La Commission européenne pourrait lancer une nouvelle attaque à l’encontre de Google et AdWords pour pratiques anticoncurrentielles. C’est la troisième enquête qui serait ouverte par Bruxelles à l’encontre du géant du Web.

Pratiques anticoncurrentielles et publicité : Google pourrait être à nouveau accusé par Bruxelles

La Commission européenne pourrait lancer une nouvelle offensive à l’encontre de Google pour ses pratiques anticoncurrentielles et notamment son positionnement face à la publicité. Le géant du Web serait à nouveau accusé de position dominante et c’est le service AdWords et la publicité en ligne qui est cette fois dans le collimateur de Bruxelles. C’est la troisième enquête qui serait ouverte à l’encontre de Google.

commission européenne

Une troisième enquête pourrait être ouverte au sujet du service AdWords

Margrethe Vestager, Commissaire européenne chargée de la concurrence pourrait déposer deux griefs à l’encontre de Google et l’accuser de position dominante avec son moteur de recherche qui favoriserait ses services au détriment de la concurrence, ainsi que la position dominante d’Android, son OS mobile. C’est le service de publicité qui serait dans le collimateur cette fois, permettant de dégager 90% de revenus annuels. Google aurait ainsi empoché pas moins de 75 milliards de dollars l’an dernier avec la publicité.

Google obligerait ses partenaires à utiliser son service AdWords permettant de publier des publicités, ce qui serait considéré comme une pratique anticoncurrentielle vis-à-vis d’autres agences publicitaires.  La Commission Européenne avait lancé en 2010 une enquête à l’encontre de Google pour abus de position dominante. À de nombreuses reprises, Bruxelles avait demandé à Google de proposer des solutions pour qu’un arrangement à l’amiable soit prononcé. De nombreuses plaintes avaient été déposées contre le géant du Web pour pratiques concurrentielles déloyales ou pour entrave à la concurrence.

Google était accusé de favoriser son module « Shopping », Bruxelles ouvrait une première enquête

Google Shopping, le comparateur de prix de Google est particulièrement visé par Bruxelles, car il favoriserait artificiellement ses produits, ce qui constituerait un abus de position dominante indique la Commissaire chargée de l’enquête, Margrethe Vestager. Elle a précisé ne pas vouloir interférer dans la détermination de l’algorithme de Google mais agir pour le bien des consommateurs et de l’innovation. Bruxelles a souhaité évaluer si, en concluant des accords anticoncurrentiels ou en commettant d’éventuels abus de position dominante, Google a illégalement entravé le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation pour appareils mobiles ainsi que des applications et des services de communication mobile de ses concurrents.

Une seconde enquête avait été ouverte par Bruxelles sur Android

Google attire les foudres de la Commission Européenne. Une seconde enquête a également été ouverte en ce qui concerne Android. Bruxelles souhaiterait savoir si Google respecte les règles européennes de concurrence avec son OS mobile. Dans un communiqué, la Commission Européenne a indiqué avoir ouvert une procédure formelle d’examen contre Google afin d’examiner en profondeur si le comportement de l’entreprise concernant son système d’exploitation pour appareils mobiles Android ainsi que les applications et les services pour smartphones et tablettes enfreint les règles de l’UE en matière de concurrence.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here