Test du Fujifilm FinePix X10

Test du Fujifilm FinePix X10

Voici le test du Fujifilm FinePix X10, dernier compact numérique expert à voir le jour sur le marché.

Publié le 2 décembre 2011 - 0:00 par La rédaction

Finepix X10 : second représentant de la série X chez Fujifilm

Le Fuji X100 fit sensation dès sa « pré-annonce » à la Photokina 2010 et
son succès ne se dément pas depuis son lancement commercial en milieu
d’année. Fujifilm s’est fait un nom dans le compact premium, à la
qualité d’image sans compromis avec un capteur de qualité, une optique
de haut vol, une ergonomie traditionnelle efficace, un viseur hybride
innovant et une finition qui tend vers ce que l’on fait de mieux sur un
appareil photo numérique, inspirée par l’esprit Leica (lire le test du Fuji X100).
Mais ce que l’on ne savait pas en septembre 2010, c’est que Fuji avait
une gamme « X » entière dans les tuyaux. En septembre dernier, le
fabricant nippon levait le voile sur le FinePix X10, compact premium lui
aussi, destiné aux « amateurs-experts », équipé d’un capteur CMOS 2/3″ et
d’une belle optique lumineuse 24-112mm f/2,0-2,8. Voici le test du
Fujifilm X10.

Le test du Fujifilm X10
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Voici le FinePix X10, second APN de la série X chez Fujifilm. Il vient d’être rejoint par le bridge X-S1.
Merci au Studio Gonnet qui nous a apporté son concours pour tester le X10.

Rappel des principales caractéristiques du Fujifilm X10

– Capteur EXR CMOS 12 mégapixels de 2/3″ de diagonale
– Objectif Fujinon 4x équivalent 28-112mm F/2.0-2.8
– Mode macro à 1 cm du sujet
– Stabilisation optique de l’image
– Zoom numérique « intelligent » 2x
– Sensibilité de 100 à 3200 ISO (jusqu’à 12 800 ISO en faible résolution)
– Vidéo Full HD avec son stéréo
– Stockage sur cartes SD/SDHC/SDXC
– Format RAW
– AF par détection de contraste à 49 zones
– Modes EXR : résolution / haute sensibilité / plage dynamique
– EXR Auto : détection de scène parmi 98 choix
– Rafale 7 i/s en pleine résolution ( jusqu’à 10 i/s en taille M)
– Mode simulation de films
– Viseur optique
– Écran 2,8″ / 460 000 pixels
– 330 grammes sans batterie ni carte mémoire
– Sabot pour flash externe

Look rétro et finition premium

Si le look du X100 ne laisse franchement personne indifférent, alors que
nous ne nous y attendions pas, nous sommes littéralement tombés
amoureux du X10 dès le premier contact : il est plus beau en vrai qu’en
photo ! Massif et plus encombrant que sur les visuels, il est du format
du Canon G12 avec lequel les acheteurs potentiels ne manqueront pas de
le comparer (belle optique, grand capteur, ergonomie experte et viseur
optique). La construction du X10 fait la part belle au métal pour la
plaque supérieure et inférieure, laquées dans un noir satiné ainsi que
pour les commandes comme pour les bagues de choix du mode de prise de
vue, celle de la correction d’exposition ainsi que pour le fut de
l’objectif.

Le test du Fujifilm X10

X10 : made in Japan

Fujifilm X10
Le CMOS du Fuji X10 et son processeur moderne lui permettent d’offrir
des rafales rapides (7 i/s en 12 mégapixels), la vidéo Full HD et la
prise de vue panoramique jusqu’à 360° par balayage

