Finition / qualité de fabrication
Passer du Canon EF 100mm F/2,8 macro USM au Canon EF 100mm F/2,8 L macro
IS USM, c’est sauter une classe. La série L, gamme professionnelle
oblige, est une optique très bien finie qui inspire confiance. On aime sa tropicalisation qui
permettra de résister aux terrains hostiles, ainsi que la douceur de sa
bague de mise au point. La qualité perçue est dans la lignée des
objectifs « L », ce qui agrémente son utilisation. L’objectif est livré avec son imposant pare-soleil.

Stabilisation d’image et motorisation USM
Le Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM bénéficie de deux raffinements technologiques que l’on appréciera sur le terrain : la motorisation
autofocus USM annulaire, vive et silencieuse, ainsi que la stabilisation
optique d’image, le système Canon IS dans une nouvelle version, dite hybride,
optimisée pour les mises au point rapprochées. Si la stabilisation peut
s’avérer utile quand la lumière vient à manquer, bien souvent, ce n’est pas le flou
de bouger qui est l’ennemi de la netteté, mais plutôt la
profondeur de champ, réduite comme peau de chagrin en macro. Toujours
est-il qu’en cas de faible luminosité ou si on souhaite diaphragmer pour
récupérer un peu de profondeur de champ en macro, on a vite fait de se
retrouver sous le 1/10s. Lors de nos tests, nous avons pu obtenir des
clichés nets jusqu’à la demie-seconde, ce qui est excellent, avec un taux
de réussite d’environ 50%. Pour rappel, la règle voudrait qu’un 100mm
donne des photos floues s’il est utilisé à une vitesse supérieure à
1/100s. Canon a inauguré son nouveau système hybride de stabilisation optique d’image. Le gain de 4 EV est bien au rendez-vous sur des sujets habituels. Sur des photos très rapprochées, le moindre mouvement de l’appareil se traduit par une trainée de dizaines de pixels sur le capteur et rend la tâche plus ardue au dispositif de stabilisation qui perd un peu de son efficacité dès que l’on se rapproche du rapport 1:1.

canon 100mm F/2,8L Macro IS USM
La qualité de fabrication de l’objectif est sans compromis. On
appréciera la très large bague de mise au point et le taquet qui permet
d’optimiser l’efficacité de l’autofocus en choisissant la plage de
distances qu’il doit balayer.
L’objectif est livré avec le pare-soleil ET-73, très imposant.

Macrophotographie
C’est avec un rapport maximal de reproduction de 1:1 que le Canon EF
100mm F/2,8L macro IS USM gagne son qualificatif de « macro », un
qualificatif qui est souvent usurpé par certaines marques qui se
satisfont d’un rapport 1:5 pour flanquer leur optique d’un macro dans la
référence. Au rapport de reproduction 1:1, un mm de la vie réelle
occupera un mm sur votre surface sensible, ici, dans notre test, le
capteur Full Frame 21 mégapixels de l’EOS 5D MKII. A ce rapport de
reproduction, avec cette résolution, le moindre décalage du système de
mise au point (front focus / back focus) enterre tout espoir d’obtenir
votre sujet net quand vous évoluez dans les grandes ouvertures, sauf
coup de chance ! Alors, opter pour un des rares boîtiers qui offrent les
ajustements fins de l’AF pour contrecarrer les back/front focus sera
très opportun avec cette optique de choc.

canon 100mm F/2,8L Macro IS USM

L’abaque de profondeur de champ de l’objectif est exprimée ici non
pas en fonction de son ouverture, mais en fonction de son rapport de
reproduction.

