La famille d’appareils Fuji X est une gamme premium initiée par le fameux X100 au look de télémétrique et capteur APS-C de qualité, avec le X10, le compact-expert et son imageur CMOS EXR 2/3″ ou encore le X-Pro1, le pro de la gamme avec son capteur sans filtre passe-bas, objectifs Fujinon haut de gamme et un fonctionnement qu’un Leica n’aura pas renié. Le dénominateur commun des appareils photo Fuji X : qualité d’image optimale, finition irréprochable et ergonomie photo traditionnelle. Alors quand Fuji se penche sur l’élaboration d’un bridge appartenant à la série X, on ne peut que s’en réjouir. Car les brigde cameras souffrent souvent d’une qualité d’image pour le moins perfectible et d’une finition bien légère, car se battant sur un marché hyper concurrentiel avec des prix tirés. Le prix du X-S1 le place de facto dans la catégorie hors concours : 699 euros. Le Fuji X-S1 est le plus cher des bridges. Est-il le meilleur des bridges ?

 

Bridge premium, finition premium

Le X-S1 donne une impression de robustesse que l’on ne retrouve sur aucun autre bridge. Haut de gamme, sa finition est irréprochable, d’ailleurs, le X-S1 est fabriqué au Japon, gage de qualité. Il est tropicalisé et ses bagues de réglage sont toutes en métal. C’est de la belle ouvrage. Son revêtement est caoutchouté avec une matière particulièrement efficace pour une préhension parfaite. Plus gros qu’un bridge classique du fait de son grand capteur et de son optique qualitative et assez lumineuse, le X-S1 est à mi-chemin entre un bridge classique à capteur 1/2,33″ et un reflex entrée de gamme. L’ergonomie générale est typée reflex et favorise son utilisation dans les modes PSAM en plus du mode EXR qui s’avère bien pratique sur le terrain quand on ne veut pas se poser trop de questions et obtenir instantanément une image optimale. Nous y reviendrons.

Test Fujifilm X-S1
Grip exemplaire, finition tropicalisé, le Fuji X-S1 mérite son galon de « Fuji-X ».

 

Bague de zooming manuelle

A nos yeux, le principal atout ergonomique du X-S1 reste la bague de zooming manuelle de son objectif 26x. Pratique et précise, elle offre un gainage à ailette caoutchoutées efficace. Ceux qui se sont heurtés auz zooms motorisés imprécis des bridges apprécieront. La longueur focale de l’objectif est clairement repérée en deux endroits en équivalence 24×36.

Test Fujifilm X-S1
Zoom déployé à 624mm, le X-S1 a quelque chose d’impressionnant.

EVF et écran orientable

En bon bridge, le Fujifilm X-S1 est équipé d’un viseur électronique de 0,47″ / 1,44 million de points. Il assure une visée qui couvre 26° ce qui est assez confortable. Cette visée électronique est assez agréable pour un EVF, mais reste une visée électronique. Le viseur est pourvu d’un capteur d’oeil qui détecte votre visage et permute l’affichage entre écran et EVF. L’écran LCD est orientable et c’est pratique pour des cadrages autrement acrobatiques sans cette liberté de mouvement. Il offre 460 000 points, une définition assez moyenne pour un appareil photo de la trempe du X-S1.

Test Fujifilm X-S1
Ecran orientable pratique, visée électronique… ce sera le principal handicap ergonomique du X-S1 face aux reflex entrée de gamme.

 

Capteur EXR et modes EXR

Le capteur CMOS est réalisé pour Fujifilm selon le cahier des charges « EXR » qui donne au capteur un fonctionnement polymorphe que l’on peut pousser à choisir un des trois modes fonctionnement comme on peut laisser le mode EXR Auto décider de sa propre gestion en fonction de la scène cadrée, de sa luminosité et de son contraste global. Le mode EXR offre trois positions :
– mode résolution
– mode plage dynamique élevée
– mode haute sensibilité et bruit limité
Le mode EXR Auto détecte la présence de personnes pour illuminer le sujet s’il est à contre-jour ou augmenter la sensibilité quand il détecte un sujet en mouvement afin de figer l’action. Le X-S1 s’utilise donc aussi bien en modes semi-débrayables PSAM qu’en mode EXR Auto avec autant de bonheur.

Objectif Fujinon 24-624mm f/2,8-5,6

Le Finepix X-S1 est équipé d’un objectif presque modeste pour un bridge sorti en 2012 avec une amplitude 26x équivalent à 24-624 mm. Avec une ouverture maximale de f/2.8-5,6, soit de f/2,8 en grand-angle, l’objectif est assez lumineux car l’ouverture maximale reste intéressante en téléobjectif avec un appréciable f/5,6 à 624 mm. Cette ouverture franchement correcte vu l’ampleur du zoom est utile et, en conjonction avec le grand capteur, facilite la génération d’un flou d’arrière-plan. Quant à la plage de focales, elle s’étend d’un confortable 24mm à un télé déjà bien assez puissant, de 624mm, que l’on aura d’ailleurs un peu de mal à exploiter à fond.

Test Fujifilm X-S1
Le X-S1 offre à la fois un flash intégré et une griffe porte-accessoire pour accueillir un flash externe.

 

Capteur 2/3″ EXR CMOS

Justement, le flou d’arrière-plan, ou bokeh, est facilité par le capteur du X-S1 qui est le plus grand de tous les bridges. Habituellement, les bridges sont équipés de capteurs minuscules, 1/2,3″, permettant d’offrir des amplitudes de zoom allant jusqu’à 36x. Le choix qualitatif de Fujifim pour le X-S1 est à saluer et on en bénéficie pleinement lorsque l’on opte pour le X-S1 : la grande surface du CMOS EXR de 2/3″ (le même que sur le Fuji X10) permet d’obtenir une qualité d’image bien meilleure qu’avec un bridge classique et de créer un joli bokeh, chose plus ardue à faire avec un capteur d’un sixième de la surface d’un timbre-poste qui équipe les bridges classiques. Dès lors, le X-S1 gagne à être utilisé en mode priorité ouverture.

Test Fujifilm X-S1
Le X-S1 offre un port carte SD.

Processeur EXR et vélocité

Le processeur, comme le capteur, est baptisé EXR. Il est puissant et cela se sent à l’utilisation : l’autofocus est rapide, le délai de latence au déclenchement est presque imperceptible. Le X-S1 se hisse au niveau des compacts hybrides récents pour ce qui est de la fluidité de son utilisation. En rafale, grace à la technologie CMOS, il atteint 7 i/s en pleine résolution en JPEG Large et sin on a besoin de décomposer un mouvement comme un swing de golf par exemple, on peut descendre la définition à 6 mégapixels pour atteindre 10 i/s (en qualité JPEG Medium).

 

Vidéo Full HD et panoramas 360°

Avec son capteur CMOS, le Fujifilm X-S1 offre l’enregistrement vidéo Full HD, soit 1920 x 1080 pixels, en balayage progressif (30p) encodé en H.264. Nous avons apprécié la fonction photo panoramique avec le panorama par balayage (360°), un mode dompté par Fujifilm qui offre au X-S1 des algorithmes efficaces pour assembler les différentes vues et assurer un taux de succès parmi les meilleurs du marché. La prise de vue panoramique par balayage comme inventée par Sony est reprise par de nombreuses marques d’appareils photo avec plus ou moins de succès. Fujifilm, avec le X-S1 et le X-PRO1 offre un système efficace.

Test Fujifilm X-S1
Mode « dynamic range » ou DR et modes de simulation de films. Le X-S1 offre de quoi s’amuser. La touche RAW peut permettre de doubler une vue ou de passer en format brut pour un cas difficile ou lorsque l’on sait que l’on va devoir réaliser un travail important en post-traitement. Mais les JPEG du X-S1 sont souvent parfaitement réussis.

 

 

Test du Fujifilm X-S1 : qualité d’image

L’objectif siglé Fujinon est excellent en grand-angle et aux focales intermédiaires. On note un ramollissement conséquent au téléobjectif, logique. Les JPEG seront traités en conséquence par le firmware du X-S1 qui est un appareil que l’on aura plaisir à utiliser en JPEG pour bénéficier du moteur de traitement EXR et des rendus de simulation de film. Huit rendus sont présents dont le choix de noir et blanc avec filtres colorés, que l’on peut braketter. Bien vu.

