Test du Canon Powershot S100

Test du Canon Powershot S100

Voici le test du compact expert Canon Powershot S100.

Publié le 24 novembre 2011 - 0:00 par La rédaction

Rappel des principales caractéristiques du Canon S100

– Capteur CMOS 1/1,7″ 12 mégapixels
– Objectif 5x (24-120mm)
– Stabilisateur d’image optique adaptatif
– Vidéo Full HD / 24p
– Sensibilité jusqu’à 6400 ISO
– Autofocus AiAF 9 points
– Processeur DIGIC 5
– Mode Smart Auto (32 modes scènes automatiquement détectés)
– PSAM
– Format RAW
– Rafale 9,6 i/s sur 8 vues en pleine résolution
– Mode Super-ralenti : 120 i/s en VGA et 240 i/s en QVGA
– Capteur GPS
– Écran 3″ / 460 000 points protégé par un verre trempé antirayure
– Sortie HDMI-CEC
– Noir mat et titane
– 26,7 mm d’épaisseur

Test du Canon S100
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Le Canon S100 ici en finition titane.

Canon S100 : finition impeccable

La finition du Canon S100 est dans l’esprit du compact numérique « expert » avec un boitier en métal brossé à l’aspect satiné, il offre un écran agréable de 3″, à la définition cependant moyenne, de 460 000 pixels et qui est protégé par un verre trempé qui devrait limiter les rayures. Le Powershot S100 reste compact, plus compact que certains de ses concurrents du segment comme les grosses briques Canon G12 ou Nikon P7100, avec ses 26 mm d’épaisseur. Il se glissera dans une poche en se faisant oublier, ce qui est une de ses grandes forces sachant qu’il est voué à être une alternative de qualité à un reflex numérique. Il inspire confiance, l’ajustement des pièces est précis et les matériaux utilisés sont qualitatifs.

Vélocité

Bien dans son époque, le Canon Powershot S100 est un appareil fluide dans son utilisation sans offrir un autofocus ultrainstantané comme on commence à en voir fleurir chez certains et sur le segment des compacts numériques hybrides. Le S100 embarque le nouveau processeur Canon DIGIC 5 qui, outre un traitement du signal du capteur soigné, est à l’oeuvre pour garantir la vélocité de l’appareil. Il lui faut environ une seconde pour prendre sa première photo après avoir appuyé sur le bouton de mise en marche et une demie-seconde, appareil allumé, pour faire le point et déclencher. Canon annonce un gain en vitesse de traitement de 6 fois par rapport à celle du DIGIC 4. Ceci permet aussi d’offrir des automatismes plus intelligents comme le mode scène auto baptisé Smart Auto qui reconnaît maintenant jusqu’à 32 scènes différentes pour y adapter ses paramètres.

Test du Canon S100
Le S100 dispose d’une sortie vidéo et d’un port HDMI.

Ergonomie du Canon S100

On est sur un sans faute du point de vue de l’ergonomie avec une roue arrière qui sert à régler les paramètres comme l’ouverture, la vitesse d’obturation ou la sensibilité ISO, roue complétée par une génialissime bague tournante crénelée autour de l’objectif qui permet, soit de changer de sensibilité, d’accéder à des positions préétablies du zoom, de changer de format d’image, etc. Nous y revenons plus bas en détail. Ces deux précieux outils sont complétés par une touche fonction programmable facilement. Ajoutez à cela le multicontrôleur arrière et le bouton d’accès direct à l’enregistrement vidéo, depuis n’importe quel mode de prise de vue et on obtient un compact numérique qui se pilote instinctivement et met tous les réglages à deux boutons / molettes de l’utilisateur. On peut aisément piloter l’ouverture et la sensibilité ISO en étant en mode priorité ouverture ou accéder au bracketting qui vous est proposé dès que vous touchez à la compensation de l’exposition, judicieux. Il existe aussi un mode HDR qui compile différentes expositions prises en rafale, mais nos essais sans trépied ont échoué. Il ne faut absolument pas bouger.

