Test du Sigma 18-125 DC sur le Canon EOS 20D

Test du Sigma 18-125 DC sur le Canon EOS 20D

Sigma, l’opticien nippon bien connu, a bien anticipé la persée des reflex numériques. Il faut dire que les ventes d’argentique s’effondrent et que Sigma a dû le ressentir fortement en 2004 jusqu’à ce qu’ils ne lancent toute une gamme d’objectifs dédiés au numérique. Un capteur de reflex numérique dit « grand public » est de la taille d’un capteur APS-C soit moindre que celle du négatif d’un appareil argentique qui mesure donc 24 x 36 mm. Ainsi le capteur n’utilise que la partie centrale de l’objectif. Ceci est bon pour deux raisons : sur un objectif classique, le capteur va utiliser la partie optiquement la meilleure, c’est le coeur de l’optique, là où elle donne le meilleur d’elle même. Par ailleurs, étant donné que les reflex numériques n’utilisent que la partie centrale de l’optique, on peut revoir la conception de ces objectifs et les optimiser pour les rendre plus compacts et légers.
 
La différence de taille entre un capteur CCD et le négatif a aussi pour effet d’allonger la focale. Ce coefficient d’allongement est en général de 1.5 à 1.6 pour les capteurs 2:3 et de 2 pour les capteurs format 4:3 utilisés par Olympus par exemple. Ceci signifie que votre grand angle 28 mm devient un 42-45 mm ce qui n’a plus rien d’un grand angle. Il faut donc revoir les focales de objectifs. Ka bonne nouvelle pour les amateurs de photo animalière ou d’action au téléobjectif est que ce même coefficient transforme votre 200 mm en 300 mm. Sigma a donc revu sa gamme et sort des optiques optimisées numériques reconnaissable au sigle « DC ».

L’optique star de Sigma et vraiment pratique en voyage de 28-200 mm devient en numérique un 18-125, comme cet objectif 18-125 mm  DC f3.5-f5.6 que nous testons ici.

Publié le 9 février 2005 - 0:00 par La rédaction

Sigma sur Canon EOS 20D : 18-125 mm DC
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Compact et bien construit

Au déballage de l’objectif, on perçoit tout de suite les avantages du numérique car le zoom est bien compact pour un équivalent 28-200 mm ! Cette focale adorée des amateurs en voayage devient encore plus adéquate avec sa dimension et son poids réduits. Merci les pixels.

La construction est honnête. Il ne s’agit pas d’une série pro de Canon ou Nikon, mais la construction donne une impression de robustesse, renforcée par sa compacité. C’est du bon travail de finition.

Paresoleil included !

Oui, l’objectif est livré avec un pare-soleil. Cet accessoire est fort utile en position grand angle pour éviter les effets de hallo. Si Sigma l’inclus dans le pack, ce n’est pas le cas des concurrents…. on apprécie d’autant plus.

Sigma sur Canon EOS 20D : 18-125 mm DC
 Le petit sigle DC sur fond or nous rappelle que nous avons à faire à un objectif avant tout destiné au numérique. D’ailleurs, ces objectifs ne fonctionnent pas sur un reflex argentique : le vignettage sera disproportionné.

Sur l’extrêmité gauche du fût de l’objectif, on distingue un petit bouton qui s’appelle « lock » et permet de vérouiller l’objectif rétracté afin d’éviter qu’il ne bouge lors du transport.

Sigma sur Canon EOS 20D : 18-125 mm DC
9 cm au garrot

A 125 mm, ou 200 mm en équivalent 24×26, l’objectif s’allonge considérablement comme on le voit ici. C’est tout à fait normal vu l’amplitude de la gamme de focales proposées. Cela dit, lorsque l’on photographie des personnes, l’objectif devient impressionannt et anihile tout naturel des sujets. La similitude entre un téléobjectif et une arme est souvent évoquées. Sinon, en position grand angle, il ne mesure que 9 cm de long, ça c’est compact ! Le diamètre frontal pour les filtres est de 62 mm.

Si la bague de zooming est très large, la bague de mise au point est assez étroite, on aurait aimé une bague de focus plus pratique. Ce doit être une questin d’habitude, mais c’est un peu déroutant lors des premières utilisations.

 Autofocus, on aurait aimé un HSM
Sigma sur Canon EOS 20D : 18-125 mm DC
Sur l’arrière de l’exemplaire que nous avons testé (monture Canon) on distingue la baïonnette métal. Cet objectif est disponible en montures Canon, Nikon, Sigma et depuis la semaine dernière, en monture Konica Minolta pour permettre au reflex Dynax 7D de proposer la focale équivalente 24×36 de 28-200 mm. Rappelons d’ailleurs que, monté sur le 7D, vous bénéficiez du système de stabilisation intégrée au boîtier, l’objectif Sigma devient en quelque sorte stabilisé… mais pas sur un Nikon ou Canon.

On voit ici les contacts de l’autofocus. Cet autofocus n’est certainement pass un champion du monde. S’il est efficace, il n’est en aucun cas à la hauteur d’un USM Canon. Sigma sait faire des systèmes ultrasonics aappelés HSM, mais ce zoom plus grand public, n’en a pas bénéficié. Du coup, il devient un peu plus lent, mais c’est raisonnable, par contre il est extrêmement bruyant.Quand on a pris l’habitude des objectifs à mise au point interne à motorisation ultrasonique, on a l’impression de viser avec une tronçonneuse. Ceci n’est pas rédhibitoire mais il faut le savoir.

En conclusion sur la sonstruction de cet objectif, on peut dire qu’elle est plus que correcte. Sa taille compacte est vraiment utile en voyage, par contre l’autoficus n’est pas une bête de course et manque un peu de discrétion.

Faison parler la poudre et voyons ce que vaut cet objectif 18-128 mm DC optiquement sur un Canon EOS 20D.

 
 

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