considèrent comme un gadget, mais pour nous, un GPS sur un appareil photo est un plus considérable dont chacun prendra la mesure d’ici quelques années quand, quelques dizaines de milliers d’images plus tard, les photos vont se cataloguer toutes seules dans un logiciel de gestion de photothèque. Déjà aujourd’hui, Apple a compris l’intérêt de la chose et propose, aussi bien dans Aperture 3 que dans iPhoto ’09 la fonction Lieux qui utilise le tag géographique intégré aux données EXIF des photos du HX5 pour les placer automatiquement à l’endroit où elles furent prises. Retracer vos
vacances, surfer parmi vos photos par ville, pays, région, site touristique, etc… est un vrai plaisir via les cartes Google Map et lorsque l’on synchronise ses photos avec son iPad par exemple, on retrouve cette organisation. Nous sommes donc convaincus du bien fondé d’un GPS sur un compact, chemin montré par Nikon sur le Coolpix P6000, puis abandonné, jusqu’à ces collections de printemps 2010 avec
le Panasonic TZ10, ce Sony HX5 ou encore le Samsung WB650. Seule ombre au tableau : le GPS puise ses ressources sur la batterie, ce qui amoindrit l’autonomie. Mais Sony, passé maître en gestion de batterie, a limité la casse et l’autonomie, sans être gargantuesque, est au moins décente. Ce GPS se « contente » de géotaguer les photos et ne propose pas, contrairement au Panasonic TZ10, de base de donnée avec les noms des lieux où on se trouve.

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Le bouton d’activation du mode « rafale » du Sony HX5 qui le propulse à 10 i/s.


« G », le sigle qui distingue les meilleurs objectifs Sony. Le 25-250mm du HX5 est très convaincant et son amplitude très judicieusement positionnée.







Zoom série G, 10x
Chez Sony, en optiques pour reflex, la série G correspond au dessus du panier
et ce n’est pas pour rien que le zoom 10x qui équipe le cybershot HX5 est siglé
G puisque Sony y a apporté le plus grand soin : le piqué est très décent pour
une telle amplitude même s’il s’émousse un peu en télé, la distorsion est, elle
aussi maintenue, reste juste un peu d’aberrations chromatiques qui persistent
sur les angles des photos très contrastées. De son côté, le choix des focales
est très judicieux : 25mm pour un très grand angle tellement appréciable sur un
compact pour des photos de groupe sans recul ou des photos de paysages plus
spectaculaires. En télé, 250mm est déjà une position très puissante et si on
trouve aujourd’hui d’autres compacts avec des zooms plus longs comme le
Panasonic TZ10 et son 25-300mm, le grand concurrent du HX5, cela nous paraît
largement suffisant. Sa commande est progressive et agréable. Mention très bien
pour le zoom, pour le choix des focales comme pour sa qualité optique.


Le grand écran 3″ du HX5 contribue au confort d’utilisation.

Capteur Exmor R 10 mégapixels
10 mégapixels sur un capteur de compact, voilà qui est bien suffisant. Sony a
adopté une architecture novatrice sur ce capteur Exmor rétroéclairé. Son
fonctionnement a deux atouts principaux : une meilleure sensibilité et une
capture rapide. Nous verrons donc que ces deux qualités autorisent de nombreux
raffinements fonctionnels comme l’accès aux hautes sensibilités, la vidéo Full
HD, la prise de vue HDR ou panoramique par balayage. Globalement, le capteur
Exmor R que Sony s’était réservé l’an dernier (mais aujourd’hui disponible chez
Canon avec l’Ixus 300HS ou chez Nikon avec le Coolpix P100, entre autres.)
offre une meilleure sensibilité que ses concurrents. Ainsi, on gagne environ 1
EV en qualité et quand les compacts classiques restent inutilisables à 1600
ISO, cette position reste encore réaliste sur le HX5 pour sauver une photo
impossible à prendre autrement et, de 400 à 800 ISO, le lissage est contenu. En
plus, la sensibilité automatique reste très prudente et évite la montée dans
les hauts ISO tant que faire se peut. On conseillera toutefois de rester en
dessous des 1000 ISO. Difficile de le juger sur sa dynamique dont nous
attendions beaucoup, mais sur ce plan, il nous a laissés sur notre faim, car il
ne fait finalement pas mieux que le Panasonic TZ10.


Téléchargez cette photo en pleine résolution en cliquant dessus. 125 ISO, 1/320s à F/9.


Deux photos de la même scène : le Sony ne s’en sort pas mieux que le Panasonic TZ10 finalement, au contraire. Sa dynamique nous aura laissés sur notre faim, nous en attendions plus sur ce plan-là, domaine dans lequel les compacts ont une grosse marge de progression. (Litote…)

Fonction panorama par balayage
Le capteur Exmor R, via une utilisation détournée de son mode vidéo, permet
chacun de prendre de véritables photos panoramiques, et ce, jusqu’à 270°, en
balayant la scène. Facile ! Cette fonction est vraiment innovante et arrive même
à gérer certains sujets en mouvement dans la scène lors du balayage. (étant en
mouvement, ils se retrouvent fatalement à plusieurs endroits à la fois, en
théorie, mais l’appareil arrive à gérer cela). Nous aimons cette fonction aussi
ludique, qu’aisée à mettre en pratique et spectaculaire. Nous y avons même
consacré un test à part entière ici
.


En prise de vue panoramique, le Sony HX5 arrive souvent à gérer des sujets mobiles, une performance. Lire
le test de la prise de vue panoramique du Sony HX5
.


La photo panoramique impose une nouvelle discipline de la règle des tiers pour la composition des paysages. Lire le test de la prise de vue panoramique du Sony HX5.