Mise au point en macro : un sport, un challenge
Si vous avez déjà un objectif macro, vous savez de quoi on parle ici,
mais les nouveaux venus dans la discipline qui seraient tentés de
s’offrir la belle série L pour débuter en macro doivent être conscients
du caractère « sportif » de la mise au point sur une telle optique avec un
rapport de reproduction de 1:1 sur un grand capteur avec une focale
de 100mm… si vous photographiez un sujet inerte et que votre appareil
est monté sur un trépied, vous pourrez maîtriser les quelques
millimètres du plan de netteté que vous offre le couple Canon EF 100mm
F/2,8L macro IS USM et grand capteur à pleine ouverture dès qu’on se
rapproche du rapport de reproduction de 1:1. Par contre, sur le terrain,
en macrophotographie, le moindre souffle d’air peut transformer la
séance photo en calvaire et bloquer sa respiration pour ne pas bouger et
éviter de décaler l’objectif ne serait-ce que d’un seul millimètre est
souvent rendu vain par dame nature qui se plait à agiter votre sujet
d’un léger souffle… Sur le terrain, à l’extérieur, le taux d’échec
avoisine les 70% et, si on est à l’aise en editing sous Lightroom ou
Aperture, on pourra se permettre d’activer le mode rafale rapide de son
appareil pour maximiser ses chances de retrouver nette la zone voulue. Quant au cadrer / recadrer, autant oublier de suite. On pourra jouer sur la distance minimale de mise au point, de 30cm, pour moduler le rapport de reproduction.


L’écart du champ de netteté entre deux photos, une prise à F/2,8 et l’autre prise à F/11, en très gros plan.

Autres options créatives : portrait, proxiphotoraphie
Le diaphragme à 9 lamelles de l’objectif le rend aussi sympathique pour
un usage en photographie de portrait avec sa focale de 100mm, idéale
pour cette discipline, la focale traditionnelle de portrait étant de
85mm. Son ouverture, généreuse, F/2,8, permettra de découper le sujet
sur un fond flou vaporeux. Comme on le voit sur les tests DxO, l’optique
donne presque sa pleine mesure (en termes de piqué) dès F/2,8 et on
n’aura aucun frein à l’utiliser à F/2,8 pour des portraits. En
proxiphotographie aussi, pour photographier une table de restaurant,
une assiette dressée par un chef artiste (cf l’ouvrage Cuisine Culinaire qui vient de sortir), le Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM est tout indiqué. En plus, le nouveau stabilisateur hybride sera plus efficace sur un sujet éloigné que sur un sujet purement macro qui décuple les conséquences du bougé de l’appareil sur le capteur.

Le Canon EF 100mm F/2,8L Macro IS USM sur le banc d’essai DxO

DxO, l’éditeur du logiciel de traitement d’image DxO Optics pro, a passé au banc d’essai le Canon EF 100mm F/2,8L Macro IS USM, monté sur un Canon EOS 5D MKII, pour les besoins de notre test, mais vous trouverez sur leur site dxomark.com, une grande base de données des résultats de nombreux boîtiers et objectifs.

Alors, que vaut cet objectif macro sur le banc d’essai face aux mires DxO ? Comment se comporte-t-il par rapport à sa version « non L » ?

Résolution
Le 100mm macro série L bénéficie d’une résolution digne d’une focale
fixe professionnelle (ce qu’il est) avec un score global mesuré de 57 lp. Nous prenons
ici en compte les mesures DxOmark.com sur le Canon EOS 5D MKII, boîtier
utilisé lors du test terrain de l’objectif. Vous retrouverez les photos
de ce binôme dans la galerie. La mesure DxO Analyzer de la résolution
des objectifs s’exprime en paires de lignes par mm. Le piqué est donc
excellent. On note un léger affaiblissement de ce dernier entre le
centre et les bords d’environ 8 à 10 lp sur la zone où l’objectif
excelle, de F/2,8 à F/8. Cette différence de piqué sur le champ est
progressive et sera difficilement remarquable à l’oeil nu, surtout sur
un objectif macro dont la profondeur de champ est extrêmement ténue ce
qui plongera le plus souvent les zones éloignées du centre dans le
bokeh.

Tout objectif a son optimal. Le 100mm Macro F/2,8 L IS USM s’exprime
pleinement dès sa pleine ouverture F/2,8 (60pl), la marque des vrais
objectifs professionnels. Il progresse ensuite, F/4 (62pl), F/5,6
(63pl). F/8 reste une ouverture qui bénéficie d’une excellente
résolution avec un score de 61pl au centre. Le piqué décroit ensuite
pour redescendre à 57pl à F/11, un score qui reste honorable, avant de
chuter brutalement à 31pl seulement à F/16, une ouverture que l’on
aurait pu pourtant vouloir utiliser en macrophotographie pour ne pas
être bridé par la profondeur de champ minimaliste quand on aborde le
rapport de reproduction 1:1. Si on souhaite tirer le meilleur de son
100mm macro série L, on aura tendance à rester entre F/2,8 et F/8 sans
toutefois laisser guider sa composition par les ouvertures auxquelles l’objectif
est techniquement meilleur !


