Test du Fujifilm X-Pro1

Test du Fujifilm X-Pro1

Quatre jours en tête-à-tête avec le Fuji X-Pro1 sur l’île de Malte et 500 photos plus tard. Voici le test du Fujifilm X-Pro1.

Publié le 27 mars 2012 - 0:00 par La rédaction

 

LE X-PRO1 à l’utilisation

Le Fujifilm X-Pro1 est un appareil qui reprend à dessein l’ergonomie traditionnelle des appareils photo télémétriques avec, en ligne de mire, le Leica M9. Mais nous y reviendrons.

Finition

: le X-pro1 arbore fièrement un « made in Japan » gravé sur son boitier métallique, gage de qualité de fabrication et de soin apporté à l’assemblage des exemplaires de l’appareil premium Fuji. C’est vrai que la qualité est au rendez-vous et le X-Pro1 donne un sentiment de robustesse, un sentiment toutefois terni sa légèreté : le X-Pro1 est peu dense et la première prise en main est surprenante, car il est vraiment plus léger que l’on pourrait le penser en le voyant. Mais nous n’allons pas nous plaindre de sa légèreté, au contraire. Toutes es bagues de réglages sont en métal et il en est de même pour les fûts des objectifs Fujinon XF. La baïonnette (monture X) est bien entendu elle aussi en métal. Digne héritier du X100 dans l’esprit, optique interchangeable et nouveau capteur X-TRANS en plus, le X-Pro1 est le porte-drapeau de la famille des Fujifilm-X et sa finition le laisse transparaître. Face au Leica M9, s’il ne souffre pas de défaut d’assemblage, il semble toutefois un cran moins cossu et massif. Il est vendu près de quatre fois moins cher…

Publicité

 

Ergonomie du X-Pro1 : enseignements du X100

L’ergonomie du X-Pro1 a tiré quelques leçons du X100 et, mis à part la réplication de la bague de correction de l’exposition placée au mauvais endroit ce qui risque de provoquer une sur ou sous-exposition involontaire, le X-pro1 affiche presque un sans-faute. Cette fameuse bague de correction de l’exposition est très utile, mais placée au mauvais endroit et nous nous sommes fait avoir à plusieurs reprises. Son mouvement a été resserré manifestement par rapport au X100, mais elle peut encore bouger sans que l’on s’en aperçoive. Nous aurions adoré voir le X-pro1 adopter une bague de réglage de la sensibilité. D’ailleurs, la sensibilité ISO n’est pas accessible par aucun des boutons par défaut et c’est la fonction que l’on assignera certainement au bouton programmable « Fn » situé sur le pont supérieur du X-pro1.

L’utilisation du Fuji X-pro1 est d’une fluidité exemplaire grâce à plusieurs atouts ergonomiques : le bouton « Q » (pour Quick) qui active le « Q Menu » et affiche de nombreux paramètres réglables aisément avec le bouton multifonction et la molette cliquable. Que l’on essaie de régler la sensibilité, le format d’image, le rendu du mode de simulation de film ou l’accentuation des JPEG, tout se fait en 2 secondes pas plus une fois que l’on a saisi le truc.

Dans sa conception, le X-Pro1 a été travaillé par Fujifilm pour une utilisation en mode priorité ouverture ou vitesse. En priorité ouverture, on laisse la bague des vitesses sur la position automatique et on joue ensuite sur l’ouverture du diaphragme sur l’objectif, un diaphragme qui se règle physiquement sur la bague dédiée à cela et par 1/3 s’il vous plaît. Le crantage est doux et franc.

 

Touche Drive

La touche « drive » donne accès à bien plus que l’habituelle motorisation. D’ailleurs, le X-Pro1 n’a pas de retardateur, mais on peut y monter une télécommande filaire classique sur le déclencheur. La touche Drive permet d’accéder au mode rafale (3 ou 6 i/s), mais aussi à des modes comme le mode vidéo (bien caché dans ce menu), la prise de vue panoramique par balayage ou encore le braketing. Ce braketing est intéressant, car il permet de « braketer » différents paramètres, en plus de l’habituelle exposition, comme la sensibilité, la plage dynamique ou le mode de simulation de film pour, par exemple, en une seule et même photo, prendre à la fois la photo en JPEG normal, la même en noir et blanc et encore une version noir et blanc avec filtre rouge ou décliner un portrait sur les deux nouveaux rendus de film Pro Neg S et Pro Neg H.