Fonctions de la bague autour de l’objectif :

Voici ce que l’on peut attribuer à la bague crénelée qui entoure l’objectif :
– sensibilité standard : auto, 80 à 6400 ISO
– correction de l’exposition (alors, la sensibilité est réglée par la touche de la roue codeuse +/-)
– réglage manuel de la mise au point avec affichage de la jauge et de la distance à droite de l’écran.
– réglage de la balance des blancs d’une teinte chaude / rougeâtre vers des tonalités plus froides / bleues
– zoom progressif : accède aux positions traditionnelles de la longueur focale, 24, 28, 35, 50, 85, 100 120 mm.
– i-contraste : règle la plage dynamique [off, auto, 200 et 400 %]
– format d’image
– la fonction attribuée à la bague est rappelée en bas de l’écran.

Test du Canon S100

Ce ne sont pas tous les compacts numériques qui offrent une ergonomie de l’accabit du S100. La bague crénelée autour de l’objectif y est pour beaucoup.

Touche « Func »

Voici les fonctions que l’on peut attribuer à la touche « Func » :
– permuter la fonction de la bague entre les réglages décrits ci-dessus
– activer la détection des visages
– i-contrast
– sensibilité iso
– balance des blancs
– balance des blancs personnalisée
– menu mes couleurs
– mode drive [vue par vue, rafale en continu, rafale avec AF]
– retardateur
– zone AF
– type de mesure de l’exposition
– filtre ND
– format d’image [16:9, 3:2, 1:1, 4:5]
– RAW ou JPEG
– AF Servo
– stabilisateur motorisé
– mémorisation de la mise au point
– mémorisation de l’exposition
– téléconvertisseur numérique
– extinction de l’affichage

Test du Canon S100

Le Powershot S100 embarque un capteur GPS bien pratique pour positionner les photos sur une carte dans Aperture ou Google Earth par exemple. Mais attention à l’autonomie déjà faiblarde du compact.

Objectif 24-120mm, luminosité et flou d’arrière-plan

Pour satisfaire un public plus large que le Canon S95, le Powershot S100 ajoute un peu d’amplitude à son optique qui passe d’un 28-105mm à un 24-120mm. Plus court en grand-angle, la focale de 24mm est tout de même plus actuelle. En télé, les amateurs apprécieront la possibilité de rentrer un peu plus dans le sujet.
La luminosité est appréciable en grand-angle à 24 mm avec une ouverture maximale de f/2.0, mais elle descend rapidement et passe à :
– f/2,2 à 28 mm
– f/2,8 à 35 mm
– f/4 à 50mm
– f/5 à 85mm
– f/5,6 à 100 mm
– f/5,9 à 120 mm

Alors la belle ouverture chute à vitesse grand V au fur et à mesure que l’on zoome pour tomber rapidement, dès 50mm, à f/4 et devenir franchement faible à 100 et 120 mm, f/5,9… À titre de comparaison, l’optique 4x [28-112mm] de l’Olympus XZ-1 qui offre aussi une belle ouverture en grand-angle [f/1,8), reste à un niveau plus élevé en télé puisqu’elle est de f/2,8 à 112 mm. Le Canon S100, à cette focale, évolue entre f/5,6 et f/5,9 et cela rendra plus difficile, voire impossible de détacher le sujet d’un fond flou. Dommage.

Test du Canon S100
Vous lisez bien : f/2.0 en grand-angle (chouette !)…. f/5,9 en télé (Zut !)

Filtre densité de gris

Canon a doté le S100 d’un filtre ND incorporé que l’on peut activer facilement via le menu contextuel qui s’affiche avec le bouton central du multicontrôleur « Func. /Set ». Ce filtre permet d’abaisser la luminosité qui arrive jusqu’au capteur pour accéder aux vitesses lentes par exemple pour créer un effet de filé sur une rivière. Cette fonction sera utile, car, diaphragme fermé au maximum, on est seulement à f/8 et contrairement à ce que vous connaissez sur votre reflex numérique, vous n’avez pas accès aux positions f/11, f/16, voire f/22.
Le filtre intégré à l’objectif du S100 permet de gagner 3 diaph.

