Vie privée : l'Italie (aussi) demande des comptes à Google

Vie privée : l’Italie (aussi) demande des comptes à Google

Pour non-respect de la loi « Informatique et Libertés » et violation des données personnelles, Google a été condamné à 150 000 euros d’amende et a dû régler 900 000 euros à l’Espagne. C’est au tour des autorités Italiennes de demander des comptes au géant du Web.

Publié le 22 juillet 2014 - 17:19 par François Giraud

Google a modifié sa politique de confidentialité en 2012. Une décision très mal vue par les autorités européennes qui se sont empressées de demander des comptes au géant du Web. Ces changements n’étant pas en adéquation avec la législation Européenne, Google a dû payer des amendes à différents pays, à commencer par la France, avec 150 000 euros d’amende. Cinq autres pays ont lancé une action à l’encontre de Google, à savoir, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Ils ont tous demandé à Google de se mettre en accord avec le respect des données privées dans leurs pays respectifs.

L’Espagne a condamné Google à 900 000 euros d’amende

José Luis Rodríguez Alvarez, président de l’AEPD avait condamné Google à payer la somme de 900 000 euros le 19 décembre dernier pour de graves violations de la vie privée. Cette décision par l’autorité espagnole chargée de la protection des données personnelles fait suite à une enquête menée depuis le mois d’octobre 2012  par la Communauté Européenne à l’encontre du géant du Web Google sur les questions de la vie privée. Le groupe avait modifié sa politique de confidentialité le 1er mars 2012 et devait fournir des détails sur ses nouvelles mesures à l’égard du respect de la vie privée des internautes à Bruxelles. Suite au manque de transparence concernant les données personnelles, l’AEPD, l’autorité Espagnole décidait depuis le mois de juin dernier de se pencher sur le problème.

Les autorités Italiennes demandent davantage de transparence

Les autorités Italiennes demandent au géant du Web d’indiquer clairement et de manière transparente aux internautes l’utilisation faite de leurs données personnelles. Elle demande à Google d’obtenir le consentement des internautes avant de commencer des enquêtes à des fins publicitaires. De plus, le groupe disposera d’un délai de deux mois pour traiter toute demande de suppression de données personnelles d’un internaute s’il en fait la demande. L’équivalent de la Cnil Française en Italie laisse un délai de 18 mois à Google pour se mettre en règle avec la législation du pays et pour modifier la manière dont les informations des internautes italiens sont traitées. Si Google ne répondait pas favorablement aux demandes des autorités Italiennes, il se verrait infligé d’une amende pouvant atteindre un million d’euros. Avec la sanction Française d’un montant de 150 000 euros et celle de l’Espagne d’un montant de 900 000 euros, Google pourrait débourser près de 2 millions d’euros s’il ne répondait pas aux obligations demandées par l’Italie. Une goutte d’eau pour un groupe qui a réalisé un chiffre d’affaires de près de 60 milliards de dollars en 2013.

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  • François Marc

    Avec des montants d’amendes si faibles en France, les grandes multinationales ne sont pas prêt de quitter le pays et de nous prendre pour des cons.