 

Viseur hybride II

On compte les appareils photo non reflex dotés d’un viseur optique sur les doigts d’une seule main. Le viseur hybride du X-Pro1 vient les coiffer tous avec le cumul d’une visée claire et large et d’un fonctionnement hybride qui permet d’afficher de nombreuses informations en surimpression lorsque l’on est en visée optique classique (horizon, points AF, histogramme, etc…) On peut conserver l’envie de viser via l’oeilleton mais en affichant la visée vidéo qui permet de visualiser l’acuité de la balance des blancs, le rendu du mode de simulation de film, l’effet de la correction d’exposition appliquée, etc. Ou pourra même garder l’oeil dans le viseur pour effectuer des réglages en faisant remonter le « Q menu » dans celui-ci. L’EVF TTL offre naturellement une couverture de 100% de l’image cadrée et peut s’avérer intéressante aussi quand on est sur les longues focales. Pour s’adapter au changement de focale, le viseur du X-Pro1, par rapport à celui du X100 qui restait scotché à sa focale 23mm, s’enrichit d’une lentille supplémentaire qui vient modifier le grossissement du viseur. Ainsi, quand on passe du 18mm au 35mm, la lentille vient magnifier l’affichage pour que les cadres collimatés restent assez près des bords. L’agrandissement passe de 0,37x à 0,6x pour les 35mm et 60mm macro. Pour ce dernier, équivalent 90mm, l’agrandissement reste le même et le cadre utile est assez étroit dans l’image. Certains vous diront que cela permet d’anticiper l’arrivée d’un sujet dans le cadre, ce qui n’est pas faux. Pour les autres, le retour à la visée électronique permettra d’exploiter la totalité du viseur.
Les myopes pourront greffer un correcteur dioptrique optionnel au viseur hybride génération II du X-Pro1.

Avec une bonne prise en main (qui peut être encore améliorée avec un grip optionnel), le Fujifilm X-pro1 est un plaisir à l’utilisation avec les automatismes semi-débrayables : Q menu utile, molette cliquable, bague de diaph sur les objectifs, touche Fn programmable, viseur hybride, déclenchement informatif avec un obturateur assez feutré, etc.

 

Autofocus

C’est un petit taquet physique bien pratique, situé sur la face avant de l’appareil qui fait permuter l’autofocus entre le mode vue par vue, le mode continu et la mise au point manuelle dont le réglage se fait de manière fluide via la bague physique située sur les objectifs (plus ou moins large selon les modèles). Lorsqu’il bénéficie d’une lumière généreuse, l’autofocus est assez réactif, en tout cas, il n’est pas pénalisant. Les choses se gâtent quand la lumière vient à manquer, l’autofocus du X-Pro1 peut alors avoir de la difficulté à accrocher son sujet. Sa performance en basse lumière diffère selon l’objectif utilisé. Une mise à jour du firmware sera bienvenue si Fujifilm veut bien retravailler la réactivité de son automatisme de mise au point qui est bien loin des standards actuels, hybrides et compacts compris.
D’ailleurs, le X-Pro1 est également assez lent à digérer les photos prises et il lui fait plusieurs secondes pour enregistrer une photo prise en RAW sur une carte mémmoire, y compris une carte rapide.

 

Simulation de film

C’est une tradition chez Fujifilm : les appareils offrent des possibilités de simulation de film argentique. C’est le cas sur le X-Pro1 qui peut simuler une pellicule Fuji Astia ou Provia, comme basculer en noir et blanc avec ou sans filtre coloré. On peut aussi comme nous l’avons vu, braketter la simulation de film pour décliner sa photo selon trois rendus différents. Le X-pro1 inaugure deux nouveaux rendus de simulation de film :
– le Pro Neg S : adapté au portrait en désaturant de manière sélective les tons chair et en adoucissant leur contraste.
– le Pro Neg H (ou 160C) qui reprend le rendu des tons chairs du Pro Neg S mais en boostant un peu plus les autres couleurs pour un rendu plus vif et dynamique sur ce qui entoure le sujet.
Ce sont au total 10 rendus qui sont préenregistrés sur le X-Pro1, mais on peut aussi mémoriser ses propres préréglages en jouant sur les tonalités, hautes et basses lumières, la saturation, la dynamique et l’accentuation.

 

Vidéo 1080p

Le mode vidéo est bien présent sur le X-pro1, mais aussi bien caché ! On y accède par le menu « Drive ». Les réglages sont minimalistes. En fait, on a guère le choix qu’entre HD et SD. La vidéo HD est tournée en Full HD, à la cadence de 24p (progressif donc) et enregistrée en H.264. Fujifilm nous a confié que la vidéo a bien failli faire l’objet d’une impasse sur le X-Pro1, certains la jugeant peut-être antinomique avec les valeurs de la photographie traditionnelle portées haut par cet appareil.
Voici une courte vidéo filmée avec le X-Pro1 :

 

Panoramique

Initiée par Sony grâce à ses capteurs CMOS, la prise de vue panoramique est tout à fait fonctionnelle sur le X-Pro1. Si son fonctionnement semble hérétique, cette fonction assemble avec un taux de succès dans la moyenne haute, les images prises en rafale lorsque l’on pivote l’appareil. On a le choix de l’angle total capturé et du sens de rotation.