Rafale
Vif comme l’éclair, le capteur Exmor R permet une cadence de prise de vue en
rafale à la cadence de 10 i/s et ce, en pleine résolution de 10 mégapixels quand
souvent,, les cadences élevées sont atteintes au prix d’une forte dégradation
de la résolution. Cette cadence à la Lucky Luke, jusqu’alors réservée aux
reflex pros à 4 000 euros, est désormais à la portée de tous. Elle permet
surtout de décomposer une action et d’en extirper LA photo spectaculaire. Si
nous voulions à tout prix râler, nous dirions que la durée de la rafale,
limitée à 1 seconde, soit 10 photos consécutives, est un peu courte à nos yeux,
mais rentrés à la maison, le tri important qu’il faudra faire sur les photos
générées quand on mitraille à 10 i/s est déjà bien suffisant ! Nous avons
apprécié que Sony pense à placer un bouton d’accès direct au mode rafale qui
s’active et désactive avec le bouton du haut. Malgré cela, nous nous sommes fait
piéger plusieurs fois sur des photos normales que nous avons prises en rafale.
Juste un peu de travail de suppression en plus…


9 des 10 vues consécutives prises en rafale avec le Sony HX5 à 10
i/s.

Paysage nocturne sans trépied
Autre fonction dérivée de la capture rapide du capteur du Sony HX5, la prise de
vue de nuit ou en tout cas, en faible lumière, sans trépied, ne nous avait pas
réellement convaincus sur le HX1, ne voyant pas toujours de réelle différence
entre une photo prise en mode normal et une photo prise dans ce mode. Ce mode
va empiler plusieurs photos prises automatiquement en rafale pour les fusionner
et améliorer l’exposition. Cela fonctionne donc sur des paysages ou des sujets
immobiles. C’est à essayer, mais sur certaines photos, comme ici, la photo
main levée du Tradition Field, elle fonctionne et donne une photo exposée de
manière plus naturelle, sans flash, avec une colorimétrie plus fidèle à la
réalité.


Le mode paysage de nuit sans trépied prend des photos en rafale et
les empile pour donner une photo mieux exposée malgré le peu de
luminosité. Ingénieux, le système fonctionne de manière aléatoire.
essayer.


Obscurité totale, mode feu d’artifice et photo réussie.

Vidéo Full HD
La vidéo haute définition se généralise peu à peu sur les compacts numériques.
Mais la vidéo habituellement offerte par les compacts se limite généralement au
720p, soit 1280 x 720 pixels. Sony, avec le HX5 et sa volonté d’enfoncer le
clou face à la concurrence, offre du Full HD en 1920 x 1080 pixels. La vidéo,
en natif, est donc au format de votre téléviseur full HD 1080i. Mieux, l’objectif
25-250mm reste opérationnel lorsqu’on enregistre la vidéo ce qui est encore
loin d’être le cas sur la majorité des compacts. Clairement, un Sony HX5
permettra de se passer de caméscope numérique pour filmer ses souvenirs de
famille d’ailleurs rares sont les caméscopes à offrir un grand angle de 25mm !
La stabilisation optique de l’objectif 10x du Sony HX5 est très efficace et
apporte également un confort de visée en mode vidéo puisque l’image cadrée via
l’écran est amortie par le système de stabilisation qui nous a impressionnés.
Bien pensé d’un point de vue ergonomique, le HX5 offre un bouton d’accès direct
à l’enregistrement vidéo.


Pas de réel mode macro sur l’optique déjà très polyvalente, mais des
capacités intéressantes en proxiphotographie.

125 ISO, F/4.5 et 1/80s pour cette photo qui a pour le moins malmené les hautes lumières. Le grand écart entre hautes et basses lumières n’est pas non plus le domaine de prédilection du HX5 malgré son capteur Exmor rétroéclairé.

Conclusion
Lors de l’annonce faite par Sony du HX5 lors du CES de Las Vegas, nous titrions
la « bombe technologique » et aujourd’hui, après de nombreuses semaines
passées en sa compagnie, nous pouvons confirmer nos premières impressions : le
Sony HX5 est bel et bien la bombe technologique 2010. Mais ne vous y trompez
pas, dans le cas du HX5, la technologie est bien au service de l’image
(sensibilité et qualité optique) et d’une richesse fonctionnelle jamais
atteinte sur un compact avec le GPS, le mode vidéo Full HD, le panorama par
balayage, etc…; L’objectif « G » 25-250mm est idéalement positionné en
longueurs focales et bien stabilisé. Il s’impose face à une concurrence
pourtant affûtée et, pour couronner le tout, il fut lancé à 349 euros TTC
contre 399 euros pour le Panasonic TZ10. Aujourd’hui, le HX5 est une véritable
affaire, car il n’est déjà pas rare de le trouver aux alentours des300 euros en « street price » !


Les principales forces du Sony HX5
+ belle définition
+ excellent objectif, amplitude idéale (25-250mm)
+ stabilisation optique efficace et confortable en vidéo
+ panorama par balayage simplissime et efficace
+ Vidéo Full HD 1080i
+ rafale 10 i/s en pleine résolution
+ HDR
+ qualité d’image en haute sensibilité
+ écran 3″Les limitations du Sony HX5
– autonomie avec GPS

– dynamique améliorable
Pour aller plus loin sur le Sony HX5, nous vous proposons de lire
le test de la prise de vue panoramique du Sony HX5
.


La combinaison 12…vieille comme le monde, elle ne surprendra personne, mais au moins le HX5 pourra la décomposer en 10 i/s !


Le zoom 250mm est idéal quand on juste pas très envie de trop s’approcher de nos charmants sujets. (qui ont pourtant l’air très calme…)

 



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