Stabilisateur optique d’image « intelligent »

L’objectif du Powershot S100 est stabilisé par le dernier système optique qui, avec 7 modes de stabilisation, devient « intelligent » et reconnaît le type de scène cadrée pour utiliser le mode de stabilisation optique le mieux adapté. Tout ceci est transparent pour le photographe et sur le S100, on peut s’approcher des 1/20s, voire 1/10s et obtenir un bon taux de photos nettes.

Les photos du S100 dans Aperture

Le GPS embarqué du S100 permet de géotaguer les photos qui sont ensuite automatiquement positionnées par certains logiciels comme Aperture et sa fonction « Lieux ».

Il suffit ensuite de cliquer sur la tête d’épingle de l’endroit concerné pour qu’Aperture remonte la sélection de photos prises à cet endroit précis.

Appréciable, même si le capteur GPS pompe un peu d’énergie sur la batterie au détriment de l’autonomie.

Vidéo Full HD

Le mode vidéo du Canon S100 est assez classique, mais qualitatif grâce à la technologie CMOS [qui permet d’accéder au Full HD] et à la belle surface du capteur. Le mode Full HD est accompagné d’un mode ralenti qui filme en accéléré pour une diffusion en « slow motion » et un mode iFrame, pour filmer avec le format initié par Apple.

Absence griffe flash

Le flash pop-up est motorisé et prompt à sortir de son logement comme à se ranger tout seul quand on le désactive. Il offre les modes de prise de vue habituels comme la synchro lente, mais hélas pour ceux qui possèdent des flashs cobra Canon Speedlite, le Powershot S100 n’a pas de griffe porte-accessoire à l’inverse du gros Canon G12. Ils ne pourront donc pas bénéficier de la puissance et de la qualité de l’éclair de leur flash de reflex en e-TTL…

Test du Canon S100

L’écran arrière est protégé des rayures par une vitre en verre trempé. Un must sur un compact numérique.

Capteur CMOS 1/1,7″ et qualité d’image

Le capteur CMOS du Canon S100 gagne deux mégapixels par rapport à celui du S95 et conserve naturellement sa taille généreuse puisqu’il est moins minuscule que les capteurs de compacts numériques classiques ou de bridges [jusqu’à l’arrivée du Fuji X-S1 toutefois et son capteur 2/3″]. Avec une surface sensible de dimension un tiers plus généreuse que celle des appareils numériques classiques, le CMOS du Canon S100 permet une meilleure sensibilité, sensibilité en plus très bien exploitée par le processeur, nous y revenons ci-dessous.
Les fichiers JPEG sont assez peu appuyés côté traitement et le S100 a le bon goût d’offrir le format RAW [RAW + JPEG Fine disponible également], ce qui permettra d’en tirer le meilleur.
La dynamique du CMOS est élevée et appréciable. L’objectif fournit une qualité optique de bonne tenue cohérente avec le positionnement « expert » du S100, mais le piqué souffre sur les bords du champ à 24 mm.

DIGIC 5 et hautes sensibilités

Le Powershot S100  inaugure le nouveau processeur Canon DIGIC 5, plus puissant que le DIGIC 4 et analyse 4 fois plus d’informations. Colorimétrie, bruit, préservation des détails…. la qualité des photos du S100 bénéficie d’un traitement plus puissant. Et si Canon avance que 75 % de bruit serait supprimé en plus avec ce nouveau processeur, la marque fait une nouvelle fois la démonstration de son savoir-faire en termes de traitement du signal des capteurs et particulièrement de gestion du bruit. Ainsi, le diaph annoncé par Canon est bien au rendez-vous et les photos du Powershot S100 sont impeccables jusqu’à 800 ISO et à peine lissées à 1600 ISO, une sensibilité complètement exploitable. La performance est à souligner pour un compact.