 

Test du Fujifilm X-Pro1 : Qualié d’image

Partis de zéro pour créer le X-Pro1, les ingénieurs Fujifilm n’ont rien laissé au hasard quant à l’optimisation de la qualité d’image et de nombreux détails ont été travaillés pour aboutir à ce que Fuji revendique comme une qualité supérieure à un reflex Full Frame. Rappelons que le Fuji X-Pro 1 possède un capteur de taille APS-C. Fujifilm met en avant une combinaison d’éléments :

Capteur X-TRANS : c’est une innovation importante qui est au coeur du X-pro1, son capteur APS-C CMOS 16 mégapixels baptisé X-TRANS. « TRANS » pour « transparancy » puisque Fuji a réussi à se passer du filtre passe-bas, un filtre qui a pour fonction de flouter l’image modérément afin d’éviter l’apparition de moiré. Il en résulte une résolution optimale puisque le capteur donne alors tout ce qu’il a comme potentiel de restitution des détails. Mais un capteur défiltré est habituellement générateur de moiré sur des motifs répétitifs. Et pour éviter l’apparition d’artefacts, Fujifilm a mis au point une matrice plus complexe que la traditionnelle matrice de Bayer qui est pénalisée par une répétition d’un motif de 4 pixels quand la nouvelle matrice Fuji offre une répartition par blocs de 36 pixels et casse la périodicité du motif, empêchant ainsi la création de moiré. Fujifilm aurait aimé reproduire la répartition aléatoire des grains d’argents dans la chimie argentique, difficilement industrialisable sur une matrice de capteur numérique, mais on s’en approche. En tout cas nos photos-tests montrent que le capteur X-TRANS n’est en effet pas générateur de moiré. De plus, avec 2,5 pixels verts pour 1 bleu et un rouge, la matrice est, selon Fujifilm, plus fidèle à la vision humaine.
Objectifs Fujinon XF : Maillon vital de la chaine, l’objectif est au coeur du savoir-faire Fujifilm avec la marque Fujinon. Les trois objectifs Fujinon XF 18mm, 25mm et 60mm macro embarquent des formules optiques très travaillées avec comme objectifs :l’homogénéité du piqué sur le champ et le plein rendement dès la pleine ouverture. Pour y arriver, les ingénieurs Fujifilm ont conçu une monture aux caractéristiques bien précises (flange back et back focus réduits pour une incidence optimale des rayons lumineux sur le capteur. La documentation technique de la monture Fuji-X sera communiquée aux opticiens indépendants et l’on pourrait voir sortir des objectifs Sigma, Tamron, Zeiss… pour le X-pro1. (ou les X-Pro devrions-nous dire, car le X-Pro1 ne sera que le premier X-pro).
Lamelles de diaphragme : elles sont incurvées selon une courbe progressive afin d’assurer un diaphragme autant circulaire que possible à toutes les ouvertures. Leur extrémité est biseautée pour réduire d’autant leur tranche et éviter qu’une infime partie des rayons lumineux ne rebondisse sur cette tranche du diaphragme. Ce détail résume assez bien l’attention portée à tout ce qui peut optimiser la qualité d’image sur le X-pro1.

Profiter du JPEG

Le X-Pro1 demande un dématriçage bien particulier de ses fichiers RAW du fait de la matrice non conventionnelle utilisée par le capteur. A ce jour, seul le logiciel maison peu convaincant, Silkypix, permet de développer les fichiers bruts du X-pro1 et le JPEG offre finalement de nombreux avantages : il laisse le X-Pro1 dématricer les images, il corrige les défauts optiques (vignettage, distorsion, aberration chromatique), réduit le bruit et peut appliquer une extension de la dynamique ou un rendu de film argentique.
Le choix de la plage dynamique étendue est de 200% à 200 et 400 ISO et de 400% à partir de 800 ISO.
Il sera peut-être finalement malin de profiter du JPEG sur le X-Pro1, ce qui évitera des heures enc chambre blanche à fignoler ses fichiers RAW sur Lightroom ou Aperture. Mais on peut aussi jouer la sécurité en doublant la photo d’un RAW, fichier brut que l’on peut aussi développer directement sur l’appareil en gardant la maitrise de nombreux paramètres. Le message est clair : si vous pensiez abandonner votre Leica M6 ou M7 pour un X-Pro1, vous pourrez le faire sans avoir à consacrer plus de temps à la partie « labo » de la postproduction.

