Test du compact étanche Olympus TG-1 iHS

Test du compact étanche Olympus TG-1 iHS

Voici le test du compact étanche Olympus TG-1 iHS, compact étanche haut de gamme qui vient coiffer la gamme de compacts dédiés à la photo sous-marine et endurants chez Olympus, la gamme « Tough ». Il embarque un arsenal technologique alléchant avec capteur CMOS BSI, objectif lumineux, écran OLED, vidéo 1080p, HDR, GPS, etc.

Publié le 23 août 2012 - 0:00 par La rédaction

Olympus n’est pas une marque débutante sur le marché du compact
numérique endurant, étanche, résistant aux chocs et à la poussière.
Olympus a même été, avec Pentax, un précurseur. Ce nouvel appareil
étanche de la famille des TOUGH (costaud en anglais), le TG-1 iHS
apparaît comme l’aboutissement de la gamme qui comporte aujourd’hui de
nombreuses références. L’appareil est manifestement construit sur l’expérience acquise
ces dernières années en matière d’appareils photo renforcés
destination du grand public. Depuis deux saisons, Olympus a été rejoint
par la quasi-totalité des fabricants d’appareils photo sur ce petit
segment, certes en croissance (6% du marché environ) et sur ce marché
de niche désormais très concurrentiel, le TG-1 iHS et ses
caractéristiques techniques supérieures à celle des confrères est
l’argument pour rester le spécialiste du marché des compacts baroudeurs.

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La résistance de l’Olympus TG-1 iHS est la plus élevée du plateau des
compacts étanches puisqu’il peut descendre jusqu’à 12m de profondeur,
résiste à des chocs ou chutes de 2m de hauteur ou un écrasement de
100kg. La fabrication de l’Olympus TG-1 iHS est sérieuse. Chaque trappe
est verrouillée par un double système de taquets. Avec le TG-1, on est
tranquille, sur la plage, en rafting, en rando acrobatique, en
snorkeling ou plongée bouteille, lors d’une expédition dans la poussière du
désert, etc… c’est un appareil sans souci qui ne craint pas les chocs,
l’humidité, les grains de sable et cela change tout. Il offre la
tranquillité d’esprit d’un appareil qui n’est pas une poupée en
porcelaine, même pour ceux qui souhaitent un APN familial sans penser
faire de photographie sous-marine, un compact endurant reste un gage de
tranquillité.
Attention toutefois, tout costaud qu’il est, le TG-1 sera certainement
soumis à un traitement cruel et sur ce type d’appareils, les pannes sont
fréquentes. Notre exemplaire de test a manifesté par exemple un défaut
de la commande de zooming. Alors, fuyez encore plus pour ces appareils
les vendeurs situés sous d’autres latitudes qui vous feront économiser
quelques dizaines d’euros (souvent en vous faisant frauder la TVA), les vendeurs des
marketplace à l’origine floue et privilégiez un revendeur physique près
de chez vous. En cas de panne, vos quelques euros que vous aurez
peut-être payés en plus seront largement amortis.

Le TG-1 est donc costaud et sous-l’eau, nous avons
apprécié ses boutons saillants aux commandes franches. L’appareil est
réactif et son autofocus fait le point en un délai difficilement
perceptible. Dans certains cas et situations périlleuses, on peut aussi
activer le Tap Control qui permet d’effectuer quelques opérations en
bougeant l’appareil ou en le tapotant. Pas évident.

Le TG-1 iHS offre également un mode sport qui passe la
motorisation en rafale à 5 i/s en conservant le plaine définition des
photos ou 15 i/s si l’on accepte de descendre la définition à 3
mégapixels.

