Général
Le SP-550 bénéficie d’une mémoire interne qui permet de prendre 6 photos en pleine résolution. Puisque l’on est dans le stockage, il faut noter que ce bridge n’accepte que les cartes XD. On peut se demander combien de temps Olympus va persister à vouloir imposer son format xD alors que le format SD et SDHC semble s?imposer naturellement comme le format universel de carte mémoire des appareils numériques. Dommage. Fort de son petit gabarit, cet appareil ne pèse que 365 grammes et peut donc être emporté dans un sac à main ou même dans une grande poche.

Un zoom optique 18x:du jamais vu!!!
Nous l’avons déjà dit, dit et re-dit sur Zone-numérique, et nous allons le répéter encore une fois; pour un appareil, l’important à regarder est le zoom optique et non le zoom numérique. En effet, le simple zoom numérique ne fait que grossir l’image pour zoomer. Par conséquent, si votre appareil fait 10 millions de pixels et que vous disposez d’un zoom numérique 10x, l’appareil va zoom votre image de 10 mégapixels 10 fois. Donc? Donc votre image ne fera plus qu’un mégapixel. Imaginez-vous sur les caméscopes qui font 800 000 pixels et qui zooment  numériquement jusqu’à 1000x!!! Le zoom optique, lui, c’est l’objectif. Par conséquent, cela n’enlève en rien de la qualité, étant donné que ce sont les lentilles qui grossissent l’image et non des pixels qui sont ôtés de votre photo.

Objectif ED Lens
Bien évidemment, et comme vous pouvez vous en douter, cet objectif n’a pas la qualité ni le piqué d’un 70-200 L de chez Canon par exemple, mais réserve tout de même de bonnes surprises. Tout d’abord, il faut savoir que sur un objectif, plus l’écart entre la plus grande et la plus petite focale est grand, plus la qualité de l’objectif en pâtira. Le zoom optique 18x est équivalent à un 28-504mm! L’écart étant énorme, la qualité en est donc réduite selon cette théorie. Pas pour autant de quoi s’affoler, comme vous pouvez le voir sur les images ci-contre, le zoom optique s?en sort pas mal du tout. Lorsqu’on acquiert ce genre d?appareil, la chose dont on peut avoir le plus peur, est de ne pas pouvoir s’en servir en mauvaise condition de lumière puisque la vitesse d’obturation (voir notre dossier sur la vitesse d’obturation) se verrait réduite et par conséquent, l’image serait floue. Tout d’abord, le SP-550 dispose d’un stabilisateur optique qui sert justement à compenser les tremblements de la main. Ensuite, son diaphragme ouvre à f/2,8-4,5, ce qui signifie que même à 504mm, le diaphragme ouvre à f/4.5, ce qui est plus que raisonnable. Pour assurer encore plus une photo nette, vous pourrez monter la sensibilité afin d?obtenir une vitesse d?obturation plus rapide, mais nous vous le déconseillons, vous verrez plus bas pourquoi. Pour conclure, cet objectif s’avère très pratique puisqu’il peut couvrir un grand angle de champ et peut servir à photographier en gros plan un petit oiseau perché en haut d’un arbre. Enfin Olympus nous a concocté un bridge doté d?un mégazoom, mais également d?une vraie position grand angle de 28mm, chose rare, trop rare. Mais tout de même, rien de comparable avec celui d’un appareil reflex.

Le stabilisateur optique.
Comme pour les zooms, il y a deux sorte de stabilisateurs, les stabilisateurs optiques et les stabilisateurs numérique. Celui-ci embarque les deux. Les constructeurs aujourd’hui essayent de tromper les gens en disant que l’appareil est stabilisé numériquement. Que nenni! Ce qu’ils appellent stabilisateur numérique, c’est en fait l’appareil qui monte la sensibilité. Aucun rapport avec un stabilisateur, puisque cela n’a que le pouvoir d’augmenter la vitesse pour que votre photo soit moins floue. Problème, votre photo est bien moins floue, mais étant donné que les appareils supportent mal les hautes sensibilités, elle est aussi complètement bruitée. D’autre part, depuis quelques mois, il y a deux sortes de stabilisation mécaniques. La stabilisation optique, un stabilisateur qui comme son nom l’indique, se trouve à l’intérieur de l’objectif et la stabilisation mécanique qu’il elle, fonctionne ainsi: le capteur se déplace en fonction de vos mouvements et adapte ses déplacements pour que l’image ne soit pas floue. L’Olympus SP-550 UZ adopte le second système, qui se révèle légèrement moins efficace que la stabilisation optique mais qui a son utilité. En effet, il y a une réelle différence entre les photos prises avec et sans le stabilisateur, surtout en longue focale (à partir de 300mm).

Le flash
Autre point positif de cet appareil : le flash. En effet, contrairement à la plupart des appareils vendus sur le marché aujourd’hui, celui-là est puissant, précis et bien ajusté. Autrement dit, vous pouvez vous permettre, même en sensibilité relativement basse, de photographier un sujet qui se trouve à plusieurs mètres et obtenir un sujet bien éclairé. Mais de plus, il est bien exposé (pas de gros points blancs ni de zones totalement sous-exposées). Voyez par-vous même ci-contre. Autre élément important : le flash ne sort que manuellement, ce qui n’est pas plus mal, puisque cela vous incite à prendre vos photos sans flash (ce que nous cautionnons), mais il faudra penser à l?activer quand il le faudra. Ce flash peut même être comparé à celui d’un reflex comme le Canon EOS 400 ou le Nikon D40.

Ergonomie et autonomie
Si on enlevait l’objectif, le SP-550 UZ ressemblerait plus à un gros compact qu’à un bridge :  au niveau de l’emplacement des boutons et de l’ergonomie, il n?y a pas de différence à souligner. L’Olympus SP-550 est équipé d’un bel écran de 2,5″ et de 230 000 pixels dit « plein soleil ». Olympus y a apposé une nouvelle couche qui va exploiter la lumière du soleil quand on est en fort éclairement pour rendre l’écran encore plus lumineux et contrasté et permettre ainsi de réellement utiliser l’appareil confortablement, même en plein soleil. Le résultat nous a laissé perplexes. Son angle de vision est extra large avec 170° couverts. Il dispose également d’un viseur électronique, qui lui, en revanche, comme la plupart des viseurs électroniques est d?assez  mauvaise qualité. Il est trop petit, pas assez lumineux, et souffrant d?une qualité d’image moyenne il est très difficile de composer avec. Sur le boîtier, on retrouve la bague de commandes, parmi lesquels « Auto » ou encore « scène ». Rien de bien original si ce n’est le haut-parleur qui se trouve sous l’appareil, ce qui est gênant lorsqu’on pose l’appareil sur une table pour regarder les vidéos, d’autant plus qu’il n’est pas très puissant. Soit, assez parlé de l’ergonomie, passons à l’autonomie, un point sur lequel nous sommes très satisfaits. Très satisfait de l’autonomie mais pas de l’alimentation, puisque pour ce modèle, qui coûte tout de même presque 500 Euro, Olympus ne s’est pas donné la peine d’ajouter une batterie Lithium Ion. Le SP550 est alimenté par 4 piles AA ou bien, si vous en achetez, par 4 accus rechargeables AA.

Les modes scène
Il ne sont pas moins de 23, et vont de « cuisine » à  « texte » en  passant pas « portrait », et ils n’ont toujours pas réussi à nous convaincre. Une fois de plus, il y a pléthore de ces modes, qui n’ont quasiment aucun impact sur la photo, si ce n’est de faire monter ou descendre la sensibilité ou l’exposition. Tous les constructeurs se basent sur cela pour vendre leurs modèles, mais ces modes sont pour le moins inutiles sauf peut-être le mode portrait qui fait ressortir les tons chairs et le mode paysage qui va améliorer le rendu des couleurs des paysages. Ce bridge peut, grâce a son mode rafale, photographier jusqu’à 15images/sec en résolution réduite à 1,2 Mégapixels, ce qui est assez conséquent!

