Test du Nikon D40

Test du Nikon D40

Nikon vient d’officialiser son reflex numérique entrée de gamme le Nikon D40. Ce petit 6 mégapixels vient affronter d’autres modèles plus gâtés en mégapixels mais certainement avec d’autres arguments. Au chapitre de ses atouts, nous relèverons en premier sa compacité et sa légèreté qui va de paire avec une ergonomie simplifiée, un peu à la façon d’Olympus et de son mini reflex E-400, Nikon souhaite attirer les utilisateurs de compacts numériques et les débutants vers le segment des reflex numériques. Voilà enfin chez Nikon un vrai reflex d’entrée de gamme fait pour un plus large public, visant en particulier les amateurs de photographie qui ont envie de mettre de côté leur compact pour essayer de se découvrir un nouveau talents. Malgré son capteur 6 mégapixels, ce qui peut paraître peu, comparé au Canon EOS 400D ou Pentax K100D, entre autres, dotés d’un capteur de 10 Mégapixels, le Nikon D40 offre la possibilité de produire des images de très bonne qualité et dispose de plusieurs arguments en sa faveur pour attirer les consommateurs. Notamment son boîtier robuste qui n’est pas le cas pour son concurrent, qui a déjà été beaucoup critiqué pour son boîtier en plastique peu solide. En terme de poids et de taille le D40 est idéal pour voyager ce qui n’est pas forcément le cas de tous les reflex?

Publié le 19 novembre 2006 - 0:00 par La rédaction

Grand écran 2.5" pour petit reflex Nikon

Publicité
Une prise en main très rapide
En effet il n’est pas nécessaire d’avoir fait 15 ans d’études pour arriver à se servir du D40. D’une part parce le menu est très bien organisé mais surtout parce que lorsque nous sommes dans le menu, ou où que ce soit dans l’appareil, on peut appuyer sur un petit bouton « ? » qui affiche une page expliquant à quoi correspond telle ou telle fonction. Une fonction très pratique car de plus en plus de personnes se mettent au reflex numérique et ne savent pas forcément s’en servir. Côté aide, Nikon a bien fait les choses puisqu’en plus de cette fonction, avant une prise de vue, l’appareil affiche sur l’écran une image pour nous rappeler tous nos réglages ainsi que pour nous dire si l’exposition est bonne ou pas. L’écran arrière, très lisible et assez grand avec ses 2,5″ de diagonale, affiche les informations de manière très graphique d’ailleurs on peut même choisir le type d’affichage, classique, graphique (notre préféré) ou avec un fond d’écran de votre choix, mais ce dernier choix est très peu lisible.

La retouche
Toujours plus de possibilités, tel est le mot aujourd’hui des constructeurs. Ainsi le démontre cette fonction, puisqu’en effet il est possible de retoucher ses images directement sur le boîtier!!! Et pas seulement passer en Noir et Blanc ou en Sépia. Voici toutes les possibilités du menu retouche:

-L’option D-lighting, permettant de faire ressortir les couleurs et les détails des zones sombres.
-Option correction yeux rouges, corrigeant automatiquement les yeux rouges fréquemment observé sur les photos au flash.
-Option recadrage, permettant de recadrer les photos.
-Option monochrome (N&B, Sépia, couleurs froides).
-Option filtre (skylight, filtre chaud, équilibre colorimétrique).
-Option mini-photo permettant d’enregistrer les photos à des tailles réduites: pratique pour une utilisation sur Internet.
-Option superposition des images, permettant de fusionner deux fichier RAW issus du D40, pour créer une nouvelle image composite enregistrable au format RAW ou JPEG.

Les petits conseils du Nikon D40 et la présentation agréable de l'interface sur l'écran arrière.Notons que l’appareil réalise une copie de chaque photo avant de les modifier, vous ne perdrez donc jamais votre photo d’origine. Bien vu ! Ce type de menu retouche n’aurai jamais eu sa place sur un reflex numérique il y a peu, mais l’évolution des mentalités fait accepter ces fonctions sympas, qi auraient été considérée comme gadget auparavant.

Ergonomie du Nikon D40
Petit, léger, compact, le D40 est véritablement un reflex pratique pour emmener en voyage ou même en soirée. À ranger facilement dans un sac ou même une grande poche, l’appareil ne prend vraiment pas de place et ne pèse vraiment pas lourd (495 grammes). Son écran de 2,5″ est lui aussi un gros avantage pour l’appareil. Il est vrai qu’il est bien plus agréable de regarder ses photos sur un grand écran de 6,3cm et que sur un petit LCD de 1,5″.

