Test du Nikon D3100 : entrée de gamme ou reflex avancé ?

Test du Nikon D3100 : entrée de gamme ou reflex avancé ?

Le Nikon D3100 annoncé fin août 2010, aura marqué les esprits comme étant le premier reflex
Nikon à offrir l’enregistrement vidéo Full HD, mais aussi le premier reflex du
marché à proposer l’autofocus permanent en LiveView et en vidéo. Sa résolution
est passée de 10 mégapixels sur le D3000 à 14 mégapixels sur le D3100 et pour
séduire le grand public parfois réticent à l’utilisation d’un reflex, Nikon a
étoffé le mode « guide », véritable tuteur photographique. Avec le
D3000, Nikon avait fait l’impasse sur la visée directe sur écran, le liveview,
comme sur l’enregistrement vidéo ce qui explique la mini carrière d’une petite
année à laquelle met fin le D3100 qui offre en la matière des avancées
importantes.

Publié le 18 novembre 2010 - 0:00 par La rédaction

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Le Nikon D3100 reprend de nombreuses caractéristiques
de son
prédécesseur qui
en faisait un des meilleurs achats de sa catégorie :  l’écran reste le
même, comme le viseur  ou sa cadence de prise de vue de 3 i/s. Lui
aussi n’est pas pourvu de motorisation autofocus intégrée et ne
fonctionnera
donc pleinement qu’avec des objectifs Nikkor récents estampillés AF-S.
L’absence
de testeur de profondeur de champ et du bracketing sont des limitations
pour
les utilisateurs plus avancés avec lesquelles il faudra composer.
Aujourd’hui, avec une dynamique importante, les capteurs modernes
dispensent de braketing, en RAW. Quant au testeur de profondeur de
champ, de toute manière, pour apprécier la zone de netteté sur un petit
viseur de capteur APS-C assombri par le diaphragme…. pas chose aisée.
Effet de gamme oblige : on ne peut pas doter un reflex entrée de gamme
de toute
la richesse fonctionnelle d’un appareil expert même si parfois, cela
n’induirait pas de coût supplémentaire. Mais le D3100 offre un bundle
technologique et fonctionnel très complet, qui dépasse les attentes du
débutant et pourrait satisfaire aussi les utilisateurs avancés.
Justement, parlons tarif : le D3100 ne compte pas franchement parmi les reflex les
moins chers. En fait, proposé à 599 euros TTC en kit de base, il est plus cher
que nombre de ses concurrents, mais Nikon sait bien qu’il est le seul à offrir
certains raffinements tels la vidéo Full HD et l’autofocus permanent en
LiveView et enregistrement vidéo.

Nikon D3100 vs D3000 : progrès ergonomiques
Ergonomie : déjà, lors du test du D3000, nous avions apprécié l’ergonomie du
boîtier et le D3100 arrive à parfaire l’existant avec trois éléments
supplémentaires qu’apportent un réel plus :
– le repose-pouce gainé qui améliore la préhension du D3100 qui reste
un petit boîtier et comme tout petit boîtier, la prise en main n’est jamais
idéale. Ce petit détail aide beaucoup à l’impression générale de confort
d’utilisation.
– le switch qui entoure le bouton rouge d’enregistrement et qui permet de
passer de la visée reflex à la visée-écran, mode dans lequel on peut lancer
l’enregistrement Full HD à la volée en appuyant sur le bouton rouge en son
centre. Bien vu. C’est simple et ça marche. Sur certains boîtiers concurrents,
l’intégration de la vidéo sur le reflex est parfois bien malheureuse. Sur le
D3100, c’est réussi.
– l’arrivée du taquet de sélection du mode de motorisation (vue par vue,
rafale, retardateur..) sous la bague de sélection du mode de prise de vue est
un raccourci appréciable.
Mode Quiet
Ce dernier taquet permet de sélectionner le mode « Quiet ». Ce mode
discret amortit le miroir dans sa course et le remet en position une fois que
vous relâchez le déclencheur, le temps de le camoufler dans un pull par exemple
pour en étouffer le bruit. Déjà, le D3100 offre un déclenchement très velouté
et peu bruyant. Avec le mode « Quiet », on s’approche du silence.

Visée reflex
Reflex entrée de gamme et capteur APS-C oblige, on reste sur un viseur assez
étriqué et moyennement lumineux avec une couverture moyenne de 95% de l’image
réellement capturée. Doté d’une magnification de 0,8x, le viseur du D3100 est
équivalent à ce qui se fait ailleurs. Il reste qu’il est assez ardu de juger de
la mise au point avec ce petit oeilleton. Nous aurions aimé que Nikon rajoute
le rappel de la sensibilité ISO dans le viseur.
Visée LiveView
Avec ce switch si pratique, on a tendance à plus utiliser la visée directe sur
l’écran 3″ de 230 000 pixels. Là aussi, pas facile de garantir la bonne
mise au point avec cette définition, mais pour des photos familiales, on peut
alors compter sur la détection des visages et le suivi du sujet. Le D3100 étant
positionné plus cher que ses concurrents entrée de gamme, Nikon aurait été
assez inspiré de lui greffer un écran de meilleure résolution comme le bel écran
de 921 000 pixels du Canon EOS 500D par exemple. Par sécurité (économie de la
batterie, surchauffe du capteur…), si on ne touche pas l’appareil pendant plus
de trente secondes, il revient en visée reflex, de même si on change de mode de
prise de vue. On peut afficher une grille à l’écran qui sera très utile soit
pour composer avec la règle des tiers, soit pour cadrer avec un horizon bien
droit.

AF en LiveView / vidéo
Pour éviter l’interruption de l’image durant la mise au point en visée Live
View (chose classique sur les reflex LivView avec AF à détection de phase), le
D3100 utilise alors un AF par détection de contraste comme sur un compact. Même
si l’AF est permanent, un peu comme sur un caméscope, il nous aura fallu
souvent activer le système en appuyant sur le déclencheur à mi-course. Pour
bénéficier de cet autofocus permanent, il faut passer l’AF en mode AF-F via le
menu affiché sur l’écran quand on appuie sur le bouton « i ». (Ce
bouton qui permet d’accéder à divers réglages en fonction du programme dans
lequel on se trouve). L’AF-F (Full Time Servo AF) choisit le sujet sur lequel
faire la mise au point. L’autre mode AF-S donne le choix de la zone sur
laquelle effectuer la mise au point qui sera faite sur le carré rouge affiché à
l’écran, que l’on peut déplacer avec le pavé multidirectionnel.

Détection des visages et suivi du sujet
Le D3100 est conçu pour un usage familial et l’arrivée de la détection des
visages est un plus appréciable en liveView. On peut aussi demander au D3100 de
suivre un sujet particulier (reconnaissance des visages) en sélectionnant le
visage et en confirmant sur OK. Même si le sujet quitte le cadre quelques
secondes, le boîtier le retrouve à nouveau quand il revient.Globalement, l’AF fait son travail, même si, détection de contraste oblige, il est plus lent qu’un AF à détection de phase mais bénéficier d’un AF permanent en vidéo pour le grand public est une première et une avancée.

Fans de géotagging, Nikon a prévu une prise pour le module GPS optionnel (GP-1)
sur le côté du D3100. Cette  même prise
servira aussi pour brancher une télécommande.

Qualité de fabrication – finition
La qualité de construction du D3100 reste très « plastique » ou plutôt
polycarbonate dirait-on pour rester poli. Mais Nikon brille à nouveau par une
réalisation sans faille et le boîtier inspire confiance. Il est un cran au
dessus de la concurrence directe.

Flash intégré

Avec un nombre guide de 12, le petit flash intégré du D3100 rendra déjà bien
service pour déboucher un visage. Sa synchro 1/200s est correcte. Elle sera
néanmoins insuffisante pour déboucher une ombre sur un portrait en plein soleil
quand l’appareil opte pour une vitesse d’obturation de 1/500s par exemple. Il
faut alors diaphragmer et sur nos essais, il aura fallu fermer à F11, voire F16
pour arriver à une vitesse inférieure à 1/200s. Pas terrible pour un portrait.
Il suffira de monter un flash Speedlite comme le petit SB-400 par exemple pour
bénéficier du système i-TTL.

Qualité de fabrication : encore en hausse
Le D3100 est léger, mais lors de notre test, il n’a pas faibli. Certes,
il est fait de parties plastiques, mais les parties gainées sont plus
nombreuses, tout est ajusté comme il se doit, il donne une meilleure
impression de robustesse que les reflex entrée de gamme d’en face. C’est
une autre marque de fabrique de Nikon que l’on retrouve sur le D3100.

Nikon D3100 : et la vidéo ?
Pour en savoir plus sur les fonctions « vidéo » du Nikon D3100 et visionner quelques vidéos en Full HD, vous pouvez visiter la page dédiée à la Vidéo Full HD du Nikon D3100 ainsi que son AF Full Time….

Voici un exemple de vidéo filmée avec le D3100 :

Visionner d’autres vidéos-tests du Nikon D3100.

QUALITE D’IMAGE DU NIKON D3100

Traitement RAW
Globalement, les JPEG du Nikon D3100 sont prêts pour un tirage photo,
appareil grand public oblige. Les couleurs sont chatoyantes, l’active
D-Lighting fait son travail de débouchage des zones d’ombre et de
protection des hautes lumières (avec moins de succès) et d’accentuation
pour une impression de netteté. En mode paysage, la plupart du temps, le
traitement est flatteur, mais pour certains, il sera trop appuyé. Voyez
cette photo. Ci-dessus, sa version JPEG. Elle souffre d’un histogramme
dont les hautes lumières sont sur la tangente de la surexposition (on ne
pourra pas rattraper le modeler dans ces zones-là). Notez également
comment en poussant la colorimétrie pour faire ressortir les bleus et
les verts du paysage, le D3100 a teinté les nuages qui ne sont plus
blancs.

Un RAW très « dynamique »

Ci-dessous, la version NEF (RAW) de la même photo. Les
nuages ont retrouvé leur blancheur, l’histogramme a un peu d’espace sur
la droite et au lieu d’avoir des hautes lumières percées, nous allons
pouvoir éclaircir les nuages tout en conservant leur modelé. Voyez aussi
comment le JPEG du D3100 a abaissé la luminosité des palmiers pour
booster un peu plus le contraste de ce paysage, mais de façon un peu
trop appuyée.

Capteur 14 mégapixels du D3100 : bonne dynamique, mais…
Les bonnes performances du Nikon D3100 en JPEG montrent ici leurs limites :
l’écume de la vague est « cramée » et perd ses informations. Alors, avoir
enregistré sa photo en RAW + JPEG permettra de peaufiner l’exposition en
réduisant d’un demi diaph pour retrouver plus de détails dans le
bouillonnement et redonner un coup de fouet au bleu de l’Océan.

55mm à 400 ISO – F/11 – 1/400s

Voici l’histogramme de cette photo dont le JPEG ne tire pas
pleinement partie de la bonne dynamique du capteur 14 mégapixels du
D3100.

Le D3100 est équipé d’un capteur 14 mégapixels
dernière génération dont la dynamique est appréciable au quotidien, mais
dont on tirera le bénéfice en photographiant surtout en RAW moyennant un
peu de temps en post-traitement.

320 ISO à 55mm – F/11 pour 1/500s
Le ciel dense, l’océan lumineux et le vert des palmiers ont tous été
parfaitement bien retranscrits sur le capteur par la cellule du D3100.

