Le papa de Resident Evil, Shinji Mikami, nous propose son dernier rejeton horrifique : The Evil Within. Notre test complet sur Playstation 4.

The Evil Within, l’autre Resident Evil ?

Après avoir brillamment oeuvré sur la saga Resident Evil, et participé activement à la renaissance de la série avec un quatrième opus qui reste à l’heure actuelle l’un des meilleurs jeux de tous les temps pour de nombreux adeptes, Shinji Mikami nous propose la toute première création de son nouveau studio, Tango Gameworks, le bien nommé The Evil Within. A l’origine pensé pour Playstation 3 et Xbox 360, le jeu a par la suite été porté également sur Playstation 4 et Xbox One, et ambitionne tout simplement de renouer avec les racines mêmes du genre survival horror.

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Evil Within Logo

Après un Resident Evil 6 pour le moins décevant, les fans de survival horror ont éventuellement pu se rabattre sur Dead Space 3, ou encore un bon vieux Silent Hill, mais rien de bien transcendant malheureusement. The Evil Within se veut un subtil mélange de nombreuses séries horrifiques, et place le joueur dans la peau de l’inspecteur Sebastian Castellanos, qui va devoir enquêter sur de mystérieux massacres. Rapidement, ce dernier va voyager au coeur des ténèbres, et emmener avec lui le joueur dans un périple pour le moins gore et stressant.

The Evil Within

Une technique décevante ?

Au premier coup d’oeil, le constat n’est pas franchement glorieux pour les mirettes. En effet, la partie graphique semble franchement vieillotte, voire carrément dépassée par moments. Le frame rate bloqué à 30 images/seconde (parfois moins) est difficile à avaler, notamment après avoir gouté à Tomb Raider ou encore The Last of Us Remastered. Le jeu affiche également de larges bandes noires en haut et en bas de l’écran, un détail voulu par les développeurs, visant à accentuer le côté stressant de l’aventure (et sans doute soulager un peu le moteur graphique au passage). Les premières minutes de jeu sont ainsi très déroutantes, mais rapidement, le scénario et le rythme du jeu vont parvenir à prendre le pas sur cette technique « à l’ancienne ».

The Evil Within

En effet, au bout de quelques minutes, le joueur est littéralement aspiré dans l’ambiance de cet Evil Within, et les tares techniques passent au second plan, tout comme le gameplay, très old school et bien rigide par moments, avec quelques morts bien frustrantes. Attention toutefois, The Evil Within réserve parfois quelques bonnes surprises graphiques, avec des chapitres d’une beauté phénoménale, et d’autres qui manquent cruellement de finition. Mention spéciale toutefois aux effets d’éclairage et à cette impression constante de saleté qui se dégage du jeu. On regrettera toutefois un certain manque de finition, avec quelques bugs gênants, et même quelques plantages.

A l’instar d’un Resident Evil 4 (tiens donc !), la caméra est placée derrière l’épaule du personnage, un peu trop près d’ailleurs parfois. Survival horror oblige, les munitions sont très limitées, et il faudra souvent favoriser la furtivité à la barbarie, sous peine de se voir rapidement à court de balles. Côté inspiration, le titre puise allègrement dans Resident Evil, mais aussi dans Silent Hill, sans oublier quelques jolies références cinématographiques. L’ensemble oscille constamment entre zombies à exterminer (de manière on ne peut plus classe grâce aux allumettes) et torture psychologique.

The Evil Within

Durée de vie conséquente

Côté durée de vie, l’aventure de The Evil Within demandera une bonne quinzaine d’heures pour découvrir le fin mot de l’histoire. Le jeu réserve son lot de frayeurs et autres moments de bravoure, avec des combats de boss vraiment très réussis. Bien sûr, une fois bouclé, il est possible de se relancer dans le jeu en optant pour la difficulté supérieure, et tenter au passage de déverrouiller tous les coffres de la salle de sauvegarde. Notre héros peut également utiliser un gel vert à collecter dans le jeu pour améliorer ses aptitudes et les capacités de ses armes. En plus des ennemis, le jeu offre également quelques énigmes à résoudre, mais aussi quelques pièges bien tordus, à la sauce Saw. Le danger peut surgir de n’importe où, et la progression est stressante à souhait, même si le fait d’améliorer son personnage et ses armes fait baisser ce niveau de stress dans les dernières heures du jeu.

Franchement top :

+ L’ambiance générale, gore et sadique à souhait
+ La durée de vie, 15 heures pour le premier run
+ La possibilité d’upgrader ses capacités/armes
+ Des aires de jeu ouvertes, de nombreux secrets à découvrir
+ Des effets d’ombres/lumières très réussis

Un peu flop :

– Réalisation technique faiblarde par moments
– Des bugs (graphiques/collision) d’un autre temps
– La caméra trop proche du héros
– Quelques passages peu inspirés

Evil-Within-multi

The Evil Within est disponible sur Playstation 4, Xbox One, PS3, Xbox 360 et PC. Privilégiez cette dernière et les versions next-gen pour une expérience optimale.

Notre verdict

Sadique, gore et old-school, voilà comment définir en 3 mots The Evil Within. Le jeu de Shinji Mikami est une véritable ode au genre survival horror et l’aventure offre son lot de rebondissements et de frayeurs. La durée de vie est honorable (15 heures minimum pour le premier run) et la rejouabilité est au rendez-vous. Dommage toutefois que le jeu soit si inégal d’un point de vue graphique, mais qu’importe, The Evil Within est une expérience absolument époustouflante pour qui parviendra à passer outre ses quelques carences techniques.

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