Test Mju 770 sw

Test Mju 770 sw

Nous avons testé l’Olympus Mju, un compact numérique présenté comme résistant à une charge de 100kg, à une chute d’1,5m et waterproof pour la photo sous marine. Mais notre regard se porter également sur sa qualité d’image. Le Mju 770SW est donc un ultra-compact très résistant. Bénéficiant d’un capteur de 7,1 Mégapixels et d’un zoom optique 3x, il a donc toutes les cartes en main pour réaliser de bonnes images. Comment va-t-il s’en sortir?

Publié le 16 mai 2007 - 0:00 par La rédaction

Publicité
Caractéristiques
Nous disions donc que ce Mju 770SW propose un capteur de 7,1 mégapixels, un zoom optique 3x, mais aussi un écran de 2,5″ dit « plein soleil » : Olympus y a apposé une nouvelle couche qui est censée « exploiter la lumière du solaire quand on est en fort éclairement pour rendre l’écran encore plus lumineux et contrasté et permettre ainsi de réellement utiliser l’appareil confortablement, même en plein soleil ». En effet, nous avons testé ce système et les résultats son plutôt convaincants puisque même en plein soleil, l’écran est lumineux même si on est encore loin du miracle. Soulignons également que cet appareil dispose d’un manomètre pour mesurer la pression sous l’eau, signe de sa spécialisation photo sous-marine! Il embarque aussi une mémoire interne de 18Mo.


Modes scène
Comme sur tous les appareils, on peut compter plus d’une vingtaine se modes scène, modes qui pour nous sont toujours aussi inutiles. Si vous prenez une photo en mode neige ou une photo en mode « vitrine », aucune différence n’est notable. Nous allons prendre l’exemple du mode « vitrine ». Nous avons pris en photo, en mode automatique et une autre en mode « vitrine », une fenêtre de dehors, il n’y a strictement aucune différence. Et ces modes ne sont pas moins de 22! Seuls les modes spécialisés « photo sous-marine » seront utiles réellement.


Stabilisateur d’image imaginaire
Nous ne le répèterons jamais assez, un stabilisateur efficace c’est un stabilisateur optique et non pas un stabilisateur numérique. En effet, l’un a un réel impact sur la netteté de l’image sans perdre de qualité, l’autre ne fait que monter la sensibilité afin de pouvoir monter la vitesse d’obturation. Seul problème, la sensibilité monte souvent à 1600 ISO, ce qui donne des photos bruitées alors qu’on ne le désire pas. Et malheureusement, notre Mju 770SW est équipé d’un simple « stabilisateur numérique », que nous considérons uniquement comme un moyen de dépannage. Encore une fois, Olympus a négligé ce point. Dommage?

Un appareil tout terrain
Si les utilisateurs peuvent êtres attirés par ce modèle, c’est bien pour une chose, le fait qu’il soit résistant à tout, et même à l’eau. Il est présenté comme tel, l’est-il vraiment?. Chose assez étrange, lorsqu’on le regarde, mise à part sa plaque en métal sur le devant, rien ne nous indique qu’il est très résistant. Même au contraire, on se demande si le mettre dans l’eau ne va pas l’inonder! Quoi qu’il en soit, la première chose que nous avons faite en le recevant fut de remplir l’évier et le plonger dedans (voyez ci-contre)! Aucun problème, il est totalement étanche, et le résultat est plutôt satisfaisant! Sous l’eau, en fonction de la profondeur, on ne perd pas tant que cela en qualité et en piqué, seul le flash est mal réglé pour le sous-marin. Mais comme vous pouvez le voir sur les images, le rendu est assez bon. Résistant au choc? Bien évidemment, nous n’allions pas le rendre sans l’avoir laissé tomber par mégarde. Oups! Bien sûr aucune égratignure, pas le moindre disfonctionnement, le Mju 770 SW est réellement tout-terrain! Il est paraît-il, également résistant à des températures allant jusqu’à ?10C°, mais nous ne l’avons  pas laissé dans le congélateur pour tester?Avoir un appareil réellement antichoc, étanche à l’eau jusqu’à 10 m (photo sous marine) et à la poussière (ok pour le désert…) est vraiment un gage de tranquilité.
 
Ergonomie et utilisation
Les acheteurs de ce genre de modèle attachent rarement d’importance à l’esthétisme. Le Mju est assez banal, il est assez cubique, tout en métal et ses courbes ne sont vraiment pas « design » mais il impose son image de baroudeur. Il pèse 155gr à vide. Du côté de la facilité d’utilisation, pas de quoi s’emballer puisque le Mju770 est assez difficile à prendre en main. Le Menu est mal présenté, c’est confus, bref, cet appareil n’est pas simple pour celui qui souhaite exploiter les réglages de l’appareil. Mais attention, ce Mju 770SW n’est pas fait pour être utilisé autrement qu’en automatique ou en mode scène.


Qualité d’image
On va faire simple et clair, sans langue de bois : l’Olympus Mju 770SW produit des images qui nous ont un peu déçus. Ses photos sont à peine mieux que celle d’un très bon smartphone. Olympus nous avait habitués à bien mieux avec sa série de Mju. Il manque de piqué du fait de l’objectif intégré à mécanisme périscopique, le grain n’est pas très fin, et la compression dégrade considérablement l’image.

Le bruit
Paradoxalement, la gestion du bruit n’est pas si mauvaise que cela. Et même mieux encore! En effet, jusqu’à 800 ISO, les parasites dus au bruit restent très discrets, chose assez rare pour un compact de cette catégorie. Seul à 1600 ISO, la photo est vraiment bruitée, mais cela reste pour le moins raisonnable. Autrement dit, passé en Noir et Blanc, cela donne même un certain « style » rappelant ainsi le grain des pellicules légendaires.

Mode vidéo
Sans exagérer, nous les avons comparés, la qualité des vidéos est la même que celle du téléphone mobile Samsung SGH-E900. Pas étonnant puisqu’il enregistre au format WAVE à 15 images/sec seulement avec une résolution de 640×480 classique. Il enregistre quand même avec le son mais on ne peut malheureusement pas zoomer durant l’enregistrement, même numériquement.

Mode rafale
Voilà l’une des vraies satisfactions de cet appareil : le mode rafale. En effet, malgré le fait qu’il baisse la résolution de l’image dans ce mode de prise vue, il permet de photographier à 3,5 i/s, et ce sur 12 vues. Pas mal pour certaines photos d’action.

Le flash
Le flash n’est pas assez puissant. Il éclaire bien jusqu’à 2,5m. Au delà, la photo est trop dense. Nous avons pris une photo d’intérieur, la même, avec et sans flash, la photo avec flash était bien plus sombre et bien moins détaillée? bref! Dommage pour un appareil qui va à 10 mètres de profondeur, là où c’est bien sombre et où on a besoin de lumière.

Conclusion
Pour des photos sous-marines ou dans la piscine il doit être très suffisant, mais ce n’est pas l’appareil avec lequel vous ferez des photos d’art ni celui qui fera briller vos souvenirs de voyage sur le capteur. Il est destiné ou bien au personne qui partent souvent en vacance au bord de l’eau ou hors des sentiers battus, ou bien pour les personnes qui travaillent sur les chantiers comme les architectes, profitant de son côté baroudeur. Tout est affaire de compromis et on regrette un peu que l’excellente construction et son extrême endurance fasse pâtir sa qualité d’image.

On a aimé
-La bonne gestion du bruit
-La résistance
-Le Waterproof jusqu’à 10 m !
-Le mode rafale

On regrette
-Le flash trop peu puissant
-Le mode vidéo négligé
-La compression destructrice
-La qualité d’image globalement en retrait de ce que l’on pourrait attendre


Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *