Test de la Nintendo 3DS

Test de la Nintendo 3DS

A l’aube de sa sortie en Europe, voici notre test complet de la 3DS de Nintendo, première console portable en relief de l’Histoire.

Publié le 21 mars 2011 - 0:00 par La rédaction

Nintendo 3DS : premier contact

Officialisée lors du dernier E3, la Nintendo 3DS est en passe d’envahir
les boutiques françaises de jeux vidéo. Dernière née de la famille de
consoles portables DS du géant Nintendo, la 3DS promet de faire
découvrir l’expérience 3D directement sur la console nomade… et sans
lunettes s’il vous plaît. Côté design, on reconnait immédiatement
« la patte » Nintendo DS, avec ce format refermable et les deux écrans
superposés. On remarque immédiatement que l’écran supérieur (3,52″) est
plus grand que celui du bas (d’environ 15%) et affiche une résolution
de 800×240 pixels (400 pixels seront visibles par chaque oeil pour
obtenir l’effet 3D). L’écran du bas est légèrement plus petit que les
écrans de la Nintendo DSi et mesure 3″02 (320×240 pixels), contre 3,25″
pour le précédent modèle. L’autre
grosse nouveauté apportée par cette 3DS concerne l’ajout d’un stick
analogique, placé juste au dessus de la croix de direction
traditionnelle ce qui est une première pour une console portable
Nintendo, mais
une présence presque obligatoire pour profiter au mieux des jeux en 3D.

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Une fois extirpée de son carton d’emballage (dont le poids important
s’explique par la surabondance de manuels et autres dépliants en tout
genre…), la Nintendo 3DS s’offre enfin à notre regard impatient. Le
design est inchangé par rapport à ce que nous avions pu découvrir de la
console par le passé et la finition est plutôt bonne, malgré des boutons
L et R un peu cheap toutefois. De même, les plastiques glossy ont cette
fâcheuse tendance à amasser traces de doigts et autres poussières, mais
cela reste du domaine du détail esthétique. L’ergonomie de la console
rappelle celle de la DSi et s’avère donc excellente. Le stick analogique
un peu étrange de prime abord tombe finalement parfaitement sous le
pouce gauche de l’utilisateur. On notera également la présence d’un
bouton Home en bas de l’écran tactile, entre les traditionnels Start et
Select. Ces trois boutons peuvent sembler tactile à première vue, mais
ils s’agit bien ici de boutons à presser et non pas de touches à
effleurer. Précisons également que le port SD Card abrite de série une
carte mémoire de 2 Go. Sympa.


La Nintendo 3DS est livrée avec un socle de recharge, une carte SD de
2 Go…et une imposante quantité de manuels et autres dépliants en tout
genre.

L’effet 3D : réussi ?

La mise en route s’effectue via le bouton Power situé en bas à droite
de l’écran tactile. L’écran supérieur affiche alors un nouveau logo 3DS
et la console demande de configurer plusieurs éléments. La
configuration est brève et c’est au bout de quelques instants seulement
que la console nous invite à visionner notre premier élément 3D. L’effet
relief est très réussi, mais il convient de préciser qu’il s’agit ici
d’ un effet de profondeur, les objets ne semblent pas jaillir de
l’écran. L’impression de relief est néanmoins excellente et l’on
distingue parfaitement les éléments en premier plan par rapport à
l’arrière-plan. Précisons toutefois que la Nintendo 3DS requiert
quelques conditions pour proposer une 3D de qualité, à commencer par
l’obligation de se tenir en face de la console et à une distance
d’environ 25 cm. Un petit écart et on voit alors l’image se dédoubler.
Impossible donc pour un spectateur d’apprécier le même effet 3D que
celui qui tient la console face à lui. La 3D sur 3DS est un plaisir
solitaire et égoïste, c’est ainsi.