Le S100 de 100 à 6400 ISO – extraits de vues à 100%.

Test du Canon Powershot S100 : conclusion

Le Canon S100 remplit sa mission avec brio qui consiste à offrir, dans un format éminemment compact, une qualité d’image premium. Pour cela, Canon lui a greffé un nouveau capteur dont les qualités sont bien exploitées par la puissance du processeur DIGIC 5. Mais ce concentré de qualités est apprécié, car facilement exploité par le photographe qui adoptera le S100 rapidement grâce à une ergonomie sans faute qui facilite les réglages fins pour ceux qui veulent exploiter les modes PSAM, jouer du bracketting, de la compensation de l’exposition avec notamment cette astucieuse bague de réglage autour de l’optique. Le S100 offre en plus la vidéo en Full HD et une finition de référence, l’écran étant en plus protégé des rayures par un verre trempé. L’optique est plus ambitieuse que sur son prédécesseur avec l’accès au 24mm, une jolie ouverture f/2.0 en grand-angle et une position télé un peu plus longue, pour plus de polyvalence.
On frôle le sans-faute sur le Canon S100, ce qui nous fait d’autant plus regretter une ouverture maximale qui devient rapidement trop modeste, ce qui ne permettra pas de créer de beaux flous d’arrière-plan en télé. Si ce critère est vital à vos yeux, il faudra regarder du côté du FujiFilm X10 qui offre une ouverture plus convaincante en télé [f/2,8] ainsi qu’un capteur un peu plus grand, mais sur un format plus encombrant.
En bloc-note numérique de qualité à avoir tout le temps avec soi, le Canon Powershot S100 est, pour l’heure, imbattable.

+ Excellente qualité d’image jusqu’à 800 ISO
+ Bonne dynamique
+ Ergonomie presque idéale
+ Facilité d’accès aux modes PSAM, au bracketting, aux réglages fins
+ Bague additionnelle de réglage autour de l’objectif
+ GPS
+ Format réellement compact pour un APN « expert »
+ Ouverture f/2.0 en grand-angle
+ Écran protégé par un verre trempé
+ Caisson étanche disponible en option [40m]

– Ouverture maximale trop modeste dès que l’on zoome
– Autonomie bien modeste [GPS désactivable dans le menu]
– Absence de griffe pour flash externe
– Un ticket d’entrée à plus de 400 euros

Photo prise à 800 ISO.

Photo « nature », le Powershot S100 ne force pas le traitement et joue la carte de la fidélité des couleurs.

La même photo passée à la moulinette du plug-in Photoshop Perfectly Clear améliore la netteté perçue, le contraste et renforce les couleurs.

Sur cette photo prise à f/4 ( à 60 mm et 100 ISO], on voit bien que l’ouverture maximale à cette focale est assez limitée ce qui, avec une surface sensible qui reste assez réduite, conduit à un fond peu flouté et si flou il y a, il est assez peu esthétique lorsqu’on zoome dans l’image. Les amateurs de jolis « bokeh » ne seront pas comblés par le Canon S100.
Cliquez sur la vignette pour télécharger le fichier JPEG d’origine. [4 Mo].

L’automatisme HDR intégré du S100 ayant échoué à aligner les photos qu’il prend en rafale (trépied hautement recommandé), nous avons pris trois photos en bracketting (+/- 1,5 EV) et opéré le traitement HDR dans HDR Efex Pro, ici avec un rendu assez naturel…

… ici avec un rendu artistique.

Voici la photo d’origine sans correction d’exposition. Si le radiateur de cette vieille carcasse est sous-exposé, on remarque la belle latitude d’exposition du capteur CMOS dont la plage dynamique est intéressante sur le terrain.



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