Une kinésithérapeute ostéopathe retraitée de 75 ans, Nicole Walthert, réclame 20 millions d’euros à Nintendo pour avoir copié le brevet de la Wii Fit qu’elle aurait déposé en 1985

Nicole Walthert, une septuagénaire à la retraite de la région d’Orléans assigne Nintendo en justice pour contrefaçon de son brevet du plateau Wii Fit qu’elle avait déposé en 1985. Elle s’est lancée dans un combat contre Nintendo. Elle affirme être à l’origine de la Wii Fit, le plateau interactif permettant de faire su sport et réclame 20 millions d’euros au groupe japonais. Considérant que la firme Nintendo a effectué un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros en France avec les ventes de la Wii Fit et que les royalties sont d’environ 5%, Nicole Walthert réclame 20 millions d’euros à Nintendo. L’idée de créer un plateau pour faire du sport lui est venue suite à des pathologies rencontrées dans l’exercice de sa profession de kinésithérapeute.

L’origine de la Wii Fit

Nicole Walthert rencontre de plus en plus de patients dans les années 80 qui souffrent de maux de dos, elle décide de ne pas rester les bras croisés et fabrique deux plateaux superposés intégrant un système de ressorts, qu’elle appelle le « Bull Test ». Elle explique: «Nous tenons debout sur trois points d’appui au niveau des pieds. Avec cet appareil, on les retrouve et le corps est équilibré pour faire du sport dans la position idéale pour le dos». Elle va même remporter une médaille de bronze au prestigieux concours Lépine pour ce prototype. Elle va en vendre 2000 exemplaires à des confrères et des patients, mais souhaitait l’améliorer avec des capteurs pour mesurer l’indice de masse corporelle. Elle déposera un brevet appelé « Lift Gym » en 2006 après y avoir intégré des capteurs apparus sur le marché au cours des années 2000. Un ami l’informe en 2008 plus tard que son appareil passe à la télévision sous l’effigie Nintendo. Nicole Walthert va se procurer un appareil et le démonter, le décortiquer précise-t-elle, et va se rendre compte qu’il correspond à 100% à son brevet déposé quinze ans plus tôt. La kinésithérapeute était prête à vendre son brevet si la demande lui en avait été faite, mais elle décide de prendre un avocat, d’écrire à Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif et de se battre en justice. Elle a dépensé au total 50 000 euros en frais d’avocat, de mandataires, de demandes de dépôt de brevets. Elle compte se battre contre la firme japonaise et précise qu’elle paiera des impôts sur les sommes qu’elle pourrait percevoir si elle gagnait un procès.

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