Sur
une base très saine qui est le CMOS APS-C conçu et fabriqué par Sony, en 16 mégapixels,
Fujifilm a réalisé un travail important de réduction du bruit tout en
conservant les détails afin de positionner le X-Pro1 face aux meilleurs
reflex numériques Full Frame. En effet, chez Fujifilm, on estime qu’il peut venir
concurrencer un Canon EOS 5D Mark II ou un Leica M9, des appareils Full Frame, en termes de gestion du bruit et de piqué.

Voici notre photo-témoin prise avec le X-Pro1, en JPEG, de 200 à 25600 ISO, avec accentuation réglée sur 1 (ce qui donne d’ailleurs une image relativement peu accentuée
afin de laisser au photographe une marge de traitement, mais mérite d’être augmenté un peu). Le X-Pro1
n’offre pas de position 100 ISO et c’est regrettable. L’explication technique serait le remplissage des puits des
photosites qui ne permettrait pas de gagner en dynamique en abaissant la
sensibilité de 200 à 100 ISO et pourtant, on sait de quoi ce capteur est capable en la matière (13,9Ev sur le Nikon D7000 et 14,4 EV sur le Nikon D800, un full frame mais avec la même base de capteur). Si vous photographiez en RAW, le X-Pro1 ne
pourra pas de dépasser 6400 ISO laissant le soin à ses algorithmes de traiter les fichiers RAF du X-Pro1 à 12800
et 25600 ISO.

Ces images affichées à 100% sur un crop de 500 x 250 pixels, prises avec
l’objectif XF60mm f/2.4 macro, montrent l’excellent travail réalisé par
Fujifilm : le X-Pro1 offre une qualité d’image exemplaire de 200 à 3200
ISO. On ne note une première dégradation que vers 6400 ISO avec
l’apparition (mais tardive) de quelques moutonnements. 6400 ISO reste une sensibilité
exploitable. A 12 800 ISO et 25 600 ISO, le
lissage du bruit du X-Pro 1 dégrade l’image de façon graduelle, mais
12 800 ISO, les détails résistent à ce traitement et c’est d’ailleurs
une des caractéristiques de ce couple capteur CMOS X-TRANS et traitement
Fujifilm que de conserver une netteté importante sur les hautes
sensibilités, l’extraction du filtre optique passe-bas ne doit pas y être étranger : le processeur a plus d’information à moudre pour conserver les détails et atténuer le bruit.

Piqué

Sur cette scène plus spiritueuse… photographiée de 1600 à 6400 ISO avec le X-pro1 et l’objectif XF50mm F1.4, on note à la fois la propreté de l’image et la conservation du piqué sur le zoom de l’étiquette de St Emilion 2007 (une grande année, mai son s’carte du sujet…), un piqué élevé puisque le texte est clairement lisible, y compris à 6400 ISO.


Télécharger le fichier d’origine de cette photo pleine résolution 1600 ISO, 3200 ISO et 6400 ISO.

SAV X-Pro

Le service n’est pas encore complètement callé, mais Fujifilm travaille à l’élaboration d’un SAV Fuifilm Premium à destination des photographes propriétaires de X-Pro1. Ce service ne sera pas facturé et inclura une extension de garantie de 2 ans pour un total de 3 années, ainsi qu’un passage prioritaire des X-pro1 dans les ateliers du service technique Fuji et l’envoi à votre domicile d’un colis vide Chronopost qui vous permettra de faire parvenir votre X-pro1 défectueux au SAV en express. Les réparations devraient en général se faire dans la semaine.
Voici une initiative à saluer, initiative que l’on verrait bien adoptée par d’autres marques de boitiers pros…

 

Les concurrents du Fuji X-Pro1

Nouveau et novateur, le concept du X-Pro1 arrive sur un marché haut de gamme et va faire un peu d’ombre à certaines références à commencer par le Leica M9 car, avec un capteur plus performant et un tarif quatre fois moindre, le X-Pro1 reprend la philosophie du Leica M9 et peut accepter les objectifs Leica-M avec l’adaptateur idoine lancé par Fuji dans les semaines qu viennent. Look, finition, qualité d’image, objectifs haut de gamme, etc… bien des choses dans l’ADN du X-Pro1 laissent penser que sa cible est le Leicaïste, argentique ayant quelques velléités de passage au numérique ou les clients qui louchaient sur le M9 sans pour autant pouvoir financièrement se le payer.
Une autre cible de choix du X-pro1 est déjà toute acquise à sa cause : les photographes propriétaires de X100. Appareil premium, le X100 a séduit 100 000 utilisateurs sur la planète. Gageons que nombre d’entre eux, moyennant un surcoût conséquent toutefois, aimeraient passer au X-Pro1.
Fuji dit également souhaiter marcher sur les platebandes des reflex numériques Full Frame comme le Canon EOS 5D Mark II. Visée reflex, spontanéité, prise en main, gamme optique… seule une infime frange peut véritablement être séduite par le X-Pro1.