Macro, proxiphoto et profondeur de champ
Sans être macro, l’objectif de base du kit stabilisé, l’AF-S DX VR
Nikkor 18-55mm F/3,5-5,6 G permet de faire un peu de
« proxiphotographie ». A son rapport de reproduction maximal, il permet de
réduire la profondeur de champ pour donner cet effet. La distance de
MAP de l’objectif étant de 28cm sur toute la plage du zoom, c’est à 55mm
(zoom à fond) soit équivalent 82mm que l’effet macro sera le plus
prononcé.



720 ISO – 1/60s à F/5,6 – 55mm
100 ISO – 55mm – F/5,6 pour 1/2500s

Ici, l’effet contre-jour était le reflet de la réalité et l’effet recherché.

55mm à 400 ISO – 1/400s à F/11
Cet arc-en-ciel, assez subtil, a bien été fixé par le D3100.

Vélocité
Sans être un pro de la photo d’action, le Nikon D3100 avec sa prise de
vue en rafale à 3 i/s permet de prendre les enfants sur le vif. C’est
pour cette instantanéité aussi que certains possesseurs de compacts
pencheront pour un reflex, comme le Nikon D3100 qui offre le menu guide
et quelques programmes résultats pratiques (sport, portrait, enfants,
sans flash, paysages…). Avec son AF assez rapide, ses 11 collimateurs,
dont un en croix et ses divers réglages (suivi du sujet 3D, détection
du visage en mode Live View….) le D3100 couvre une plage assez large
du capteur APS-C et assure un déclenchement presque instantané si la
luminosité ne manque pas comme ici.



18mm – 400 ISO – F/6,3 pour 1/1600s
Active D-Lighting
Nikon fut le précurseur, avec le D-Lighting, du traitement « intelligent »
des tonalités des photos en JPEG. Le D3100 bénéficie de ce savoir-faire
comme on le voit sur cette photo affichant un contraste bien supérieur à
ce que pouvait capturer le capteur. Comparé au fichier RAW, on peut
constater le travail du processeur EXPEED 2 (nouvelle génération) du
D3100 qui a illuminé le support gris foncé de la pierre ainsi que la
pierre qui aurait normalement été plus sombre, car à contre-jour. On a
le choix de la puissance du D-Lighting. Sur moyen, il donne des
résultats largement suffisants pour déboucher les ombres sans trop faire
monter de granulation. On reste plus circonspects quant à la
récupération des zones le sprues claires et ce, d’autant plus, que le
D3100 semble avoir une légère tendance à la surexposition.

18mm à 100 ISO – 1/160s à F/7,1 – priorité ouverture

55mm à 100 ISO – F/13 pour 1/125s

Balance des blancs du D3100

Nous n’avons pas eu à nous plaindre de la balance des blancs du D3100.
Certes, pour réussir cette série de couchers de soleil, nous avons pris
le parti de régler la balance des blancs sur « lumière du jour ». Cela
permet de retrouver l’ambiance et les couleurs réellement vues et
ressenties lors de ce crépuscule flamboyant sur l’Océan avec au loin, le
massif de la Souffrière et l’archipel des Saintes. Si nous n’avions spas
déréglé la balance des blancs, si nous avions fait confiance à
l’automatisme, ce dernier aurait jugé la température de couleur
exagérément basse et aura contrebalancé le réglage de l’appareil pour
refroidir l’image ce qui, lors de nos essais, avait dénaturé l’image.

18mm à 400 ISO – F/3,5 pour 1/40s et balance des blancs sur lumière du jour.

18mm à 200 ISO – F/3,5 et 1/40s avec correction d’exposition -2/3 EV et balance des blancs sur lumière du jour.