Le mode vidéo
Vous le savez, les fabricants d’appareil photos sont de plus en plus performants en ce qui concerne la vidéo. Et Olympus n’est pas à la traîne, du moins avec ce modèle. En effet, la qualité des vidéos est très bonne. Même si les caractéristiques sont courantes (30 images par seconde avec une résolution de 640×480 pixels), l’objectif de qualité y est certainement pour quelque chose. L’Olympus SP-550 UZ enregistre bien évidemment le son, et de plus, il peut zoomer pendant l’enregistrement et ce, optiquement jusqu’à 504mm! Rare et appréciable.

La qualité d’image
C’est certainement le paragraphe le plus délicat à aborder, tellement la qualité change en fonction des réglages. En effet, tout dépend de la sensibilité, de la résolution, et des modes dans lesquels on se trouve. La condition de lumière est également très déterminante dans la qualité d’image. Pour résumer, on peut dire que le SP-550 prend de belles photos dehors, en journée, avec le flash et en basse sensibilité. Lorsqu’on utilise le flash pour faire un portrait par exemple, on voit bien les détails, et ce, même lorsqu’on zoome. En journée, les couleurs ont un très beau rendu, elles sont chaude, vives, et les détails ressortent bien. En revanche, dès que l’on monte la sensibilité ISO ou qu’on est dans l’obscurité sans flash, la photo n’est vraiment pas belle, de petits pixels de couleurs font leur apparition, les couleurs sont fades et ternes et la résolution est plus que médiocre, les détails sont noyés dans le brouillard du traitement logiciel du bruit. Pour conclure, nous dirons que c’est un appareil qui fait de belles images, mais il ne faut pas trop lui en demander? Dernière chose à souligner, et pas des moindres : il est possible d’enregistrer les photos en RAW, chose qui est en train de se démocratiser (et ce n’est pas plus mal).

La sensibilité, le bruit
Comme nous vous le disions plus haut, la sensibilité de cet appareil va jusqu’à 5000 ISO. Ceci ne mérite bien évidemment aucun commentaire tellement c’est absurde, mais voyons comment Olympus a fait pour pouvoir prétendre que la qualité de l’image était raisonnable. Contrairement à certains appareils comme le Kodak V803, l’image n’est pas totalement parasitée par le bruit. Loin de là et ceci à une explication. Olympus a procédé ainsi : plusieurs pixels se regroupent pour n?en former qu?un, mais plus sensible. La résolution est donc réduite mais la qualité améliorée. (vu que les pixels sont plus gros, il sont donc plus sensibles à la lumière) Le problème de ce procédé est que, certes il n’y a pas de bruit, mais l’image est de très mauvaise qualité, étant donné qu’il y a 3 à 4 fois moins de pixels. Vous pouvez d’ailleurs vous en rendre compte ci-contre, d’un côté une image à 200 ISO mais en pleine résolution et de l’autre, une image à 5000 ISO.  D’une manière générale, les bridges comme les compacts supportent très mal les hautes sensibilités, donc ne vous laissez pas avoir par les « 1600 ISO » ou « 2500 ISO ». La sensibilité du sp-550

On a aimé
-Le zoom surpuissant
-La grande plage de focale et son grand angle 28mm
-Le mode vidéo
-Le flash puissant
-La possibilité d’enregistrement en RAW
-La présence d’une mémoire interne
-La compacité et le poids
-Le stabilisateur optique

On regrette
-La sensibilité qui monte démesurément et qui est très mal gérée
– Cartes XD uniquement, incompatible avec les cartes SD ou SDHC
-Le trop grand nombre de modes scène souvent inutiles
-L’absence de batterie en Lithium Ion
-Le viseur électronique

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