L’interface de la 3DS est très simple et accessible à tous. Toutefois
seul celui qui tient la console peut profiter de l’effet 3D de l’écran
supérieur puisque la 3D sans lunettes de Nintendo nécessite de se tenir
parfaitement en face de l’écran et à une distance de 25 cm.

Les menus et l’interface de la 3DS

L’interface de la console, évidemment en 3D, est autrement plus gaie
et attractive que par le passé. Un peu comme sur Wii, le menu principal
est constitué d’icônes que l’on peut déplacer à loisir, tout en optant
pour un affichage plus ou moins large. Tout (ou presque) fait appel aux
capacités tactiles de la console et peut être piloté au doigt, ou via le
nouveau stylet télescopique, rangé sur le dessus de la machine comme
c’était le cas sur la toute première DS. Le menu est très accessible et
très intuitif. Le bouton Home permet de revenir immédiatement à ce menu,
tout en conservant l’application active en pause. La petite molette
présente sur le côté droit de la console permet de régler l’intensité de
la 3D. On peut ainsi pousser le degré de relief à fond, le diminuer
progressivement en cas de gêne ou même le désactiver complètement, le
tout, à la volée et sans avoir à passer par un quelconque menu.

La molette située sur le côté droit de l’écran
supérieur permet de régler à la volée l’intensité de l’effet 3D. Il est
ainsi possible de le désactiver complètement en cas de gène.

La 3D sans lunettes : quelle fatigue oculaire ?

Pour limiter la fatigue oculaire occasionnée par l’effet 3D, Nintendo
recommande de faire des pauses fréquentes, et ce besoin se confirmera
dès nos premiers essais. En effet, l’effet 3D poussé au maximum procure
assez rapidement une gène légère, si bien que nous avons rapidement opté
pour un réglage aux trois quarts, avec un effet 3D un peu moins profond
certes, mais nettement plus supportable. Techniquement, il est
important de préciser que la 3DS n’est pas une simple « DS en 3D » et
qu’elle dispose de processeurs autrement plus puissants qui lui
permettent d’afficher des graphismes bien plus agréables à l’oeil.

Appareil photo 3D

A l’instar de la DSi, la 3DS conserve la possibilité de prendre des
clichés via les divers capteurs positionnés sur la machine. Le capteur
interne, situé au-dessus de l’écran 3D, sera employé pour prendre des
photos de celui qui tient la console et se déclenchera parfois dans
certains jeux pour immortaliser ses plus beaux moments. Il permet
également de se façonner un Mii (avatar virtuel) puisque la console peut
désormais créer des personnages virtuels directement à partir d’une
photo (pour un résultat relativement mitigé toutefois…). Mais la
grosse nouveauté provient bien sûr des deux capteurs situés sur le capot
de la console, qui vont permettre la capture de clichés 3D. La 3DS se
charge d’aligner automatiquement les images stéréoscopiques des deux
capteurs pour recréer l’effet de relief, mais il est également possible
de gérer cet alignement de manière manuelle. Le résultat est plutôt
réussi dans l’ensemble, même si l’on ne pourra s’empêcher de pester face
à la résolution rachitique des deux capteurs (0,3 mégapixel), là où
certains smartphones permettent la prise de photos (et vidéos) en Full
HD. Les clichés 3D sont évidemment à visionner directement sur l’écran
supérieur de la console.



Le capot de la 3DS abrite deux capteurs photo employés pour donner
l’effet de relief aux clichés. Dommage toutefois de ne pas avoir opté
pour des capteurs à la résolution un peu plus contemporaine…


De base, la console intègre également quelques petites activités comme
les jeux en réalité augmentée qui mettent à contribution les capteurs
avant de la console ainsi que des cartes contenues dans le packaging.
Rien de bien révolutionnaire puisque le principe existe déjà depuis
quelques temps, mais voir un personnage tel que Mario, Samus ou même un
Pikmin sortir d’une carte de jeu sur sa 3DS fait son petit effet. Il est
possible de s’adonner à quelques mini jeux (tir à l’arc…) ou bien de
réaliser des clichés en compagnie de ses personnages fétiches. Comme sur
Wii, l’Editeur Mii permet de créer plusieurs avatars qui seront
utilisables dans certains jeux, comme dans la Guerre des Têtes, qui met
également à profit les capteurs avant de la console ainsi que sa
fonction gyroscopique.