Efficacité du stabilisateur de l’optique du kit VR
Il aura fallu retenir son souffle pour espérer obtenir une photo nette
avec le croissant de lune à 1/40s mais dans ces cas, la présence du
stabilisateur Nikon VR est un plus majeur. Il aurait idéalement fallu
diaphragmer un peu plus, mais l’utilisation du trépied aurait été
requise. Pour conserver l’ambiance crépusculaire de la scène réelle,
nous avons dû corriger l’exposition de -2/3 EV sans quoi la cellule du
D3100, peinant à trouver assez de lumière exposait trop cette photo ce
qu délavait les couleurs chatoyantes du ciel. Ici encore, doubler la
photo en RAW et exposer un peu plus à droite (image avec l’histogramme
pour dire exposer un peu plus) aurait permis de bénéficier de plus
d’informations dans les zones sombres et de récupérer la matière et les
couleurs dans le ciel grâce à la latitude des fichiers NEF. Le
stabilisateur optique est efficace chez Nikon et l’économie de 30 euros
que l’on pourra réaliser sur le D3100 en kit non stabilisé ne tient pas
la route. C’est même dommage que Nikon le propose, car de nombreux
acquéreurs pourraient vite pencher pour se kit plus intéressant… en
terme de tarif pur.



100 ISO – 52mm – F/16 pour 0,6s

Diaphragme fermé au maximum du supportable par le couple
capteur-objectif, appareil bien stable, sensibilité minimale (finis les
Nikon qui démarraient à 200 ISO, merci) pour déboucher sur une vitesse
d’obturation assez lente pour donner cet effet de filé des rapides sans
avoir à recourir à filtre densité de gris.

100 ISO – 22mm – F/13 pour 1/2s – correction exposition +1/3 EV

Flare

Le flare… les rayons lumineux du soleil dans le mauvais axe par
rapport à l’objectif… donnent ce voile laiteux qui masque l’éboulement de
Rojasse sur les pentes du volcan de la Soufrière à Basse-Terre. Aucun
objectif entrée de gamme n’est livré avec un paresoleil et pourtant, il
nous aurait bien servi pour cette photo. La solution ? Tenter
d’estomper ce reflet en post-traitement en augmentant le contraste. Les
fabricants d’objectifs optimisent pourtant les surfaces pour éviter ce
phénomène auquel est très sujet le capteur des boîtiers.

400 ISO à 40mm – F/9 pour 1/125s


Correction de la distorsion
Le Nikon D3100 bénéficie de la correction de la distorsion pour les
objectifs profilés par le fabricant. Cela a pour effet d’améliorer le
rendu des photos prises surtout en grand-angle avec le zoom de base du
kit ou des objectifs à fort range comme l’AF-S Nikkor 18-200mm par
exemple. En utilisant le format NEF, on perd cette correction
automatique (que l’on retrouvera si on développe ses fichiers RAW sur
Nikon Capture, DxO Optics Pro ou Lightroom 3 par exemple). Il n’est pas
fait état des autres corrections des défauts optiques comme le vignetage
ou les aberrations chromatiques et Nikon France n’est guère
loquace sur le sujet….

20mm à 400 ISO – F/11 pour 1/500s

Flash et flash forcé

Oui, il aura fallu forcer la main au D3100 pour que le flash se
déclenche sans quoi le bateau aurait été bien trop sombre si on voulait
que l’arrière-plan, maintes fois plus lumineux, soit lui aussi bien
exposé ce qui était notre priorité. Si l’exposition est le grand
savoir-faire de la marque Nikon, le D3100 s’est tout de même fait piéger à
plusieurs reprises sur des sujets à contre-jour pour lesquels il n’a
pas jugé bon d’activer le flash en fill-in. C’est là qu’un boîtier, même
destiné aux débutants, doit être maîtrisé pour réussir plus de photos.
En tout état de cause, ce petit flash intégré nous a rendu de nombreux
services et on se dit qu’un compact à objectif interchangeable sans
flash intégré (Samsung NX100, Sony NEX-5, Olympus Pen E-P2…) est
forcément sujet à frustration de temps à autre.

