La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, se positionne contre la revente de jeux vidéo qu’elle associe à du piratage et soutient les DRM.

Fleur Pellerin assimile la revente de jeux vidéo à une forme de piratage !

Fleur Pellerin, ministre de la Culture est opposée à la vente de jeux vidéo d’occasion, qu’elle compare à une forme de piratage. Elle soutient également les DRM qui estiment qu’une copie d’un jeu n’est valable que pour un seul et même joueur. C’est la réponse formulée par le cabinet de la ministre de la Culture suite à une question posée par le député socialiste Alain Rodet fin 2013.

Le député avait écrit au ministère de la Culture pour dénoncer le développement et la généralisation des DRM sur les jeux vidéo, entre autres sur le dispositif d’activation d’un jeu qui oblige un joueur à avoir une connexion Internet et lier son jeu à un seul compte utilisateur. Une manière pour les DRM d’empêcher la revente de jeux d’occasion. Mais Fleur Pellerin associe ces jeux à du téléchargement illégal et défend l’implantation de DRM.

Fleur Pellerin

Fleur Pellerin est défavorable aux jeux d’occasion et se place aux côtés des éditeurs

Comme le rapporte NextInpact, la ministre de la Culture et de la Communication a répondu au député Alain Rodet au bout de deux ans, ce mardi 11 août et indique que d’après le gouvernement, le jeu vidéo d’occasion est préjudiciable à l’industrie, au même titre que le piratage. Dans sa réponse, le gouvernement indique que le développement du marché de l’occasion et du téléchargement illégal dans le secteur du jeu vidéo a poussé l’industrie à prendre des mesures garantissant une meilleure protection des droits de propriété intellectuelle. Le pluri-téléchargement des jeux en ligne est préjudiciable au développement de l’industrie.

La fin du jeu vidéo d’occasion pourrait avoir un impact négatif sur le marché du neuf

Un jeu acheté dans le commerce doit être enregistré sur une plateforme d’un éditeur pour éviter qu’il ne soit revendu. De même, un jeu téléchargé sur une plateforme de distribution est lié à un compte utilisateur, afin que le jeu ne puisse pas être téléchargé plusieurs fois suite à un premier achat. Ces déclarations publiées par le gouvernement ne sont pas en adéquation avec l’arrêt de la CJUE rendu en juillet 2012, qui indiquait que les droits de propriété étaient épuisés suite à la première vente, ce qui s’applique donc au marché d’occasion.

En d’autres termes, une fois que le jeu vidéo est vendu à une personne, le vendu n’a plus de droits sur les reventes qui suivront. Il est nécessaire de préciser que de nombreux joueurs revendent des jeux d’occasion avec pour objectif de pouvoir racheter des jeux neufs. Un secteur qui pourrait pâtir des décisions du gouvernement.

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