Dans ce test de l’Olympus Pen E-PL1, nous vous proposons un tour du
propriétaire et une galerie d’images prises avec le Pen E-PL1, toutes
téléchargeables dans leur version originale et en pleine résolution pour
que chacun se fasse une idée.

 


Le Pen E-PL1 est tarifé de manière agressive par rapport à son grand frère le Pen E-P1 / P2. Il propose tout de même l’enregistrement vidéo 720p, la stabilisation d’image intégrée au boitier et un flash incorporé. Pour bénéficier d’un viseur d’oeil, il faudra monter le viseur électronique, mais le public venu de l’univers du compact a déjà pris l’habitude de ne viser que depuis l’écran. Il reste qu’en plein soleil son utilisation est difficile.


On apprécie le bouton d’accès direct pour lancer l’enregistrement vidéo. Les menus sont très accessibles aux débutants et on peut facilement opter pour un mode créatif comme l’effet « soft focus », que nous avons particulièrement apprécié.

Passons aux photos de ce micro 4:3 Olympus. Chaque photo peut être téléchargée en pleine résolution en cliquant sur sa version réduite ci-dessous :


Mode Auto, F/8, 1/500s à 200 ISO avec l’objectif Pancake 17mm. C’est avec ce petit objectif plat que l’on appréciera le plus le Pen E-PL1. Compact, cet objectif de 17mm (soit 34mm sur l’E-PL1) met en valeur le côté compact du format Micro 4:3. C’est d’ailleurs également le cas avec le Panasonic GF1 que l’on aime surtout avec son objectif pancake 20mm F/1,7. Et justement ouvert au maximum à F/2,8, la focale fixe Olympus manque un peu de luminosité par rapport au petit confrère.


F/10, 1/400s avec le même pancake 17mm F/2,8 à 200 ISO. Le Pen E-PL1 permet de naviguer de 200 à 3200 ISO et offre une meilleure latitude en sensibilité manuelle puisqu’alors on peut l’utiliser de 100 à 6400 ISO.


Cette photo prise à 100 ISO, F/13 pour 1/10s prouve l’efficacité du stabilisateur d’image intégré au boîtier (par translation du capteur qui compense les mouvements de l’appareil) puisqu’elle a été prise à main levée. De même, elle révèle un des attraits d’un grand capteur : la maîtrise de la profondeur de champ qui permet, en jouant sur l’ouverture, d’isoler un sujet sur un fond ainsi rendu flou. Le flou d’arrière-plan (ou la profondeur de champ devrions-nous dire) dépend directement de la surface du capteur. Enfin, cette image prouve qu’une photo a une odeur puisque tout le monde a senti l’odeur du chocolat chaud qui s’échappe de ce fondant au chocolat…


Autre atout d’un grand capteur dans un compact : sa sensibilité. On peut enfin faire des photos en intérieur sans flash… mais surprise, cette photo a été faite à 100 ISO. En effet, le Pancake 17mm ouvrant à F/2.8, cette ouverture assez généreuse a suffi à requérir une vitesse d’obturation de 1/5s ce qui, avec l’efficacité du système de stabilisation optique intégré, n’a posé aucun problème : on prend une grande bouffée d’oxygène, on bloque sa respiration et on déclenche doucement. La photo est parfaitement nette, même au 1/5s.


Sur cette photo prise avec le pancake 17mm à F/2,8 et à 100 ISO, la vitesse a descendu d’un cran pour atteindre le 1/3s et cette fois-ci, nous avons touché les limites du système : elle est floue. (on le voit bien en zoomant à 100% sur les sculptures des piliers).


Avec la mesure évaluative, la cellule et la dynamique du capteur n’ont pas pu faire de miracle sur cette scène ultra contrastée. (100 ISO, F/2,8 et 1/4s). Voici un cas dans lequel shooter en RAW, puisque le Pen E-PL1 le propose, aurait permis de récupérer une partie des détails des vitraux.


Et si c’était vraiment le vitrail qui nous intéressait, alors, un passage à la mesure « spot » en callant l’exposition sur le vitrail permet d’obtenir la bonne exposition. (photo à 100 ISO F3.2 et 1/100s).


Cette photo, prise au pancake 17mm, notre objectif de prédilection, à F/5 pour 1/250s et 100 ISO montre la capacité de l’Olympus Pen E-PL1 à restituer les moindres détails et ce, même en JPEG. Cliquez sur a photo pour en télécharger la version pleine résolution issue de l’appareil. En zoomant sur le bâtiment et les drapeaux, on retrouve de nombreux détails des pierres et même les coutures des étendards.


100 ISO avec le Pacake 17mm à F/5 pour 1/250s : dégradé de flou et restitution des grains de poussière sur la zone de netteté de l’image.


Encore prise à F/5 pour 1/250s à 100 ISO avec le pancake 17mm, cette photo révèle un peu d’aberrations chromatiques dans les coins notamment. EN zoomant à 100% sur l’image pleine résolution (que vous pouvez télécharger en cliquant sur cette image), on voit clairement le décalage des couches de couleur et des franges bleues apparaître sur les bords des petites fleurs blanches.


Cette photo prise à 320 ISO avec l’objectif 14-42mm, à 42mm (soit 84mm en équivalence 24×36) à F/5.6 pour 1/80s restitue bien l’ambiance de ce coucher de soleil. Mais elle est floue. Il faut dire que l’autofocus du Pen E-PL1 nous adonné du fil à retordre : s’il est rapide en général, dès qu’il manque un peu de lumière, il a tendance à vasouiller. Ensuite, quand l’appareil détermine de lui-même la zone sur laquelle il doit faire la mise au point, il s’est trompé la plupart du temps nous obligeant à le caller sur un point fixe pour ensuite recomposer l’image.


Affichage à 100% à diverses sensibilités.

En conlusion…
Commercialisé 599 euros avec son objectif 14-42mm, l’Olympus Pen E-PL1 offre, dans un format assez réduit la qualité d’image d’un reflex 4:3. Parlant d’encombrement, c’est en conjonction avec le petit objectif plat 17mm F/2.8 pancake que l’on apprécie le plus ce compact à capteur de reflex. Sa qualité d’image est convaincante et il peut être utilisé en JPEG ce qui permettra de profiter de certains effets embarqués qui nous ont plu comme le « Soft Focus ». La stabilisation d’image intégrée au boîtier est efficace et pratique puisque l’on peut alors en profiter avec n’importe quel objectif. Cerise sur le gâteau : son mode vidéo HD 720p qui permettra de bénéficier du grand capteur et des différentes optiques pour des vidéos de qualité. Nous pourrions juste lui reprocher l’absence de molette de réglage pour fixer des paramètres aussi basiques que l’ouverture ou la vitesse d’obturation et un autofocus qui, s’il est en général performant et vif, perd un peu les pédales en basse lumière.

Les atouts de l’Olympus Pen E-PL1
+ Excellente qualité d’image / conversion JPEG de qualité
+ Stabilisation
+ Grand capteur
+ Antipoussière

+ Flash intégré

+ Modes créatifs (particulièrement soft focus)
+ Vidéo HD
+ Facilité d’utilisation / accessible aux débutants (avec évolution possible sur les modes experts)

Les faiblesses de l’Olympus Pen E-PL1
– Exposition facilement piégée
– Absence de molette de réglage pour l’exposition, la sensibilité, la vitesse d’obturation….
– Mise au point difficile en faible luminosité
– Choix de la zone de MAP discutable

 

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