GPS

Un capteur GPS est un must-have sur un appareil dont la nature même est
le voyage, les activités en extérieur, comme le TG-1 iHS. Son capteur
GPS « géotague » les photos que vous pouvez ensuite retrouver sur une carte
sans autre action de votre part via des logiciels photo comme iPhoto ou
Aperture, Lightroom, etc… Cela permet ensuite de naviguer dans votre
photothèque en fonction du lieu de prise de vue… Dans l’univers Apple,
en synchronisant les photos avec son iPad, retracer ses expéditions en
photo via la carte est assez magique. Mais la présence du capteur GPS se
paie cash et c’est l’autonomie qui trinque.

Ecran OLED

Avec ses 610 000 pixels et sa technologie OLED, l’écran de l’Olympus
TG-1 est un écran de qualité, chose rare sur le segment, en cohésion
avec le positionnement premium de cet appareil par rapport à ses
concurrents. Sous l’eau, il s’est avéré assez lisible une fois descendu
en dessous d’un certain seuil quand les reflets de la surface
s’estompent.

 

Objectif 25-100mm lumineux et capteur CMOS BSI

Les appareils étanches ne sont
pas réputés pour leur qualité d’image… jusqu’à très récemment.
Conscient de cet état de fait, Olympus a travaillé ce point crucial, car
le TG-1 est avant tout un appareil photo. Finie la période où le budget
de l’appareil passait dans les renforts du boitier au détriment de
l’optique, souvent périscopique et peu performante, et du capteur. Sur
le TG-1 iHS, Olympus a placé un objectif alléchant, un 25-100mm ouvert
f/2,0 en grand-angle, une caractéristique qui va parler aux
photographes. Cet objectif sert un capteur performant, le CMOS
rétroéclairé de 12 mégapixels, rapide en acquisition et bon en
hautes sensibilités.

Ces deux atouts sont vitaux pour la qualité d’image : un objectif lumineux
et un capteur sensible sont extrêmement précieux en photo sous-marine,
car, sous l’eau, même à faible profondeur dans un lagon dont la surface
est baignée de soleil, la luminosité décroît extrêmement rapidement.
Naturellement, cet atout sera aussi appréciable en photo d’intérieur, en
photo sous une faible lumière pour rester en lumière naturelle. C’est
cela que servira la grande ouverture de l’objectif, car, ne comptez pas
sur lui pour réduire la profondeur de champ et détacher votre sujet sur
un fond flou : le capteur est bien trop petit pour cela et l’ouverture
de f/2,0 n’est que pour le grand-angle, focale peu propice à une faible
profondeur de champ. En télé, l’objectif ouvre au mieux à f/4,9.

Qualité d’image et sensibilités

 

Le comportement du capteur CMOS rétroéclairé 12MP est conforme à nos attentes : excellent. Sa qualité d’image est optimale entre 100 et 400
ISO. On franchit un palier à partir de 800 ISO, sensibilité à laquelle on
remarque une détérioration assez nette de l’image, lissée par l’algorithme de réduction de bruit. Mais, encore une fois, la photo-test ci-dessous est affichée à 1:1, un pixel de la photo occupe un pixel sur votre écran et une
photo imprimée sera bien meilleure. Le capteur semble toucher ses limites quelque part entre 800 ISO et 1600 ISO. 3200 ISO est certainement la sensibilité que l’on peut conseiller pour sauver une
image.

L’Olympus TG-1 iHS offre de nombreux filtres créatifs avec lesquels on
peut s’amuser facilement : le filtre miniature qui crée et effet de
maquette, le filtre fragment qui découpe l’image, l’effet fish-eye,
sténopé, pop-art, reflets, soft focus, etc… Ce sont les « magic filters » accessible via la bague de choix du mode de prise de vue. On peut aussi opter pour le mode HDR et panoramique.