Le capteur 2/3″ CMOS EXR 12 mégapixels offre une surface généreuse et donc une sensibilité supérieure à ce qu’offrent ses concurrents sur le marché des bridges. Notre photo témoin, ici un détail affiché à 100%, permet de se faire une idée de la qualité d’image du X-S1 entre 100 et 12 800 ISO. Mode EXR oblige, à 6400 ISO et 12 800 ISO, le capteur réduit sa définition qui tombe respectivement à 6 puis 3 mégapixels, pour combiner les pixels et limiter la casse. MAis, bien que plus grand qu’un capteur de compact classique ou de bridge, le capteur 2/3″ est encore plus petit qu’un capteur APS-C de reflex numérique.

Comme sur le X10 avec lequel le X-S1 partage le capteur 2/3″ CMOS EXR, le X-S1 offre un bon comportement en sensibilité basse lumière avec une image plus propre que sur n’importe quel autre bridge. L’image se dégrade très progressivement avec l’apparition de discrets moutonnements à 400 ISO (amplifiés par la visualisation à 100% qui ne reflète pas la qualité de l’image que vous aurez sur votre tirage papier). Ces moutonnements deviennent un peu plus marqués à 1600 ISO sans donner à l’image un aspect vraiment typé « haute sensibilité ». Comme nous l’avions remarqué sur le X10, un seuil qualitatif est franchi à 3200 ISO.

Le Fujifilm X-S1 : de 100 à 12 800 ISO.

Test du Fujifilm X-S1 : conclusion

 

Nous allons être bref : le Fujifilm X-S1 et le plus cher de tous les bridges. C’est aussi le meilleur. Sa finition est la plus robuste avec sa tropicalisation et son gainage caoutchouté. Son ergonomie offre des sensations de reflex avec son zooming manuel (visée optique en moins). Sa richesse fonctionnelle est appréciable (plage dynamique, modes EXR, simulation de films, 1080p…). Sa qualité d’image est une classe au-dessus du meilleur concurrent : le grand capteur 2:3″ CMOS EXR se distingue par une excellente qualité d’image, une image exploitable jusqu’à 1600 ISO sans complexe et un bokeh facilement obtenu avec le renfort d’un objectif à l’ouverture plus généreuse que sur la moyenne des bridges.
Si vous aimez les appareils photo polyvalents, le Fujifilm X-S1 devrait vous réconcilier avec les bridges comme il l’a fait à la rédaction. C’est un compagnon de voyage presque parfait, vif, efficace, robuste, il ne lui manque qu’un GPS intégré pour géotaguer les photos et le confort de la visée optique d’un reflex qui’il tente pourtant de concurrencer. Il est vendu le même prix que le Nikon D3200, APS-C 24 mégapixels avec objectif 18-55mm VR…Ses atouts pour séduire+ Finition tropicalisée
+ Zooming manuel
+ Objectif polyvalent et lumineux
+ Qualité d’image, grand capteur
+ Ecran orientable
+ Modes de simulation de films
+ Système EXR efficace et pratique
+ RéactivitéMais…

– Volumineux
– Assez lourd pour un bridge
– Pas de visée optique
– Pas de GPS intégré
– Pas donné tout de même…

 

Test du Fuji X-S1 : galerie de photos téléchargeables

Voici une galerie de photos prises avec le Fujifilm X-S1. Vous pouvez télécharger les photos pleine résolution issues de l’appareil et garanties sans aucun traitement ni compression (12 mégapixels – JPEG Fine) en cliquant dessus.

Le X-S1 ici à 24mm.

Et à 624mm.

teszt fuji x-s1

En grand-angle, à f/2,8 en intérieur, à 100 ISO.

Ici à 800 ISO – f/5,6 – 1/450s.

f/2,8 – 1/180s et 100 ISO.

test fuji x-s1

Ici, le Fuji XS1 à 400 ISO – f/4 et 1/350s.

test fuji x-s1

200 ISO – f/2,8 – 1/160s.

800 ISO – f/3,6 – 1/170s.
Aux focales intermédiaires, le X-S1 offre une ouverture encore appréciable pour un bridge.

test fujifilm x-s1 bridge camera

100 ISO – f/3,2 – 1/340s.

test xs1

250 ISO – f/4 – 1/160s.

test fujifilm x-S1

400 ISO – f/2,8 – 1/160s

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here