Qualité d’image, la bonne surprise
Même si Nikon a abandonné la course aux pixels pour pouvoir laisser place à d’autres possibilités, la qualité d’image n’en est pas pour autant affectée. Et c’est peu dire. Les photos produites par le D40 sont tout simplement excellentes! En effet les couleurs ressortent magnifiquement belles ce qui donne des images pour le moins agréables à regarder. La balance des blancs automatique, donne cependant parfois des couleurs qui ne reflètent pas ce qu’on voit dans le viseur. À titre d’exemple, une photo sans le flash, la nuit, en AWB (Automatique White Balance) peut transformer un noir profond en une espèce de gris verdâtre. L’objectif qui est fourni avec le boîtier est d’assez bonne qualité si on le compare avec l’objectif livré avec le 400D de chez Canon. Sa mise au point est peu bruyante mais pourrait être plus rapide. Ce qui n’est pas très gênant, étant donné le publique ciblé pas Nikon et l’utilisation que celui-ci en fera. A noter aussi le fait que le D40 n’est pas doté d’un moteur pour sa mise au point dans le boîtier, et ce pour gagner en compacité. Le moteur est désormais dans l’objectif, ce qui contraint à dire que les vieux objectifs Nikon et même Sigma ne sont pas compatibles avec les nouveaux boîtiers numériques, il faudra lui monter des objectifs Nikon AFS uniquement. La mesure de l’exposition est le grand savoir-faire Nikon et la mesure matricielle couleur 3D est bien présente sur le D40 même si le module utilisé est inférieur à celui que l’on trouve sur le D200 par exemple. Au flash, l’exposition est exceptionnelle.  D’ailleurs pour des photos encore plus réussies au flash, Nikon sort un flash externe compact le SB-400.

Belle illustration du bruit du Nikon D40 magnifiquement maîtrisé. Le 800 ISO est parfaitement utilisable.Bruit du Nikon D40 maîtrsé de façon optimale
Le bruit, ces grains de couleur, ces parasites, qui apparaissent lorsque la sensibilité est élevée (ISO). Sur une photo du ciel de nuit par exemple, quand la sensibilité est élevée, lorsqu’on zoome, des grains rouges, verts, bleus ou même violets apparaissent, c’est qu’il y a du « bruit ». Tout cela pour dire que le D40, à notre grande surprise, est très bien armé contre le bruit. Suite à nos tests, nous avons en effet été agréablement surpris par ce paramètre très important. C’est seulement lorsque nous sommes arrivés à 1600 ISO qu’un faible bruit est apparu. Rien à voir par exemple avec le Sony Alpha A100 qui n’est pas très réputé pour son bruit invisible. Et là, on ne peut qu’applaudir le choix courageux de Nikon de conserver le capteur 6 mégapixels, un capteur très bien connu et maîtrisé et dont les photosites sont plus gros que sur un capteur de même dimension comportant 10 mégapixels. Les résultats en hautes sensibilités du Nikon D40 sont tels que le mode « photo automatique sans flash » est réellement utilisable, sans craindre qu’il ne pousse trop la sensibilité. Ce mode est idéal pour des photos en intérieur sans flash avec un rendu forcément chaud.

Batterie et carte mémoire
Grand changement chez Nikon puisque la batterie et le format de carte ont changé. En effet la fameuse carte compact flash présente jusqu’à présent sur la plupart des reflex n’est plus d’actualité puisque c’est le format SD qui à investi le boîtier du D40, comme sur le D50 avant lui. La faible vitesse des cartes SD classiques pourrait inquiéter quand on sait que le D40 peut produire plus de 2,5 images/sec et que par conséquent, le buffer, en RAW, sera vite engorgé. (En JPEG par contre, le buffer stockera 100 photos  avant que la cadence ne ralentisse !. Il faut souligner quand même que le Nikon D40 est compatible avec le nouveau format de carte SDHC. Ces nouvelles cartes montent jusqu’à 8Go en capacité et même certainement 16Go l’année prochaine. De plus, elles sont considérablement plus rapides que les simple SD, en fonction de leur classe. Quant à la batterie, ce n’est plus le même format que sur le D70 ou le D200 mais une batterie plus compacte (EN-EL9 en moyenne 470 photos par recharge). Donc pour les propriétaires de D70 ou autre, qu’ils ne s’achètent pas le D40 en pensant qu’ils auront pourront réutiliser leur batterie?

Conclusion
En bref, un très bon boîtier très grand publique, pratique et peu encombrant, offrant malgré ses 6MP affichés une très bonne qualité d’image avec un bruit très bien maîtrisé et beaucoup de possibilités pour un prix peu élevé. Tarifé à 629 Euros TTC (avec l’objectif AF-S DX 18-55 mm, très bon) le Nikon D40 constitue certainement le meilleur rapport qualité-prix à l’heure actuelle sur le segment de l’entrée de gamme. Ses fonctions d’édition, de retouche et d’assistance constituent un vrai plus.

Nous avons aimé :
+ Compacité
+ Qualité d’image
+ quasi absence de bruit jusqu’à 800 ISO
+ Ergonomie et menu
+ bel écran 2,5″
+ Tarif étudié
+ Buffer énorme en JPEG (100 vues consécutives à 2,5 i/s)
+ objectif du kit (AF-S DX 18-55 mm) très performant

Nous regrettons :
– Encore un nouveau format de batterie
– Pas d’antipoussière
– Incompatibilité avec les objectifs non AF-S (donc exit les vieux Nikkors et les Sigma, Tamron….)

Ci-après, la présentation détaillée du D40, de l’objectif du kit (AF-S DX 18-55 mm) et du petit flash compact Nikon SB-400.


Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *