François Molins, procureur de la République de Paris dénonce les pratiques de chiffrement des données mises en place par Google & Apple, ce qui empêcherait l’avancement d’enquêtes.

Données privées : le procureur de la République de Paris accuse Google et Apple

Les deux géants du Web chiffrent les données des terminaux de leurs clients, freinant les enquêtes réalisées par les autorités. François Molins, procureur de la République de Paris rejoint ses confrères, dont plusieurs responsables européens et américains qui luttent contre le terrorisme et la criminalité et accuse Google et Apple de freiner les enquêtes en cours en chiffrant les données privées de leurs clients.

François Molins a rejoint des hauts responsables outre-Atlantique et outre-Manche tels que le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, le procureur de la Haute Cour espagnole Javier Zaragoza ou encore le commissaire de Londres, Adrian Leppard. Ils font part de leur inquiétude sur les dispositifs employés par les groupes Google et Apple pour protéger les données de leurs clients, empêchant les enquêtes judiciaires ou policières d’avancer correctement.

François Molins demande à Google et Apple de modifier leur politique de chiffrement des données. Dans le New York Times publié hier, on pouvait lire : » Au nom des victimes de crime autour du monde, nous demandons si ce chiffrement en vaut véritablement la peine ».  Une phrase signée par le préfet de police de Londres et des magistrats. Ils remettent en cause la politique de confidentialité des groupes Google et Apple qui ont mis en place un dispositif de chiffrement des données contenues dans les smartphones de leurs clients.

Ce procédé de chiffrement des données des téléphones portables empêche de lire les SMS, de voir les photos ou vidéos présentent au sein des smartphones, mais également les contacts ou d’autres données. Les deux groupes visés par François Molins limiteraient les avancées d’enquête réalisées par la justice. Depuis la sortie d’iOS 8, le chiffrement des données est automatique sur les terminaux d’Apple, ce qui n’est pas le cas pour les smartphones sous Android, sauf si l’utilisateur souhaite mettre en place cette fonction dans les réglages du terminal.

Notons que c’est la première fois qu’une personnalité française prend la parole sur le sujet. Les rédacteurs de la tribune publiée dans le New York Times indiquent qu’en France, les législations permettent aux enquêteurs de collecter des données contenues dans les smartphones, après avoir obtenu l’autorisation de la justice.

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