Conclusion

Clairement, le Fujifilm X-Pro1 est un des plus beaux appareils qui soit passé entre nos mains ces 7 dernières années.
Son ergonomie fait appel à nos réflexes de photographes et sa finition est exemplaire : c’est aussi un bel objet en soi. Le soin apporté à de nombreux détails dénote le professionnalisme de Fujifilm dans l’élaboration de l’appareil et aboutit à une qualité d’image supérieure à tout appareil APS-C. La promesse de rivaliser avec des reflex numériques Full Frame ne tient plus en 2012 avec la sortie des Canon EOS 5D Mark III et du Nikon D800, mais le piqué des photos du X-pro1 grâce à son capteur défiltré et les beaux cailloux Fujinon XF et l’excellente gestion du signal aux hautes sensibilités lui permettent d’accéder à des tirages de grande dimension.

X-pro1 : ses qualités

– Qualité d’image : piqué et sensibilité basse lumière
– Ergonomie traditionnelle efficace
– Viseur hybride et adaptation des cadres colimatés
– Look traditionnel
– Q menu + molette cliquable très pratiques
– Simulation de films
– Qualité des objectifs
– Service premium et extension de garantie pour le SAV X-Pro1

 

X-pro1 : aires de progrès

– Autofocus indigent en basse lumière
– Sensibilité minimale de 200 ISo seulement
– absence stabilisation
– Molette de compensation de l’exposition toujours mal placée
– mode vidéo minimaliste
– Autonomie perfectible
– Gamme optique balbutiante

Rappel des tarifs :
– X-Pro1 : 1599 euros
– Objectif XF18mm f/2.0 : 579 euros
– Objectif XF 35mm f/1.4 : 579 euros
– Objectif XF 60mm f/2.4 macro : 629 euros

Test du Fujifilm X-Pro1 : galerie de photos téléchargeables

Vous pouvez télécharger la photo d’origine en JPEG pleine résolution de chaque miniature en cliquant dessus.

 

800 ISO – f/6,4 – 0,7s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4

6400 ISO – f/2,8 – 1/14s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4
Pour juger de la netteté, la mise au point a été réalisée sur les
tabourets. Etant ouvert à f/2.8, ce 35mm équivalent 53mm donne un rendu
progressivement flouté du bar et de l’arrière-plan. Cette photo prise
6400 ISO illustre bien le rendu propre, mais naturel, sans lissage
excessif et avec une bonne conservation des détails du X-Pro1. Mais
1/14s à main levée, la netteté est limite et on regrette vraiment que le
X-Pro1 ne soit pas stabilisé ou qu’aucun objectif n’offre encore à ce
jour de dispositif de stabilisation d’image.

200 ISO – f/2,8 – 1/60s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4

200 ISO – f/5,6 – 1/140s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4

200 ISo – f/8 – 1/105s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4
Cette photo est idéale pour se faire une idée du niveau élevé de
détails qu’est capable de restituer le X-Pro1 avec un objectif taillé
pour lui. Téléchargé en pleine résolution, on peut zoomer pour retrouver
l’intégralité des broderies du rideau de cette fenêtre de l’île de Gozo
qui jouxte l’île principale de Malte.

200 ISO – f/2,8 – 1/120s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4

1600 ISo – f/1.8 – 1/20s simulation film N&B
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4

1600 ISO – f/2,2 – 1/40s
Objectif Fujinon XF35mm f/1.4
Cette photo cumule des sources lumineuses artificielles de
différentes températures de couleur. La balance des blancs du X-Pro1 a
bien restitué l’ambiance de la scène réelle.

200 ISO – f/3,2 – 1/140s
Objectif Fujinon XF18mm f/2.0

320 ISO – f/2,8 – 1/90s
Objectif Fujinon XF60mm f/2.4 macro

500 ISO – f/2,8 – 1/90s
Objectif Fujinon XF60mm f/2.4 macro
Progressivité du bokeh.

500 ISO – f/2,4 – 1/90s
Objectif Fujinon XF60mm f/2.4 macro

 



Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *