9 dirigeants de Virgin Mobile se partagent 9,7 millions d’euros de bonus

Les syndicats représentant les 135 salariés de l’opérateur Virgin Mobile, revendu à Numericable-SFR sont en conflit avec leur groupe. Neuf dirigeants de l’opérateur se partagent 9,6 millions d’euros de bonus, tandis que les salariés se voient rétribués une prime de 1 800 euros. Les salariés pointent une « absence morale en opposition aux valeurs diffusées par le groupe », dans une lettre ouverte adressée au fondateur du groupe Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux.

Cette lettre ouverte n’a pas été rédigée par les syndicats de l’entreprise mais par une majorité des 135 salariés, regroupés au sein d’un collectif, issu de diverses fonctions et niveaux hiérarchiques de l’entreprise. La lettre indique qu’une confiance était de rigueur entre les patrons et les salariés, mais cette dernière n’existe plus au sein de Virgin Mobile, depuis que l’audit annuel des comptes de la société a été rendu public.

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Un pactole partagé entre neuf personnes dont 7 dirigeants et 2 vendeurs

Un bonus de 9,7 millions d’euros a été accordé à neuf personnes, dont sept dirigeants du Comex et deux vendeurs du groupe. La lettre adressée au fondateur de Virgin Mobile préconise que l’ensemble du bonus soit reversé équitablement aux salariés du groupe. Les salariés ont perçu 1 800 euros de prime, versée en deux fois. On avait demandé 5 000 euros et ils nous ont ri au nez indique Jean-Michel Bihoues, délégué CFDT. La direction a indiqué que lors du rachat de SFR par Numerciable, les salariés ont perçu 2 000 euros et précise faire le maximum. Le comité d’entreprise a donc demandé un audit financier.

Le fondateur et ex-PDG du groupe,  Geoffroy Roux de Bézieux, actuel numéro deux du groupe,  précise n’avoir rien touché sur cette somme de 9,7 millions d’euros. L’identité des neuf personnes se partageant le pactole n’a pas été révélée. Une autre ligne comptable fait apparaître 3,3 millions d’euros dans la catégorie « autres rémunérations ». Cette dernière correspondrait à l’indemnité de rupture de contrat qui a été versée à l’ex- patron en 2014. Contacté par FranceTV info, Geoffroy Roux de Bézieux a indiqué n’avoir aucun commentaire à faire dans cette affaire et affirme n’avoir rien perçu.

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