100 ISO à 18mm – F/10 pour 1/125s et coup de flash forcé

Cette scène à contre-jour est le reflet exact de ce que notre oeil
voyait lors de la prise de vue et que nous souhaitions capturer sur le
capteur du D3100.

Le parc optique Nikkor, la vidéo…
Un des atouts du D3100 est d’appartenir à la famille Nikon… et de
bénéficier de la majeure partie des objectifs Nikon. Une partie
seulement, car le D3100 est dépourvu de motorisation d’AF et il faudra
lui adjoindre un objectif « AF-S ». Le zoom de base, stabilisé, du kit,
est excellent pour son prix mais… un peu court en termes d’amplitude
avec une équivalence 3x, on est vite limité. On conseille donc l’achat
du 18-105mm aux amateurs et surtout aux voyageurs, pour lesquels le
18-200mm, plus cher que le D3100 est encore une alternative. Peu fans
des double kits pour les amateurs qui n’ont pas expérimenté le
changement d’objectif à longueur de journée jusqu’au jour où le
téléobjectif reste à la maison. L’autofocus du zoom 18-55mm est bruyant
comme celui de bon nombre d’objectifs et son bruit est audible sur les
enregistrements vidéo. Un objectif dédié à la vidéo ne semble pas être à
l’étude chez Nikon cependant.

Objectif AF-S DX VR Nikkor 18-55mm F/3,5-5,6 G. 55mm à 100 ISO – F/10 à 1/250s.

CONCLUSION

Si le D3100 n’est pas un reflex bon marché, il offre un bundle
technologique et fonctionnel très complet,
qui dépasse les attentes du débutant et pourrait satisfaire aussi les
utilisateurs avancés moyennant le sacrifice du braketing ou du testeur
de prfondeur de champ sans lesquel un bon photographe peut évoluer sans
problème. Facile d’accès, le Nikon D3100, avec son mode « guide « réussi
et ses programmes résultats offre une ergonomie que nous avons
énormément apprécié et est un modèle du genre d’intégration de la vidéo
(Full HD s’il vous plaît) sur un reflex. On aura recours plus facilement
à la vidéo et au LiveView grâce au switch dédié et à l’AF permanent,
une bonne raison pour pester contre la décision de Nikon de mettre cet
écran de 230 000 pixels seulement. La mesure de l’exposition, la
dynamique, la bonne sensibilité et le piqué du capteur 14 mégapixels
alliés à une richesse fonctionnelle nous permettent de conseiller le
D3100 aussi bien au débutant qu’à l’amateur avancé… mais nous
conseillons de rajouter une centaine d’euros supplémentaires pour
s’offrir une optique dotée d’une amplitude de focales plus ambitieuse
car ce zoom 3x a été source de frustration durant notre test du D3100 et
les voyageurs. Le kit D3100 + AF-S DX Nikkor 18-105mm VR serait notre
meilleur choix.

TEST DU NIKON D3100 : ce que nous avons particulièrement apprécié
+ excellente qualité d’image avec un capteur performant (sensibilité, dynamique…) pour sa classe
+ Enregistrement vidéo en Full HD
+ AF permanent en LiveView et enregistrement vidéo avec détection des visages et suivi du sujet (même si lent et peu silencieux)
+ AF 11 points, plage large et réactif
+ Bonne gestion de l’exposition
+ Qualité de l’optique du kit et efficacité de la stabilisation d’image

TEST DU NIKON D3100 : ce que nous regrettons…
– Absence de braketing et de testeur de prfondeur de champ pour aller plus loin
– Ecran peu qualitatif malgré l’accent mis sur le LiveView et la vidéo
– Le Premier prix Nikon est un ticket à 600 euros
– Piètre résolution de l’écran

Pour en savoir plus sur les fonctions « vidéo » du Nikon D3100 et visionner quelques vidéos en Full HD, vous pouvez visiter la page dédiée à la Vidéo Full HD du Nikon D3100 ainsi que son AF Full Time….


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