 

Un mode HDR efficace

Le mode HDR du TG-1 iHS est particulièrement performant pour déboucher
une scène à contre-jour ou comme ici, sur notre photo-test, pour obtenir
un intérieur aussi lumineux sans brûler les détails de l’extérieur. Si
l’effet peut paraître un peu appuyé pour certains puristes, il plaira au
grand public et est un gage de rapporter quelques photos spectaculaires
de ses vacances. La prise de vue rapide du capteur CMOS BSI permet
l’appareil de cumuler les prises de vue à différentes expositions. Sur
nos tests, pas d’image fantôme du fait d’un décalage entre deux photos.
Le procédé fonctionne vraiment très bien, mieux que sur beaucoup
d’appareils qui proposent un mode HDR qui se résume souvent un un simple
tone mapping. Le TG-1 prend réellement plusieurs photos. D’autres le
font, mais avec un délai trop important entre les déclenchements (cf le
test du Canon Powershot G1 X) résultant en une image HDR floue « ghostée »
à moins d’utiliser un trépied.

 

 

Mode panoramique

Carton jaune en revanche pour le mode panorama dont le fonctionnement
est daté. Point de panorama par balayage ici comme cela se généralise
désormais, mais une simple assistance à la prise de vue… et un
assemblage bien aléatoire. Peu de chances de succès. Dommage, car le
capteur 12MP CMOS BSI se prête parfaitement au panorama par
balayage.

Bel échec de l’intelligence embarquée sur cette photo panoramique.

Parfois avec plus de chance.

 

Test de l’Olympus TG-1 iHS : conclusion

L’Olympus TG-1 iHS cumule caractéristiques techniques haut de gamme et cela se retrouve à la fois dans le confort d’utilisation (réactivité, affichage) et sur la qualité des photos. Dans le domaine des APN étanches, il règne pour l’instant en valeur-étalon grâce à l’adoption de deux atouts de premier choix : un capteur CMOS BSI sensible et permettant de filmer des vidéos en Full HD et un objectif bien étagé, 25-100mm dont la luminosité en grand-angle s’avère précieuse en photo sous-marine. Etanche à 12m, il ne craint pas les chocs et son GPS enfonce le clou : le TG-1 iHS est un parfait compagnon de voyage et sa qualité d’image en fait un appareil photo que l’on aura plaisir à utiliser tout au long de l’année. Mais pour s’offrir ses qualités, il faudra s’acquitter de 399 euros…

+ Objectif 25-100mm
+ f/2,0 en grand-angle
+ Résistant / étanche à 12m
+ Excellent en macro
+ Capteur CMO BSI
+ Qualité d’image de 100 à 400 ISO
+ Mode HDR tr§s efficace
+ Vidéo 1080p
+ Effets créatifs « Magic Filters »
+ Choix des modes sous-marins
+ GPS

– Autonomie un peu courte
– Mode panoramique dépassé
– Tout de même 399 euros

 

Test de l’Olympus TG-1 iHS : galerie d’images

Assez doué pour la photo de près, jusqu’à la macro, l’Olympus TG-1 possède également une LED qui permet d’illuminer en lumière continue un sujet proche.

En léger contre-jour, le CMOS BSI et sa dynamique importante est bien exploité par l’appareil qui débouche les ombres de façon discrète pour rétablir les tonalités.

Les couleurs des photos de l’Olympus TG-1 iHS sont pour le moins punchy. Très saturées, les couleurs sont vibrantes pour plaire à un large public.
La désirade, chapelle Notre Dame du Calvaire.

L’objectif du TG-1 est performant et, allié au capteur CMOS BSI 12MP, il délivre des photos très détaillées de 100 à 400 ISO.
La Désirade.

Le TG-1 iHS offre un large choix de modes sous-marins dont certains optimisés pour les photos en piscine. Lors de notre test, en mode de détectin automatique de scène, l’appareil a toujours détecté les condition subaquatiques, mais s’evertuait à activer le flash, un reflex peu fûté sous l’eau illuminant les fines particules en flottaison dans l’eau, même aussi pure que sur la grande barrière de Corail des petites Antilles.

La rapidité d’action du TG-1 iHS est appréciable en photo sous-marine pour surprendre le poisson chirurgien.
Sanctuaire de la grande barrière de Corail, réserve de Grand cul de Sac Marin, Guadeloupe, îlet Fajou.

 


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