Un photographe français abandonne Nikon pour Fuji (encore!)

Un photographe français abandonne Nikon pour Fuji (encore!)

Et il a le besoin de nous le faire savoir…

Publié le 7 novembre 2014 - 9:24 par Jérémy

Mais les arguments sont intéressants

Ce matin, je suis tombé sur la vidéo de Lukas Gisbert. Un français qui explique en anglais pourquoi il a quitté la marque Nikon pour Fuji. Si vous nous suivez, cela vous rappellera l’histoire de Jason Lanier qui a également ait une longue vidéo de presque une demi-heure pour expliquer pourquoi il avait quitté Nikon pour Sony.

A croire que les photographes aiment expliquer leurs choix de matériel. Après tout, quoi de plus logique. Les maçons expliquent eux aussi en vidéo pourquoi ils ont quitté Makita pour Hilti. Non ? Ils ne le font pas ? Comme c’est étrange !

Bref, la vidéo de Jason a pas mal tourné, accentuant un peu sa popularité, et je soupçonne Lukas d’avoir voulu de se faire un peu de pub en publiant cette vidéo. Ne le blâmons pas, dans notre société actuelle, il est difficile de se faire connaître, alors tous les moyens sont bons non ?

Oui, mais alors, pourquoi le Fuji X-T1 plutôt que le Nikon D3s ?

Sur la vidéo réalisée en anglais (afin de toucher plus de monde) Lukas explique avec un french accent prononcé mais compréhensible pourquoi il a préféré le Fuji X-T1 à son reflex Nikon.

Si nous en parlons, c’est qu’il y a un intérêt à cette vidéo. Lukas est photographe de mariage. C’est une activité particulière. L’évènement étant très étalé sur la durée, il faut user de multiples astuces pour obtenir une qualité d’image constante. Lorsque le matériel permet de s’affranchir de certaines, c’est un réel plus.

On retiendra plusieurs arguments :

  • L’autofocus : le X-T1 a un autofocus hybride, utilisant la détection de phases et de contraste. Selon Lukas, il a été plus efficace dans certaines situations que son Nikon D3S.
  • Il ajoute que si les objectifs Nikon sont très bons, les Fujinon de Fuji n’ont rien à leur envier. Il fait bien sûr référence au fameux 56mm f/1.2 qui offre une excellente qualité et une grande ouverture dans une taille compacte et pour un prix largement inférieur à celui du 85mm f/1.4 jaune.
  • Il parle également de l’écran orientable, disant que le voir apparaître sur le D750 est une excellente chose, et que cela a été pour lui un impératif. Et pour cause, cela permet d’obtenir des clichés originaux, et de capter des moments impossibles à avoir autrement, ce qui est essentiel pour un photographe de mariage.
  • Enfin, il explique que le X-T1 est plus simple d’usage. Il permet de se concentrer au maximum sur la prise de vue. Un point également essentiel pour le photoreportage.

Mais contrairement à Jason, Lukas mentionne également quelques points négatifs, comme l’autonomie réduite, obligeant à se procurer plusieurs batteries de rechange, et le système de flash, moins performant sur le Fuji que le Nikon.

On va tout de même revenir sur la tropicalisation du Fuji X-T1 : elle n’arrive pas à la cheville de celle du D3S. Mais dans le cas de Lukas, la protection du Fuji lui convient largement.

Alors nous ne publierons pas forcément une vidéo pour chaque photographe qui changera de marque, mais il est intéressant de constater que les hybrides (ndlr : les appareils photo sans miroir) s’infiltrent de plus en plus dans l’univers professionnel. C’est un point très important, car ça aide à changer la mentalité des clients. Encore aujourd’hui, le gros matériel est synonyme de bonnes photos. Alors que cela n’a rien à voir. Néanmoins, arriver devant un client avec un hybrides, même un X-T1, un Sony A7R ou un Olympus E-M1, c’est faire d’entrée une mauvaise impression. Il y a à espérer que ça changera !

Voir le site de Lukas Gisbert



Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *