Test capteur de l'Olympus OM-D E-M5

Test capteur de l’Olympus OM-D E-M5

Olympus a fait sensation en rallumant la légende OM qui a eu son heure de gloire durant l’ère argentique. L’Olympus OM-D E-M5 revisite le concept OM avec un premier succès du point de vue de son ergonomie et de sa qualité de fabrication. Quid de sa qualité d’image ? Justement, Olympus a profité de cette nouvelle famille dans sa gamme de compacts hybrides micro 4:3 pour inaugurer un tout nouveau capteur Live MOS de 16 mégapixels. Que vaut ce nouveau capteur ? Offre-t-il un bond qualitatif par rapport aux Pen actuels ? Comble-t-il le retard accumulé par les Micro 4:3 face aux hybrides APS-C, Sony NEX en tête ? La réponse grâce aux données mesurées par DxO Mark.

Publié le 24 septembre 2012 - 0:00 par La rédaction

 

L’Olympus OM-D : les mesures

Avec un score DxOMark global de 71, l’Olympus OM-D E-M5 prend la tête du classement des compacts hybrides Micro 4:3 testés par le banc d’essai DxOMark, Olympus Pen comme Panasonic Lumix G, et se positionne en 42ème position du hit-parade DxOMark, dans le peloton des appareils de référence, comme le Fujifilm X100, le Sony SLT-A57, juste derrière le Sony NEX-5N.

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Le capteur LiveMos 16 mégapixels de l’Olympus OM-D E-M5 délivre une profondeur de couleurs de 22,8 bits.

Avec une plage dynamique de 12,3 EV, l’Olympus OM-D se classe en 36ème position, un critère sur lequel il « surperforme » par rapport à son score DxOMark global. C’est tout simplement le plus haut score jamais obtenu par un capteur Micro 4:3. Comme nous le verrons plus bas dans les courbes comparatives de la dynamique de l’OM-D E-M5 vis-à-vis de ses congénères Pen et lumix G, sa plage dynamique est supérieure à toutes les sensibilités, mais continue également de croître de façon plus prononcée dans les bases valeurs ISO et elle bénéficie d’une sensibilité réelle de la position fabricant de l’OM-D E-M5 de 200 ISO qui donne en fait 107 ISO.

En sensibilité basse lumière, l’OM-D E-M5 mesuré à 828 ISO se classe 40ème boîtier, un très bon score eut égard à la taille de la surface sensible du capteur 4:3, en retrait par rapport aux capteurs APS-C. D’ailleurs, l’OM-D E-M5 s’offre toutefois le luxe de battre le capteur CMOS APS-C 16 mégapixels, une référence, que l’on trouve sur le Sony SLT-A55 et rivalise avec celui du Canon EOS 60D.

L’Olympus OMD-EM5 face à ses concurrents Micro 4:3

Olympus OM-D E-M5 vs Pen E-P3 : c’est une génération d’écart avec prime à la modernité à la clé. Son nouveau capteur LiveMos de 16 mégapixels est comparé ici au 12 mégapixels qui équipe les Pen de la génération précédente : le Pen E-P3 (toujours pas remplacé par un éventuel Pen E-P5), Pen E-PL3 et Pen E-PM1.


L’E-M5 dépoussière le Micro 4:3.

Avec un score DxOMark global de 20 points supérieur au Pen E-P3 et son capteur 12 mégapixels, la note de synthèse de l’OM-D E-M5 donne la mesure des progrès effectués. Le nouvel hybride et son capteur 16 mégapixels apportent donc un plus tangible.

Profondeur de couleurs : le nouveau capteur offre des gradations plus fines avec un score de 1,3 diaph de mieux pour la profondeur de couleur en condition studio.
Plage dynamique : l’amélioration est spectaculaire avec un gain de 2EV par rapport au Pen E-P3 et l’ancienne génération de compacts hybrides Pen.
Sensibilité basse lumière : l’OM-D E-M5 apporte un de gain notable, de l’ordre de 2/3EV, pas mal pour un capteur de même surface sensible. Souvent critiqué sur sa sensibilité, le concept Micro 4:3 est limité par la taille de sa surface, plus ténue que celle du standard APS-C, dont la sensibilité semblait plafonner jusqu’à la sortie de l’OM-D. Mais malgré un pixel pitch qui passe de 4,24 microns sur le Pen E-P3 à 3,73 microns sur l’OM-D, le score obtenu, en progression, est à saluer. L’OM-D E-M5 est à ce jour le meilleur compact micro 4:3 en sensibilité basse lumière. L’OM-D offre une position 25 600 ISO quand le Pen E-P3 stoppe à 12 800 ISO.


On le voit sur la courbe du rapport signal / bruit ci-dessous, le nouvel hybride premium gagne en qualité d’image sur un tirage imprimé, un écart plus important sur les hautes sensibilités.

Olympus OM-D E-M5 vs Panasonic Lumix GX1 et G3

Avec un score DxOMark global de 15 points de mieux que celui obtenu par les concurrents 16 mégapixels en Micro 4:3 chez Panasonic, les G3 et GX1, l’OM-D affiche une avance confortable et s’offre un avantage concurrentiel important.

En profondeur de couleurs, le capteur d’Olympus offre des gradations plus fines avec un score de 1,8 bit de mieux pour la profondeur de couleur. On retrouve le même écart qu’avec l’ancien capteur 12 mégapixels des Pen sur les Panasonic 16 mégapixels.

Profondeur de couleur : l’OM-D E-M5 est manifestement plus généreux que les Lumix GX1 et G3.
– Plage dynamique : l’OM-D l’emporte haut la main sur les Panasonic avec 1,7EV de plus. C’est un gain important. Comme on le voit sur le diagramme, la dynamique du G3/GX1 voit sa progression stagner à partir de 800 ISO alors que celle de l’OM-D E-M5 continue de gagner en amplitude pour atteindre 12,3EV à 200 ISO, une sensibilité à laquelle la mesure donne en réalité 107 ISO ce qui peut expliquer en partie le bon score de la dynamique.

 

 

Voici illustrée en image la supériorité de la dynamique du capteur de l’OM-D E-M5 face aux hybrides Panasonic Lumix. Sans appel.

Sensibilité basse lumière : en matière de sensibilité, l’OM-D E-M5 est légèrement supérieur tout en restant dans le même niveau de performance que les Panasonic GX1 et G3 avec une mesure à 667 ISO sur les Panasonic contre 826 ISO sur l’OM-D.

 

Olympus OM-D E-M5 vs Sony NEX-7 et NEX-5N

DxOMark Score : sans surprise, le capteur de l’OM-D E-M5 est en retrait sur le score global par rapport aux excellentes notes obtenues par les deux compacts hybrides Sony équipés des excellents capteurs CMOS EXMOR de 16 et 24 mégapixels. Mais avec seulement 6 points qui le séparent du NEX-5N, l’OM-D se rapproche des hybrides APS-C de référence comme jamais auparavant un compact micro 4;3 ne l’avait fait. L’OM-D change la donne en réduisant l’écart de qualité d’image entre la monture Micro 4:3 et les NEX en APS-C.

Profondeur de couleurs : les Sony conservent un avantage de plus ou moins 1 bit, indécelable sur une photo.
Plage dynamique : l’OM-D est distancé par le NEX-5N d’un EV complet en matière de latitude d’exposition ce qui est finalement assez si l’on considère que le NEX-5N est un champion en la matière. Par rapport au NEX-7 qui obtient 12,7EV, l’Olympus évolue dans la même cour avec 12,3EV, une dynamique de même catégorie.
Sensibilité basse lumière : avec une surface sensible plus généreuse, les deux Sony NEX s’imposent, mais d’une courte tête avec un avantage de 1/3EV seulement. Le pixel pitch de l’OM-D E-M5 est le plus étroit des trois combattants. Une belle réussite pour ce capteur sensiblement plus petit

 

Olympus OM-D E-M5 vs Fujifilm X10

DxOMark Score : 21 points séparent l’OM-D du Fujifilm X10 dont le capteur est bien plus petit : 6,6 x 8,8mm contre 13 x 17,3mm pour l’Olympus.

Profondeur de couleurs : l’OM-D apporte un gain très significatif de 2,3 bits.
Plage dynamique : l’OM-D E-M5 offre un EV d’amplitude d’exposition supplémentaire. Toujours bon à pendre !
Sensibilité basse lumière : l’écart de taille des surfaces sensibles se paie sur le critère de la sensibilité basse lumière avec un écart en faveur de l’OM-D de 1,7EV avec 245 ISO pour le X10 contre 826 ISO pour l’Olympus. Le gain sera substantiel sur les photos à haute sensibilité. D’ailleurs, le X10 abandonne la partie à 1600 ISO, en toute logique. L’E-M5 prolonge sa plage de sensibilités jusqu’à 25 600 ISO. Comme on le voit sur les courbes comparatives des rapports signal/bruit, l’OM-D E-M5 offre le même score à 6400 que le Fuji X10 à 1600 ISO.

Le capteur 2/3″ du Fuji X10 est largement distancé par le 4:3 du compact hybride Olympus bien plus grand. Les courbes de leurs rapports signal/bruits respectifs sont parlantes.

 

Olympus OM-D E-M5 vs Nikon 1

DxOMark Score : le capteur CMOS 1″ des compacts hybrides Nikon 1 est bien né comme nous l’avions vu dans le test capteur des J1 et V1. Mais le nouveau LiveMos de l’OM-D E-M5 apporte toutefois un gain qualitatif avec un score global de 15 et 17 points de mieux que les Nikon 1 J1 et V1. Le nouvel imageur de l’Olympus est meilleur sur tous les critères d’évaluation.

Profondeur de couleurs : l’OM-D apporte un gain d’un bit, un progrès modeste et difficilement visible sur un tirage, mais qui va dans le bon sens.
Plage dynamique : l’OM-D E-M5 bat le score honorable obtenu par les Nikon 1 avec une dynamique déjà confortable, mais améliorée d’un EV par l’Olympus.
Sensibilité basse lumière : avec une surface sensible plus généreuse, l’Olympus OM-D E-M5, en toute logique, obtient un score low-light de plus d’un EV supérieur à celui des Nikon 1 : 246 et 372 ISO vs 826 ISO.

Le rapport signal/bruit de l’Olympus OM-D comparé à celui mesuré pour les Nikon1.

Conclusion du test capteur de l’Olympus OM-D E-M5

L’apport du nouveau capteur est important et bénéficie à la qualité d’image de l’OM-D E-M5 avec un bond qualitatif qui remet la monture Micro 4:3 en selle par rapport à la concurrence. Lors de la Photokina 2012, Olympus a levé le voile sur deux nouveaux appareils de la gamme Pen, les Pen E-PL5 et Pen E-PM2, deux appareils qui empruntent le capteur de l’OM-D E-M5. Le compact hybride haut de gamme Olympus atteint des scores qui le rapprochent de ses concurrents APS-C comme les Sony NEX. L’OM-D E-M5 est le meilleur de tous les compacts Micro 4:3 testés à ce jour et le plus proche des Sony NEX. Si l’on reste un peu sur notre faim quant à la sensibilité basse lumière du LiveMos 16 mégapixels qui n’évolue pas, rappelons que la résolution est en hausse, ce qui n’aide pas à progresser, et que lOM-D E-M5 possède un système de stabilisation d’image intégré au boîtier (translation du capteur) qui limite le recours aux hautes valeurs ISO.

Retrouvez toutes les mesures détaillées de l’Olympus OM-D E-M5 sur DxOMark.com.



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