Les modes SpotPass et StreetPass permettant à la
3DS de recevoir du contenu de la part d’Internet ou d’autres consoles
3DS de manière automatique, tout en étant en veille.

SpotPass et StreetPass

Nintendo a également doté sa 3DS d’un mode SpotPass, qui s’active en
fermant la console ou bien en la mettant en veille en passant par le
bouton d’allumage. Une fois en mode SpotPass, la console peut
télécharger des contenus automatiquement ou même servir de podomètre
(les pas décomptés pouvant donner accès à des points à utiliser dans
certains jeux). Un service de téléchargement permettra également
d’accéder à une boutique de jeux à acheter. Le mode StreetPass se base
sur le même fonctionnement, mais permet de son côté un échange de
données entre plusieurs détenteurs de 3DS à proximité. Un service qui
sera pris en charge par des jeux à venir (Street Fighter 4 par exemple),
mais qui permet également d’importer les Mii d’autres joueurs dans sa
Place Mii. Chaque interaction SpotPass/StreetPass sera signalée par un
témoin de notification lumineux. Notons toutefois que l’utilisation de
la 3D et de ces nombreux paramètres online influe énormément sur
l’autonomie de la batterie. En usage intensif (3D activée, WiFi activé, luminosité au maximum…), notre 3DS a rendu l’âme au bout de 3 heures à peine…

Les Plus :
– Effet 3D saisissant
– Ergonomie et design
– Interface simple et accessible
– Puissance revue à la hausse
– Molette de réglage 3D
– Rétro-compatibilité DS

Les Moins :
– Une 3D rapidement contraignante pour les yeux, voire désagréable chez certains
– Quelques détails esthétiques (boutons L et R trop petits, stylet mal placé…)
– Autonomie mise à mal par la combinaison 3D + fonctionnalités réseau
– Résolution photo rachitique…
– Pas de mode vidéo

3DS : j’achète, j’achète pas ?

En l’état, la Nintendo 3DS est une petite prouesse technique
puisqu’elle permet de profiter d’un affichage en relief réussi sans
lunettes. Toutefois, comme nous l’indiquons plus haut, l’effet 3D
nécessite de tenir la console bien en face de soi et à distance
raisonnable, sous peine de voir une image floue et dédoublée. L’effet 3D
(et la fatigue oculaire occasionnée) semble également dépendre des jeux
et la 3D est plus ou moins agréable/supportable selon le jeu. Grâce à
la 3D, l’immersion est évidemment décuplée et on a hâte de découvrir les
premiers jeux phares de la console, à commencer par le remake de Zelda
Ocarina of Time. La console en elle-même est très réussie au niveau du
design et on regrettera seulement un stylet pas très accessible et une
autonomie fortement mise à mal pour peu que l’on utilise la 3D et toutes
les capacités online de la console. L’interface est claire et simple
d’accès et les applications préinstallées permettent de découvrir les
nouvelles fonctionnalités 3D de la machine tout en s’amusant. Reste à
savoir maintenant si tout le monde pourra profiter de la même façon de
l’effet 3D, celui-ci étant perçu et subi de manière assez différente
d’une personne à une autre.

Rappelons pour conclure que la Nintendo 3DS est rétro-compatible et
permet de lire toute la ludothèque DS déjà existante. Elle sera
disponible dès le 25 mars prochain chez tous les revendeurs européens,
au prix moyen de 249 euros. La Nintendo 3DS sera disponible en deux
coloris : Bleu Lagon et Noir Cosmos.


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