Le piqué mesuré au centre du champ pour les deux objectifs comparés.


La mesure du piqué du macro série L au centre de l’image.


La mesure du piqué de l’objectif macro série L sur les bords de l’image.
 
Mesure du piqué au centre de l’image de la version USM simple.

La différence de piqué entre les deux versions s’exprime assez finement
avec des performances un peu meilleures à partir de F/4 comme diaphragme
fermé à F/11 et F/16. A l’optimal, F/5,6, les deux objectifs font jeu
égal avec une différence de résolution de 1 lp, négligeable. C’est à
pleine ouverture que la différence pourra se remarquer sur un tirage
avec des performances d’une autre classe pour la série L à F/2,8 et un
score de 40 lp contre 51 lp pour la version USM et non stabilisée. Si
F/2,8 est une ouverture quasiment inutilisable en macro du fait d’une
profondeur de champ bien trop étroite, elle sera l’ouverture de
prédilection pour un portrait américain, afin que le sujet se détache du
fond. En portrait, à F/2,8, la série L marque un point.

Si la résolution du Canon EF 100mm macro F/2,8L IS USM peut-être
qualifiée de haut vol, que dire du travail accompli par les opticiens Nikkor qui, avec
l’AF-S Micro-Nikkor 105mm F/2,8G IF ED atteint la résolution de 66
paires de lignes mesurées sur le D3x.

Distorsion
La distorsion du Canon EF 100mm macro F/2,8L IS USM n’est que de 0,06% et sera donc impossible à remarquer.


Distorsion : inexistante.


Vignettage

La perte de luminosité entre le centre et les bords du Canon EF 100mm
macro F/2,8L IS USM est assez raide avec -1,5EV à pleine ouverture. Un
vignettage qui chute de moitié, 0,7EV en diaphragmant à F/4 pour devenir
presque imperceptible à F/8 (-0,4EV). La version USM simple atteint le
même niveau de performance.


Il faudra diaphragmer à F/5,6 pour faire complètement disparaître le vignettage du Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM.


Transmission

La mesure du T-stop permet de jauger la quantité de lumière qui arrive
effectivement au capteur après être passée à travers les diverses
lentilles de l’objectif. Le meilleur étant de se rapprocher de
l’ouverture théorique maximale donnée par le fabricant. Si, à F/2,8, la
version « non L » atteint seulement un T-Stop de 3,3, la version pro gagne
0,2EV ce qui penche assez nettement en faveur du Canon EF 100mm macro
F/2,8L IS USM

Aberrations chromatiques
Contreperformance du Canon
EF 100mm macro F/2,8L IS USM avec des aberrations chromatiques de
l’ordre de 10microns, légèrement visibles sur un tirage si on ne corrige
pas ce défaut dans Lightroom, Camera Raw ou Dxo Optic pro. La
contreperformance est encore plus sévère que la version USM simple
bénéficie d’une image mieux synchronisée entre les couches avec des
aberrations chromatiques inférieures à 5 microns, indécelables.


Le décalage des couches de l’image sur le champ à F/2,8.

Ce que nous enseignent les mires DxO au sujet du canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM
Si l’on voulait résumer la performance optique du Canon EF 100mm macro
F/2,8L IS USM on pourrait dire qu’il gagne son statut d’objectif
pro grâce à un piqué remarquable, et ce, dès la pleine ouverture ce qui
reste très rare. Sa résolution et sa transmission (le T-Stop) marquent une
certaine supériorité par rapport au Canon EF 100mm macro F/2,8 USM, en
léger retrait pour ce qui est du son piqué à toutes les ouvertures, mais
de façon pus flagrante à F/2,8 ce qui rendra la série L plus performante en portrait.
Avec une distorsion nulle sur les deux objectifs et un vignettage assez
marqué jusqu’à F/5,6 pour les deux congénères, la série L se fait piéger
par des aberrations chromatiques supérieures, mais qui restent à un
niveau correct.

Retrouvez tous les résultats des test des deux objectifs sur dxomark.com :
Canon EF 100mm F/2.8L Macro IS USM.
Canon EF 100mm F2.8 Macro USM.

Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM vs EF 100mm F/2,8 macro USM
Quelle est la différence de prix entre la version USM classique et la
version L stabilisée ? Voici les prix tarif Canon et les prix observés :
– EF 100mm F/2,8 macro USM : 649 euros au tarif officiel Canon et 550 euros en moyenne dans le commerce
– EF 100mm F/2,8L macro IS USM 1149 euros au tarif officiel Canon et 850 à 950 euros dans le commerce
La différence de prix est donc de 500 euros selon le tarif Canon et ramenée à 350 euros en moyenne en pratique.

Que gagne-t-on pour 350 euros en choisissant la série L ?
Et bien voici :
– la stabilisation d’image Canon IS dont vous aurez ou pas l’utilité
– la finition un cran au-dessus avec une construction irréprochable
– la tropicalisation
– une meilleure résolution de l’ordre de 10 pl à pleine ouverture
– le cercle rouge autour de l’objectif, signe distinctif pour certains…

Le Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM sur le terrain – la galerie

Quel plus beau terrain de jeu que le Jardin botanique de Deshaie, en
Guadeloupe, pour offrir orchidées, bougainvilliers et autres
fleurs de frangipanier aux lentilles de notre optique macro ? La Jardin botanique
de Deshaie est situé sur le nord de Basse-Terre. Il s’agit de l’ancien
repaire caribéen de Coluche que l’humoriste légua à son jardinier. C’est
aujourd’hui un lieu de promenade bucolique et de découverte incontournable pour les gens de passage
sur l’île papillon.

Et comme il est de coutume ici, on commence par le
planteur! Cette espèce, lointain cousin de la canne à sucre croisé avec
jus de goyave et carambole, s’épanouit pleinement aux alentours de midi. Mais
cette photo, pourtant prise à F/8 donne le ton de la séance : profondeur
de champ minimaliste. La prise de vue est faite à 1/30s, le
stabilisateur optique a fait son travail.

F/5,6 / 1/50s pour cette fleur d’orchidée.


F/8 – 1/1600s


F/3,5.

A F/3,5, la profondeur de champ n’est que
de quelques millimètres. Par contre, la zone de netteté est
parfaitement piquée. A cette ouverture, le passage du net au flou est
trop abrupt pour ce sujet. On peut utiliser une faible profondeur de
champ pour mettre en avant un sujet dans une composition, mais plus on
se rapproche du rapport 1:1 et moins on a de réserve de profondeur de
champ à exploiter.


Cette photo prise à F/8, ouverture à laquelle le piqué de l’objectif reste au plus haut avant de retomber à partir de F/11.


F/11 – 1/640s – version proxiphotographie….


… ou version macrophotographie avec les mêmes
données d’exposition. Notez que le simple fait de se rapprocher de la
fleur diminue la profondeur de champ qui est inversement proportionnelle
au rapport de reproduction.


Ici la zone de netteté, pile sur le collimateur central, affiché à 100% et légèrement accentué sous Photoshop.


F/14 – 1/160s


Après avoir bien joué avec l’ouverture maximale de l’objectif, on
commence à prendre en main la réaction de l’optique et on est amené à
diaphragmer plus que prévu pour obtenir une fleur entièrement nette.
Ici, cette fleur de banane (notez les quatre petites bananes qui
prennent naissance sous le pétale) a été prise à F/8.


Celle-ci à F/11 – 1/40s.


Quand soudain, arrivée surprise d’un colibri qui s’est bien régalé…

… nous aussi, malgré l’autofocus flegmatique de l’EOS 5D MKII battu à plates coutures par cet oiseau-mouche dopé au nectar forcément survitaminé.

Ces balisiers ont été photographiés à F/6,3. Dès que l’on s’éloigne on peut redescendre le diaphragme de quelques crans.


Tentative de pose longue improvisée à f/16 et 0,4s. Le système IS hybride est plus à l’aise sur des sujets plus éloignés comme ici.


F/7,1 – 1/50s.

A F/5,6, contrairement à ce que laisse croire cette image, l’abeille n’est pas réellement nette : le point s’est réalisé sur l’extrémité gauche du pétale, plus près de 5mm. Cela a suffi pour rendre cette butineuse floue. Pourtant, en affichant le collimateur actif sur Aperture, elle est en plein dessus. Un simple décalage de la fleur en avant ou en arrière, comme un mouvement du photographe qui vacille ne serait-ce que de quelques millimètres et le sujet n’est plus sur le plan de netteté. Et ça, le système IS n’y peut plus rien, quant à l’AF Ai Servo, il est aussi battu… On commence à regretter le planteur du début !