Ergonomie traditionnelle soignée

À cette finition premium totalement réussie, le FinePix ajoute une
ergonomie sans défaut ou presque et qui favorise l’utilisation intensive
des modes PSAM, des réglages de l’ouverture ou de la correction de
l’exposition. La bague du choix des modes de prise de vue est bien
remplie comme on l’aime pour un accès direct à 11 modes différents, une
bague crénelée dédiée à la correction de l’exposition qui rend les
retouches de luminosité un jeu d’enfant, la bague manuelle de zooming
qui indique les différentes focales-clés (28, 35, 50, 85 et 112 mm), ou
encore les touches « AE » qui permet de choisir le mode de mesure de
l’exposition, les touches « AF » et « WB » qui donnent accès au choix du
collimateur autofocus et aux réglages de la balance des blancs. Un
taquet dédié au mode d’AF (continu, vue par vue ou MAP manuelle) est
situé sur le devant de l’appareil. Ajoutez à cela la touche « Fn »
personnalisable à laquelle on assignera certainement le réglage de la
sensibilité ISO et la touche RAW qui permet, quand on shoote en JPEG, de
passer en RAW à la volée. Le photographe passionné, cible du X10, sera
comblé. Si nous voulions pinailler, nous dirions que nous aurions aimé
une bague de réglage des ISO… comme sur le Canon G12. Voilà qui est
fait.
Tous ces réglages sont ensuite modulables par la molette arrière
cliquable ou par la roue codeuse arrière, la même que sur le FinePix
X100, que nous aurions aimé voir redessinée.

Le test du FinePix X10

Le X10 n’est pas chiche en molettes et bagues de sélection, mais il
perd les traditionnelles roues crantées ouverture / vitesse du X100.

Détail sympa : c’est l’objectif qui permet de mettre en marche
l’appareil dès que l’on tourne celui-ci, il sort de la position off et
s’érige. Le zooming est manuel et doux, mais les doigts de la main
gauche qui actionne l’optique viennent buter sur ceux de la main droite
qui tiennent le boitier, ce qui peut être gênant. Il faudra aussi
veiller à ne pas égarer le bouchon d’objectif que l’on doit enlever
manuellement avant la mise sous tension du X10.

Le test du Fujifilm X10
La molette arrière du haut est cliquable.

Le FinePix X10 offre les modes EXR : priorité résolution, haute sensibilité ou plage dynamique.

Un véritable viseur optique

Rares sont les compacts, même experts, équipés d’un vrai viseur optique.
Quand viseur optique il y a (cf le Canon G12…), il est souvent si
étriqué et peu lumineux qu’on a tôt fait de le délaisser. Le viseur du
X10 est bien meilleur que ce qu’offre la concurrence avec une visée
assez agréable, car claire et assez large qui prendra avantageusement le
relais en conditions de forte luminosité, car l’écran 3″ / 460 000
points devient vite illisible.

Le test du Fujifilm FinePix X10
Le viseur optique, un atout pour le X10.

Son écran montre vite ses limites en plein soleil.

Réactivité

Le FinePix est véloce et bien dans son temps avec une mise au point qui
paraît éclair et un temps de latence au déclenchement imperceptible.
Après une photo, le X10 est prêt à remettre le couvert en une
demie-seconde. Le mode rafale peut atteindre 7 i/s sur 12 vues
consécutives et en résolution maximale, soit 12 mégapixels.

Objectif Fujinon

L’objectif du FinePix X10 équivalent 28-112 mm est lumineux avec
une plage d’ouverture maximale de F/2.0 en grand-angle, comme le Canon
S100 que nous venons de tester également (cf le test du Canon S100), mais ici de F/2.8 au
télé à 112 mm, idéal pour détacher le sujet du fond flou pour un
portrait et créer le fameux effet de bokeh. L’objectif a été développé
pour le FinePix X10 et utilise 3
lentilles asphériques (6 surfaces au total) et deux en verre à très
faible dispersion, l’équivalent du verre ED chez Nikon par exemple.
L’objectif du X10 est stabilisé.
C’est une belle optique qu’a produit Fujifilm pour le FinePix X10, un
objectif à la qualité optique optimale pour un compact et qui sert avec
brio le capteur CMOS 2/3″ du compact.

Voici sa plage d’ouvertures maximales par focale :
– 28 mm : f/2,0
– 35 mm : f/2,2
– 50 mm : f/2,2
– 85 mm : f/2,5
– 112 mm : f/2,8

Le Fuji X10
La belle optique 4x du Fujifilm X10 : du verre ED et 3 lentilles asphériques.

Ouverture / taille de capteur et flou d’arrière-plan

Le cumul d’une optique très lumineuse pour un compact et d’un capteur
assez généreux en taille aboutit à la possibilité de maîtriser la
profondeur de champ et donc de pouvoir créer de beaux flous
d’arrière-plan de façon plus franche qu’avec un compact à plus petit
capteur. Autant le Canon S100 nous a emballés lors de son test, autant
sa piètre ouverture en télé de seulement f/5,9 nous est vite apparue
très frustrante, nous empêchant de créer un effet de bokeh en photo de
portrait, dommage. Le X10, par contre, donne une meilleure maitrise du
modelé de la photo.
D’ailleurs, le diaphragme de son objectif est de type circulaire et
composé de 7 lamelles, toujours pour un flou d’arrière-plan plus harmonieux.


Différence de rendu entre f/2,8 et f/11 à 112mm.

Qualité d’image : un capteur CMOS performant

Le capteur est qualitatif avec une dynamique étendue bien exploitée par
le mode EXR dédié à la plage dynamique dont l’effet est visible sur les
photos :


Ici le mode EXR DR a permis de
retrouver de nombreux détails dans les nuages et sur la dernière lignée
de montagnes sur ce paysage contrasté qui avait tout à gagner à être
pris dans ce mode.

Sa sensibilité confortable fournit des images parfaites jusqu’à 800 ISO
avant qu’un léger lissage se fasse sentir à 1600 ISO. Ce n’est
qu’à 3200 ISO que la situation se dégrade plus franchement. Le X10
pourra donc s’utiliser sans complexe jusqu’à 800, voire 1600 ISO. Le
format RAW proposé est une sécurité supplémentaire pour assurer un
traitement plus fin des photos aux hautes sensibilités sous un logiciel
spécialisé ou un soft performant en matière d’atténuation du bruit,
comme
DxO Optics Pro par exemple.
Capteur sensible et objectif lumineux (f/2,0 en grand-angle), voilà qui
permet au X10 de s’affranchir de son flash interne en photo d’intérieur.


Rendu standard (Provia)


Rendu Fuji Astia doux

Rendus argentiques Fujifilm

Fujifilm tire sur la corde sensible du photographe expert et offre,
installés dans l’appareil, différents rendus de pellicules argentiques
maison couleur et noir et blanc, ce qui permet facilement de varier les
rendus, ici avec des couleurs chatoyantes et un contraste rehaussé, là
au contraire avec des couleurs plus discrètes et un contraste doux comme
avec le rendu Astia.

Test du Fujifilm X10 : conclusion

Avec la même recette qui a fait le succès du X100, son grand frère APS-C
à focale fixe, le FinePix offre une finition irréprochable, un agrément
d’utilisation incontestable et une qualité d’image supérieure à ce qui
se fait sur son segment. Le bel objectif lumineux et le capteur plus
large que sur la concurrence offrent une image de grande qualité et une
bonne maîtrise de la profondeur de champ. Le X10 n’usurpe donc pas son
appellation « X » et prendra, nous n’en doutons pas, une des toutes
premières positions dans les fourretouts des photographes passionnés en
quête d’un compact de qualité à l’ergonomie traditionnelle, mais
moyennant un ticket d’entrée de plus de 500 euros.
Le Fuji X10 pourra aussi être une alternative aux yeux de ceux dont la
focale fixe du X100 est trop limitative, mais au sacrifice du capteur
APS-C de ce dernier.

+ Qualité de fabrication, design
+ Ergonomie traditionnelle efficace
+ Qualité d’image jusqu’à 1600 ISO
+ Objectif qualitatif et lumineux
+ Mode EXR « Dynamic Range » efficace
+ Viseur optique supérieur à la moyenne
+ Video Full HD
+ Activation par manipulation de l’objectif
+ Zooming manuel

– Bouchon d’objectif désolidarisé de l’appareil (risque de perte)
– Paralaxe viseur / réalité
– L’objectif gêne la visibilité dans le viseur optique jusqu’à 50 mm
– Couverture du viseur optique

L’objectif du X10 offre quelques repères visuels pour accéder aux focales traditionnelles.

Test du Fujifilm FinePix X100 : galerie de photos téléchargeables

Voici quelques photos issues de notre test du X10. Vous pouvez les
télécharger en pleine résolution (JPEG Fine issus de l’appareil sans
traitement) en cliquant sur les vignettes ci-dessous.


100 ISO – 1/500s à f/5.0


100 ISO – 1/600s à f/5,6


100 ISO – 1/550s à f/7,1


100 ISO – 1/640s à f/5,6


100 ISO – 1/420s à f/4,5


100 ISO – 1/250s à f/2,8


100 ISO – 1/340s à f/7,1


100 ISO – 1/280s à f/7,1


100 ISO – 1/320s à f/7,1


100 ISO – 1/400s à f/9


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