Court passage au rayon des insectes…

Un peu de « pixel peeping » quand même ! Voici une vue à 100%, pixel pour pixel, de cette photo de chenille un peu gloutonne. En rouge, le collimateur actif sur lequel l’EOS 5D MKII a fait le point. Tous les détails qui pouvaient exister sont couchés sur le capteur. Ici, pour mettre en évidence ces détails sur cette vignette web, la photo a subi une légère accentuation. Vous pouvez télécharger sa version pleine résolution.


F/4 – 1/60s.


F/6,3 – 1/200s.


F/5,6 – 1/320s


F/11 – 1/160s


Retour à l’élément marin… pour une vue de cette colonie de petits coquillages (7-10mm chacun) prise à F/6,3 qui donne un effet maquette.

Proxiphotographie, portrait, autres usages du 100mm
L’objectif n’est pas cantonné à la macro et permet de travailler
simplement la focale de 100mm. Son ouverture de F/2,8 permet alors de
jouer avec la profondeur de champ sans que celle-ci soit une contrainte comme
en macro. Cadrage serré, photo de détails, retranscription de
l’ambiance, le 100mm est un bon outil et l’excellent piqué de l’EF 100mm
F/2,8L macro IS USM reste un gros atout, même sen sortant de la
discipline purement macro, avec en plus un fondu net/flou bien plus
nuancé et progressif.


F/6,3 – 1/320s.


F/4,5 – 1/640s


F/2,8 – 1/1250s

CONCLUSION

Celui qui optera pour cet objectif macro en connaît
certainement déjà les contraintes inhérentes à son rapport de
reproduction maximal de 1:1 qui aboutit à une zone de netteté
minimaliste aux grandes ouvertures. On ne peut pas être déçu par le Canon Ef 100mm F/2,8L macro IS USM : sa finition est sans reproche, sa qualité optique est de
haut vol avec une ouverture maximale F/2,8 complètement utilisable alors
que son petit frère dans la gamme Canon EF, en version USM non L ni
stabilisée, ne donne pas toute sa mesure à cette ouverture. La série L est optiquement supérieure à l’objectif USM simple mais la différence de qualité optique est assez modeste dès que l’on dépasse F/4. Le piqué devient même presque équivalent lorsqu’on diaphragme à F/11 et plus. La stabilisation
optique Canon IS nouvelle génération est efficace et permet, sur un
sujet immobile, de diaphragmer sans risquer le flou de bouger.
Polyvalent, ce Canon 100mm ouvert à F/2,8 se révèle être un excellent
objectif pour d’autres utilisations comme du portrait pouvant se
substituer au prestigieux Canon EF 85mm F/1,2 L USM, certes plus
lumineux, mais deux fois plus cher.

Alors oui, mais cela faisait peu de doute, le Canon EF
100mm F/2,8L macro IS USM est une optique d’excellence
qui réunit une
finition exemplaire, tropicalisée, une qualité optique haut de gamme
(malgré les aberrations chromatiques limites) et des fonctionnalités
comme la mise au point USM, rapide et silencieuse, ou encore la stabilisation optique, efficace en pratique, appréciables sur le
terrain. Mieux,
c’est une optique plaisir qui autorise des prises de vue impossibles à
réaliser autrement. Toujours est-il que l’on parle ici d’un objectif qui
flirte avec les 1000 euros. Pour 350 euros de moins, son petit frère,
non siglé L et non stabilisé, offre des performances optiques très voisines.
Il est moins cher, on le trouve souvent en occasion, et cette économie
pourrait permettre de s’offrir un flash annulaire macro MR-14EX par
exemple, mais la bague rouge en moins…
Pourquoi on achèterait le Canon EF 100mm F/2,8L macro IS USM :
+ Qualité de fabrication
+ Qualité optique, piqué au plus haut dès F/2,8
+ Stabilisation d’image efficace, sur les rapports de reproduction limités
+ Motorisation USM
+ Bague de mise au point large et moelleuse

Mais on regrette cependant :
– Un tarif élevé
– Quelques aberrations chromatiques

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